‹ Passé et présent [microforme]Chapitre 21 sur 97 · Geografia Rossiiskoë imperii, 1. M, p · texte numérisé non relu

Geografia Rossiiskoë imperii, 1. M, p

crochets.

charrie les la frele Parfois Le brune noi En ces adresse, p roisme, le:

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EN FINLANDE 1 crochets. Parfois, un coup de vent subit, irrésistible, harrie Les glaçons flottants et emporte loin de son but h frele embareation qui essavait de Les traverser, Parfois Le ctel et Peau, tout est soudain voilé par une heure noire, où nul ravon de lumière ne pénètre,

En ces heures de erise ils <e signalent par leur adresse, par leur courage, quelquefois par leur hé. rise, les marins de eet humble archipel, où il n'y à point de journal pour glorilier les belles actions, point de comité philanthropique pour récompenser la vertu,

On mia conté comme une chose toute simple le dévouement d'un jeune homme d'Aand. Dans un nauage que nulle prudence humaine ne pouvait éviter, il se eramponne, avec deux officiers, à une planche flottante, trop petite et trop faible pour les soutenir tous [rois :

« Chère femme, chers enfants! S'écrient les officiers dans leur angoisse.

— Ah! dit le batelier, moi, je n'ai ni femme ni enfants, Adieu. Puisse ma mort vous sauver! »

Et il se jette au fond de Peau,

L'arehipel d'Aland est Favant-poste de la Russie du

} coté de Ta Baltique, la sentinelle de la Finlande, une

importante possession de l'empire des Isars, une cu-

Leuse contrée,

Les philologues, les antiquaires ont cherché à

| découvrir lorigine de cette population, qui resta si | longtemps plongée dans la barbarie, et il s'est élevé

entre eux des controverses qui ne sont pas {intes. Les ins ont représenté les Finlandais comme alliés de très

près aux Namoïèdes; d'autres, avant trouvé quelqu rapport entre leur langue et la langue hébraïque. on prétendu qu'ils deseendaient d'une des tribus d'Arrl qui furent emmencées captives en Assyrte,

Ce qui me semble bien démontré. c'est qu'ils son venus des contrées asiatiques, ainsi que les Hongrois, dont la langue à une analogie frappante avec a leur, Les Russes les appellent non pas Finlaidais, mis Tschudi (altération de KSeythi). Klaproth les fait des cendre de POural, mais sans indiquer à quelle race ik appartiennent.

Ce qui parait également démontré, est qu'ils ont précédé dans Le Nord la migration des compagnon d'Odin, C'est l'opinion émise par Leibniz, soutenue on Sehlæzer, Lagerbring, Suhim, Rühs, et, en dernier lieu, exprimée par Geiier.

D'après les vagues traditions rassemblées avec pen sur ce sujet, d’après les études comparatives de langues et de mœurs, ilest très probable qu'autrefois La partie méridionale de la Suède étail occupée par les Lapons Ce sent 1 probablement les dvergar, les nains don parlent les Sagas. Les Finlandais arrivèrent ensuite chassèrent vers le Nord ces tribus nomades. Les Fin. landais avaient déjà quelques notions d'industrie « d'agriculture, Ts savaient défricher le sol, et ils étaient remarquables par leur force physique. Ce sont eux peut: être que Îles anciennes traditions appellent Jottar géants. Plus tard, les 4zes pénétrèrent aussi dans li Scandinavie, Une lutte s'engages entre eux et les habrlants du pays. N'est-ce pas Jà cette lutte des géants el

des Azes domaine louie?

Gener, Nord, ad elles ont d'établir.

L'histo par Je iv li naissa à peine cette po ment de € iunorante de la retr quelques de chasse Suede, res SAVANEA à districts cut dan parcouru préchant le, Un es SCT HO) de la Finl nl \bo: on celles {ir \pres |

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EX FINLANDE 71 des Azes dont parlent si souvent les Nagas, et qui du domaine de l'histoire à passé dans celui de la mytholoue?

