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| à l'empereur un facile moyen de conciliation. Il ne
voulut pas l'accepter. Le chargé d'affaires de Suède à Paris adressa au due de Bassano, alors ministre des Alaires étrangères, une note relative à l'événement qui agitait alors toute la nation suédoise, et ne reçut qu'une réponse évasive. Charles-Jean prit alors la plus triste des résolutions. On dit qu'à ectte époque les anxiétés qu'il avait éprouvées, laffreuse incertitude dans laquelle il se voyait sans cesse rejeté, lui occasionnèrent une “rave maladie, Son âme avait à soutenir un rude et périlleux combat. Les affections les plus profondes, les souvenirs de la patrie, luttaient en elle contre les oblisations que lui imposait son titre de prince suédois : d'un côté, la France, sa terre natale; de l'autre, la Suède, sa seconde patrie. Dans ce pénible conflit de tant de sentiments de reconnaissance, de regrets du
Du ! , Q an |: Q , | passé, d'espoir de l'avenir, le passé succomba, et lorsque Charles-Jean sortit de cette douloureuse épreuve,
il abdiquait son titre de soldat du Béarn, il n'était plus
n que le prince royal de Suède.
I y a deux ans que, par une fraiche matinée de prin-
temps, j'arrivai à Abo, ancienne capitale de la Finlande,
D et nul des bons et honnêtes Finlandais qui m'accueil- … laient là avec l’affectueux empressement qu'ils aiment : à témoigner aux étrangers n'aurait pu comprendre : l'amère pensée qui m'obsédait en entrant dans cette à ville, C'est 1à, c'est dans une de ces rues solitaires, : silencicuses, au bord du golfe de Finlande, au milieu 1 des sombres forêts de sapins, des collines rocailleuses | de cette terre sauvage, que se sont décidées, on peut
le dire, les destinées de l'empire Français. C'est là que Charles-Jean eut un entretien de plusieurs Jours ave Alexandre, et conelut avec lui un traité d'alliance, L'Angleterre, cette implacable ennemie de Napoléon, connaissant le caractère 1rrésolu de l'empereur de Russie, le caractère ferme et décidé, les vues politiques de Bar nadotte, avait elle-même préparé, demandé cette con.
férence, et elle en obtint tout le résultat qu’elle pouvait KR
en attendre. Charles-fean étonna le tsar par les idées d résistance qu'il lui exposa, par les plans de stratéui offensive qu'il lui fit concevoir, Déjà il Favait ament signer rapidement un traité de paix avec Angle
terre et la Turquie, et cette mesure doublait les force À de la Russie. Dès ce moment la campagne d'Al: | magne fut résolue, et Bernadotte en caleulait tous le
succes,
Nous ne voulons point exagérer l'importance
Charles-Jean; cependant, l'histoire de 1819 et 1815
la main, il nous parait bien démontré que sans lui ee années de désastres auraient pu avoir une tout autre issue, La Nuède ne prit, 1lest vrai, aucune part active à la guerre de 1812; mais si elle avait été encore notre alliée à cette époque de calamité; si, pendant que nos troupes pénétraient au cœur de la Russie, les Suédor avaient envahi la Finlande: si, lorsque nous entrion: aux lueurs de l'incendie dans la seconde capitale tsar, les Suédois avaient, de leur côté, menacé Péters bourg: que serait-il arrivé de cet empire attaqué ains
à droite et à gauche, placé entre deux armées puis santes? En second hieu, si dans ce moment de er“
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