‹ Passé et présent [microforme]Chapitre 32 sur 97 · Complété · texte numérisé non relu

Complété

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EN ALSACE 151 cette universalité par les prix qu'elle décerna en 1784 3 Rivarol et à Schwab!.

Après l’alliance conclue par le traité de Westphalie, peu à peu, sans pression aucune, sans aucun acte d’auborité arbitraire, par un naturel effet d'attraction, la langue française pénétra au sein de la population alsacenne, à la ville et au village, dans la vie publique et dans la vie privée. Si elle ne remplaça point partout l'ancien dialecte du paysan, elle eut partout ses adhérents. Partout elle fut enseignée, écoutée, comprise, et de cette langue aimée les Alsaciens ont fait un bon usage, Is ont dans leurs journaux, leurs revues, leurs discours, souvent proclamé, en un très correct français, leur affection pour la France. Ils ont acquis par leurs livres une très belle place dans la littérature française.

En français, M. de Golbéry à publié ses Antiquités du Haut-Rhin; M. Frédéric Piton, sa magnifique description de Strasbourg; M. Bacquol, son Dictionaire topographique de l'Alsace ancienne et moderne? ; M. Willm, son Histoire de la philosophie allemande : N. IE. Schnitzler, plusieurs ouvrages sur la Russie,

M, le vicomte de Bussières, le loyal, le laborieux, le savant écrivain, a, dans l’espace de quelques années, publié en français son Histoire de la guerre des paysans, son Histoire des anabaptistes et sa Vie de saint Vincent de Paul: M. Coulmann, ses Réminis-

L. Voir le savant livre de M, de Leseure, Rivarol et la Société Trangaise, ct la dissertation de M. Schwab avec l'introduetion de M, Robelot (Paris, 1803).

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