Gener, dans son savint Tableau des annales du Nord, admet ces {rois migrations, Quand et comment les ont eu lieu, est ce qu'il est à peu près impossible d'établir,

L'histoire de Suède remonte, par le chant des Sealdes, pur le livre de Sturle Sturleson, plus de cent ans avant li naissance de Jésus-Christ: Fhistoire de Finiañae est à peine indiquée avant le milieu du douzième siècle, A celle époque, toute cette contrée était paienne, Nul élement de civilisation n'avait pénétré au sein de cette race iunorante, Nulle maison ne ralliuit les hommes amis de la retraite et de létude, Le peuple eultivait çà et là quelques champs peu productifs, et, du reste, vivant de chasse et de pêche, où de piraterie, Saint Éric, roi de Suède, résolut de Le convertir, Hpertit vers Fannée 1156, Savança à Fest de La Finlande, subjugua plusieurs districts et + laissa une colotie, Un prélat Faccompa-

nuit dans cette expédition, Févêque Henri d'Upsal. H

parcourut Je pays comme un simple missionnaire, préchant et baptisants puis il mourut victime de son ile, Un farouche paien Le tua pour ne plus entendre es sermons, Plus tard 1 fut eanonisé et devint le patron de la Finlande, On lui consacra une magnifique église 4 bo: on enferma ses reliques dans une chàsse d'argent celles firent plusieurs miracles,

\pres Pévèque Henri, d'autres missionnaires suédois utrerent encore en Finlande, mais ils ne faisaient que

peu de progres dans Fesprit du peuple, D'une part, ls pratiques du paganisme étaient trop enracmées dan la vie deces races grossières pour qu'il fût possible (

les anéantir du premier coup: de Fautre, les prétres

suédois, ne connaissant pas kr lingue du pays, étiei Â

obligés d'avetr recours à des interprètes, Leurs scrmon devenaient par là fortlongs, peu attravantss et quelque. fois ils étaient dénaturés par Pinterprète indolent malhabile. Apres de longues années d'efforts el persévérance Hs obtinrent enfin un résultat Les Fin lindais ne pouvaient renoncer à adorer les dieux leurs ancètres: mius, comme ils entendaient vanter souvent la vertu des sains el des apôtres, Hs leur firen une place dans leur mvthologie, Hs eélébrérent dans leurs chants, ils imvoquérent dans leurs prières le idoles de leurs aieux et les images des missionnaires les esprits des eaux, des bois, et les anges, Les Hérs finlandais et les vierges chrétiennes, On demandait jour à un Finlandais quelles étuent les deux pli erandes divinités, FPrépondit

«Cest le dieu Woinoæmosmen et la vierge Marie,

our achever cette diffieile conversion 16 fatal joindre Fépée à la parole.

Vers Le milieu du treizième siecle, Birger dartagrandi les conguéètes d'Eric Le Saintet donna Ki Finlande à so hits, en 1295, Torkell Knudtsson

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li contrée el 1 lorteresse, L'évêèque Pier

de Westeras accompagnant dan expédition.

emplova pour propager le Christomeme des move

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à ses exhortations, Les Finlandais, qui refusaient encore de eroire à la puissance du vrai Dieu, ne pouvaient hier la puissance d'une pique aiguë portée par une main robuste. Ainsi, tantôt par force, tantôt par une nelle convietion, tout Le peuple <e fit baptiser, et la conquête religieuse Sanetionna li conquète politique, Le pape donna à li Suède Le pays qu'elle venait de conetre au christianisme, Les prêtres bätirent des églises, ls rois des forteresses, Ter on it S'élever un cloitre,

ea le palais d'un gouverneur. Les rois de Suède

cop haie nt Finportnee du domaine qu'ils venaient

\ leur : royaume, Apres Pavoir subjugué par

“4h cherchérent à se Fattacher par de sages

> institutions.

