‹ Pasquino et MarforioChapitre 52 sur 103 · ROME A PAUL III · texte numérisé non relu

ROME A PAUL III

Sum Medico satis œgra, fui quoque praida Leonis, Nunc mea dilaceras viscera, Paule, lupus.

Non es Paule mihi nomen cui stulta putabam, Sed lupus es, quoniam subtrahis ore cibum.

Mon médecin [Médicis) me laissa bien malade, j'échappai à peine au Hon (Léon), et maintenant tu es un loup, ô Paul, qui me déchire les entrailles. Insensée que je fus de croire à ton divin nom, tu n'es qu'un loup, car tu m'arraches la nourriture de la bouche.

PASQUIN EN PERSEE

Il principe de' Scribi , e Farisei, Che tien lo scettro di san Pietro in. mano , Foi che incarato il vin, la carne, il grano, Tutt' hor ce afflige con piu crudi omei, Fer agradire i suoi parenti Hebrei.

Abassa ogni hor TEsquilieel' Vaticano; E tu sfacciato popolo romano Supporti i vitii suoi nefandi e rei !

Ah ! popolazzo vil per quai cagione, Non ti risenti a far' Talta vendetta.

Fer non dar più da dire aile persone?...

Uno su presto ad comenciar si metta,

E meni di traverse un gran bastone,

Contra di questa pidochiosa setta !

Che più si tarda ed aspetta?

Muovasi un di voi tosto col malanno,

E tutti Taltri poi lo seguiranno.

Eccc Perseo che vienne armata mano,

Allegrati, popolo di Ghristo,

Ch' in brève siadisfatto il volto triste,

Ch' in pietra vuol cangiar ogni Christiano.

Questa nuova Médusa è monstro strano,

Anzi il precursor proprio d'Antechristo,

Tosto in terra cader morto fu visto,

S' el poetico Spirito non èvano.

Giove non puo sofferir più longamente

L'opr' del papa nefande, abominose,

Pero mandar il filio se dispose,

Che tronch' il capo a questo impio serpente,

E noi liberi fae^ia e Roma diva.

Le prince des Scribes et des Pharisiens qui tient en main le sceptre de saint Pierre , après avoir chargé d'impôts le vin, la viande et le blé, cherche à peser sur nous plus durement encore pour plaire à ses parents hébreux. Il abaisse tous les jours l'Esquilin et le Vatican, et toi, peuple romain, qui n'es plus pourtant au maillot, tu supportes tous ses attentats et ses crimes! —

Ohl vile populace, tu n'as donc plus le cœur de le punir par une vengeance éclatante! Mais pourquoi parler davantage? Qu'un Romain donne le signal et marche avec le gros bâton contre cette ligue pouilleuse. Pourquoi attendre plus longtemps? Si uii seul se lève, tous le suivront. Voilà Persée qui arrive l'épée nue, réjouistoi, peuple du Christ, il confondra cette face blême qui veut changer tous les chrétiens en pierres. Notre nouvelle Méduse est un monstre étrange, véritable précurseur de l'Antéchrist, mais qui va tomber sous l'épée si l'inspiration du Saint Esprit ne m'abuse. Dieu ne peut souffrir plus longtemps les oeuvres abominables, odieuses du pape : il enverra' bientôt son fils pour écraser la tête de ce serpent et délivrer son peuple et la divine Rome.

PASQUIN EN PERSEE

Perseo che de Medea il capo cese, Cédera anchor il capo di Farnese.

Persée, qui abattit la tête de Méduse, tranchera celle de Farnèse.

O corne ben vieni Pasquin cangiato di forma,

O quanto a tempo Perseo fatto sei !

D'empie Méduse vedi Roma di Gorgone piena.

Gorgone ch' in sassi mutano Talme vive. Sasso la santa pace, sasso 'I concilio santo,

Sasso e rimpresa che si diveva fare.

Tutte le virtudi che in si velenoso paese

Vengono, se guardi, fannosi sasso duro.

Que tu es beau, Pasquin, mon cousin, sous ce costume, et comme tu es devenu Persée à propos ! Vois Rome pleine de Méduses impies et de Gorgones qui changent en pierres toutes les âmes. La paix sainte, pierre! le saint Cénacle, pierre! Tentreprise qu'on méditait, pierre! toute vertu qui touche ce sol empoisonné est changée en pierre aussitôt.

— I bo

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