CLÉMENT VIII
Cardinal Aldobrandini, de Florence, élu en i?c\2 MARFORIO, à Pasquin.
Ah! que Je suis content de te retrouver, cher ami ! On te disait déjà en pièces et noyé dans le Tibre (i).
PASQUIN
Ils m'avaient brouillé en effet avec l'inquisition. Te comparus devant les cardinaux. Juge comme ils me me condamnèrent! Sans un second Torquatus, la bou-
(i) En 1392, Pasquin fut en effet condamné par une commission de cardinaux à être brisé, en expiation de ses méfaits, et jeté dans le Tibre. Heureusement pour le seul organe de l'opposition romaine, avant d'exécuter la sentence, les neveux de Clément consultèrent le Tasse. « Laissez Pasquin sur son piédestal, répondit le poëte, car si vous le jetiez au fleuve, il naîtrait de sa poussière des milliers de grenouilles qui nous étourdiraient jour et nuit de leurs coassements. » « No, di grazia, Signore, « percioche dalle polveri nella ripa del fiume nasceranno infi- « nite rane che gracchieranno la notteeil di. » (Giovanni-Batista Manso, Vita di Torquato Tasso, p. 141.)
che de Rome était fermée par la main des barbares. Par bonheur; la raison désarma la haine, et la satire doit la vie à la poésie.
EVAiNGILE DE PASQUIN