Cependant Les Russes ne pouvaient voir d'un ol indifférent cette invasion d'une armée étrangère dans un pays voisin du leur. Plusieurs fois ils <e jetérent au

sein de la colonie suédoise, piflant, brûlant, massacrani Lloutee qu'ils rencontrent, etles malheureuses familles buposées à ces féroces trruplions étaient contraintes

de chercher, comme les animaux, un refuge dans les

lorots, La dernière expédition de Torkell Knudtsson avait

sirtout pour but de protéger les Finlandais contre ces redoutables cohortes qui devenaient sans cesse plus

Lonmbreuses et, par à, plus hardies, Les papes prétient

leur APPUI Aux armées suédoises, ES promettent des

hdulgences à ceux qui Soubiendraient cette croisade

. Is publient des balles contre les Russes:

dits les Russes se souciatent peu de tous les brefs

romains et de toutes les excommumications. [Is conf. À

nuaient à envahir la Finlande et à la ravager. Parti ils surprenaient à Fimpiaviste les paysans disperss dans les champs sans défense, et alors tout était dévast, Mais parfois les Finlandais, avertis du danger, se ri semblaient en bon ordre et attendaient Fennemi. I combattaient avec des frondes ou avec des pieux aigu Ils portaient des armures faites de peaux d'élan et da casques ornés de griffes d'animaux. Les uns, con les Gauchos de notre temps, se servaient habilemer du lasso. D'autres étaient escortés par de gros chiens qu S'élançaient à travers les escadrons russes et les mettaicr en désordre.

Pendant six siècles la Russie guerroya dans cut province sans pouvoir la conquérir. La folie de Gux tave IV a fait perdre à la Suède cette noble province. Av un royaume de 5 millions d'habitants et un budget à 90 millions de francs, il déclarait à la fois la guerre: l'Angleterre, à la Prusse et à Napoléon. La Russie avi là une trop belle occasion de réaliser un de ses van les plus chers pour la laisser échapper, Par union à la Finlande avec la Suède, elle était séparée de la mu Baltique, bloquée, pour ainsi dire, au fond d'un golt étroit et profond. La forteresse de Sweaborg pouvai arrêter chacun de ses navires. Les garnisons de Tavast hus, Wasa, Uleoborg, établissaient un cordon milita entre l'empire des tsars et le nord-est de lEurop Stockholm dominait Pétersbourg.

En 1S0S les troupes russes pénétrérent en Finlani de plusieurs cotés, et, malgré la bravoure des officiers

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«uédois, qui, tout en condamnant les rêves insensés de leur roi, défendaient le poste qui leur était confié, la Finlande fut envahie. Ce fut un jour cruel, un jour de douloureuse mémoire, que celui où l'on apprit en Suède que la forteresse de Sweaborg, ce boulevard du golfe de Finlande, avait eapitulé. Ses approvisionnements, ses munitions venaient d'être renouvelés ; sa garnison Célevait à 6000 hommes: son commandant, l'amiral Cronstedt, avait, en plusieurs occasions, donné des preuves irrécusables de sa bravoure ; enfin l'armée des asiégeants ne s'élevait pas à plus de 2000 hommes. Comment, dans cette situation, la redoutable citadelle

Lat-elle pu se rendre dès le commencement de la lutte? b Cest unie question mystérieuse dont on ne sait pas

encore Le dernier mot. L'anural Cronstedt est mort sans - l'avoir dit, et les fonctionnaires russes qui négocièrent Leutte capitulation ne le diront vraisemblablement pas. à Personne n'a aceusé Cronstedt de s'être laissé éblouir

par des promesses d'argent, mais probablement il fut

Lirompé dans ses desseins et égaré dans ses résolutions

par les Tâches conseils d'un de ses officiers en qui il

ait une grande confiance, et dont où ne prononce le

Enon en Suède qu'avec le sentiment d'horreur qui doit Ei jamais peser sur la tête des traitres.

la fatale delcetion de Cronstedt, la perte de Sweaborg, ie découragèrent point les troupes suédoises et finlantises, Elles continuérent à défendre pied à pied le krrain, à repousser intrépidement les efforts de leurs tnemis, C'était pour elles une guerre nationale, une serre sainte, Le patriotisme exaltut leur courage, ln

haine de Russie augmentut leur foree, F4 ent, d'un peu] cette guerre des seènes dun dévouement admirable, stat simples paysans, quijusqu'alors n'avaient connu quel nat occupations de fa vie champêtre, devenaient, en pren te ne le fusil, des héros. Des femmes se barricadaient dans après une leurs demeures, armaent leurs valet, leurs servante pile, le et se défendaient, comme Les Espagnoles de Saragos, hrage-du

à 1 ; avec le fer et le feu. Dans espace dune année, quel ve

, . . Q : s« e : | ques régiments soutinrent jusqu'à quarante combi Les Ru:

La brigade de Kavolax, qui se composait de 5790 lon RE ns ça er

mes au moment où les hostilités commencorent. après el « avait plus, Fannée suivantes que 200, et ees 91 ris Qu vaillants soldats ne voulaient pas déposer Les armes sde nilest Tant de courage était inutile, La Suède ne pouvit bnna à

renforcer les troupes que la guerre, les fatigues, Les fAand.

gueurs du elimat décunatent ehaque jour, La Folie Cote co ravagée, Ineendiée, ne se soutenait que par les dernier conservent efforts dune héroïque résolution, Cependant, des re Mesandre,

de la Néva, des champs de la Crimée et de Fri assurait à « |

arrivaient sans eesse de nouveaux bataillons russes (1 È liberté de « se répandaent de tous eotés. Au mois de nrars IN! D droit de pr une révolution dynastique éelata en Suède. Le desco: Le pétition dant de Gustave Wasa est invité à quitter le trône Finlande k s'éloigner du rovaume, Famdis que Le pays est en pi vileterim

à l'agitation produite par éel événement, Farméc ris 1h plupai

arrive à Grisselhanmn, à 50 lieues de Moekholm. Co iso. était fait peut-être de Pindépendanee de la Snède, s Du 59° « Russie Favait voulu. Mais iv a parfois dans Les malle el du ce : jé Inrç - 1. Antechninqgar wfver faellingen emot Ryssland, af CIN palmiers n] \ va

cs p. Pen. qui sionifie

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malheur

EN FINLANDE NO d'un peuple poussé à la derniére extrémité une attitude colennelle et terrible qui effrave le cœur de ses ennemis, La nation qui à le sentiment de ses droits et de sa liberté ressemble à ce héros des chants islandais, qui, apres Une lutte accablante, se relève toutà coup le front pale, le corps ensanglanté, combat de nouveau avec 1 rage du désespoir et met en fuite ceux qui le croyaient VAIO.

Les Pusses se retirèrent, laissant la Suède se débattre dans sa erise monarchique. Ts revinrent quelques mois après et dietèrent leurs conditions. Cette fois la vaillnte Suède ne pouvait plus résister, Par le traité de Frederikshamn, signé le 17 septembre 1809, elle abandonna à son inflexible rivale La Finlande et les iles f'Aland.

Cette conquête faite par les armes, les Russes la conservent par la douceur, Le premier acte signé par Alexandre, en prenant le titre de grand-due de Finlande, assurait à ses nouveaux sujets la liberté individuelle, la liberté de conscience et de religion, linviolabilité du droit de propriété, et accordait à chaque citoyen le droit de pétition. Les successeurs d'Alexandre ont eu pour la Finlande les mêmes ménagements, Elle a gardé le code evil et criminel qui lui fut donné en 1754 par Frédérie F",

et la plupart de ses fonctionnaires sont d'origine finlan-

E duise.

Du 59° degré de latitude ce duché “étend Jusqu'au

delà du cercle polaire, Ce n'est certes pas le pays des

palmiers ni des orangers, et son nom primitif, Suomi, qui signifie marécage, w'annonee pas une riche végéta-

tion. Mais il y a là de vastes forêts de sapins, ces bon: arbres qui, par leur perpétuelle verdure et leur aron, apaisent, dit-on, les souffrances morales; 11% a là des forêts de bouleaux, aussi utiles aux peuples du Nord (qu le bambou aux nations de Finde., [y a là des cascade superbes, des lacs, miroirs du ciel, étoiles de la terre, et des villes, où les maisons les plus élégantes s'élèvent au milieu des sites les plus agrestes : Uleaborg, ave ses îles et ses collines ; Torneo, près d'Avasaxa, où 2% juin, on va voir le soleil de minuit; Abo, sur le rives de lAura: Helsingfors, sur une vaste presqu'ile. La mer, de plusieurs côtés, lui fait une ceinture d'or« d'argent, émallée de bois et de rives de granit, lei ki côte sablonneuse s'abaisse jusqu'au niveau des flot, qui y jettent leurs dentelles d'écume, Là elle hérissée d'un rempart de roches pyramidales: plus loin, couronnée d’une forêt de sapins. Dans Pintérieur de h ville, sur lesplanade, sur le quai, le mouvement monde, le bruissement du commerce, la musique de salons, et, à quelques centaines de pas, la solitud sauvage; plus loin, les verts jardins de Træskhaendi, les coteaux de Mailand, les horizons de Laemsoholm, dont on n'oubliera jamais la douce et mélancolique beaute.

Ce qu'il y a de charmant encore à observer dans celte contrée, c'est le caractère honnête, cordial, hospitalier. que l’on retrouve dans toutes les classes de la societe: dans les salons du riche gentilhomme, dans le peærte enfumé du paysan. Que de fois, en descendant sur l rives du Muonio ou du Torneo, n'avons-nous pas adm

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EN FINLANDE 85 cette simple et touchante hospitalité. Souvent alors les habitants de la ferme isolée dont nous franchissions le seuil travaillaient aux champs. Mais la porte était ouverte, et il v avait du lait sur la table et du bois dans le lover, afin que les voyageurs qui passaient par là, en l'absence des maitres de la maison, trouvassent ce dont ils pouvaient avoir besoin, du feu pour sécher leurs vetements, des provisions pour apaiser leur faim.

D'âge en âge les Finlandais ont conservé ces généreuses coutumes. D’âge en àge ils gardent, dans leur christianisme, le souvenir des runor, des chants populires, des traditions cosmogoniques de leurs aïeux,

Le caractère essentiel de cette cosmogonie, c'est la personnilication des forces de Ta nature, le principe de fécondité caché sous une figure symbolique, comme dans la mythologie indienne l'idée du chaos représentée par un mythe.

Un oiseau dépose un œuf sur les genoux de Woeinæmœnen, qui le met sur sa poitrine pour le couver, puis le laisse tomber dans l'eau, L'œuf se brise, De la partie inférieure de Ja coquille est formée la terre; de la partie

supérieure, le ciel: du blanc liquide, la lune; du jaune,

le soleil, et les petits morceaux brisés de la coquille

sont changés en étoiles, Le monde est sorti d'un œuf, Les métaux sont sortis

| de la poitrine de trois jeunes filles. L'une tire de son B sein un lait rouge : c'est l'or; la seconde, un lait blane : b cest l'argent: la troisième, un lait noir : c'est le fer.

Le dieu puissant, le dieu aimé, c’est Wœinœmoæinen.

Lomme Prométhée, il a apporté sur la terre le feu du

ciel; comme Orphée, il a révélé aux hommes le pouvoi de la musique, Un jour, en cheminant au bord de |

mer, il aperçoit un bouleau qui courbait la tête «

gémissant.

€ Pourquoi pleures-tu? lui demande le dieu comu. lissant.

— Je pleure de me voir seul, sans soutien, album: donné. Des mains cruelles ont lacéré mon écorec: vent d'orage m'a enlevé mes feuilles, Les jeunes fille ne viennent plus s'asseoir sous mes rameaux. Je n'entend. plus aucun chant: je n'entends plus la voix des hommes,

— Console-toi, dit le dieu: je veux changer ta do:

leur en Joie, Je veux te fure résonner harmonieus:

ment, »

Avec les branches du solituire bouleau, avec ls cheveux blonds d'une jeune fille, il façconna la kantelete, la harpe finlandaise.

Puis il la présenta aux vieillards, L'un après autre, tous essayent vainement de la faire vibrer: et les jeunes uens, aux bras robustes, font inutilement aussi la mêmi tentative.

Alors, dit le Aalewala. le sage Woœinœmoæinen, avi purilié ses mains, S'assied sur un roc au bord de l'on argentée, pose la harpe sur ses genoux, la tient sous ses doigts et s'écrie : « Que celui qui ne connait js encore la douceur du chant, le charme de la mélodie, vienne ici et écoute », EL il joue sans effort, et il chante, et tous les oiseaux des airs s'approchent pour l'entendre. Atho, le roi des vagues, le vieillard à la barbe verte.

S'avance sur son siège de nacre, La belle reine des ea

pu it à ess il rive il li brosse ( au-dessus lot, ccout

[Huy a lame qui nouvelle, | ant marie ll ccouta einem SOUS Si pa lorte poitr penétrent & contures d de vadmel dans Les flo

Wine d'harmonie

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homme, b ct lui dem D Sannisait a

Hélas!

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‘ ° L )OUVO poignait avec un peigne d'or ses longs cheveux et les

L de |: uvait avec une brosse d'argent, Lorsque Le chant

ete e rive SON oreille, Le peigne d'or Lombe de ses doigts,

h brosse d'argent S'échappe de ses mains, Elle Sélinee

CO de u-dessus des flots et, la poitrine appuvée contre un rue, coute, ravie, les merveilleux accords.

aban. [ny a pas un homme au cœur enduret, pas une

COTE line qui m'éprouve en ce moment une émotion toute

s filles A nouvelle, Les jeunes et Tes vieux pleurent, el ceux qui entends D ont mariés et ceux qui ne le sont pas, tous pleurent mes, D cu écoutant les mélodies de la harpe finlindaise, ta dou. \awinemeinen pleure aussi Les larmes S'amassent mieuse D sous sa paupière, roulent sur ses larges joues, sur sa

lle poitrine, sur ses genoux et ses pieds; elles vec des pénctrent à travers ses cinq camisoles de laine, ses six nlelele, cntures d'or, ses sept robes bleues, ses huit vêtements

de vadmel: elles roulent sur le plage, elles tombent L'autre, M dans les flots limpides, où elles se changent en perles. jeunes À \Wincemomen est le principe d'ordre, de justice, à imèni Fharmonie, Le mauvais prineipe est représenté par les

séants, par Kalewa, père de douze fils prodigieusement 1, ayant M bris et de plusieurs jeunes filles, qui ont formé les : l'onde BB montagnes en jetant de côté et d'autre les rocs qu'elles ous ses D portaient dans leurs tabliers, Une de ces filles, qui ait pus D sctuit égarée dans la campagne, rencontra un paysan iélodie, | qui libourait la terre, Elle prit sur le bout du doigt chante, 6 Donne, les chevaux, la charrue, les montra à sa mère tendre. A ct lui demanda ce que c'étuit que ce pelit avorton qui verte, D anuisait ainsi avec son attelage.

es ets Hélas! Lui répondit lrmère, ee sont ees êtres-là

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