Voyage dans l'empire Chinois, avec cartes et gravures
Le député qui, naguère, du haut de la tribune, à traité d’un ton si dédaigneux nos humbles mission. paires, ne perdrait pas son temps s'il étudiait leur vie et lisait leurs œuvres.
En parlant des livres sur la Chine, je ne puis oublier celui de Mme de Bourboulon et celui de M. de Roche. chouart.
En 1859 M. de Bourboulon, secrétaire de la léga. tion de France à Washington, ayant été nommé mi. nistre de France en Chine, sa jeune et belle femme le suivit dans le lointain empire. Elle est restée là plus de dix ans, jusqu'après la guerre, et elle est la pre mière Européenne qui soit entrée à Pékin". Elle a fait de cette immense cité, de son mouvement, de ses mœurs, une très vivante et très pittoresque description. De Pékin elle est rentrée en France par le désert de Gobi, par la Sibérie orientale et septentrionale, Tout e que l’aimable voyageuse a vu dans ce long chemin, les curieuses physionomies, les curieux paysages, tout à été par elle finement noté et gracieusement dépeint”.
M. le comte de Rochechouart a été aussi pendant de longues années ministre plénipotentiaire de France en Chine. Il a résidé à Canton, à Pékin, et le Céleste-Empire ne l’a pas séduit. Non. Il s'élève contre les bril. lantes descriptions qui en ont été faites et raconte rigoreusement ses observations. En voici quelques-unes :
« Ici, dit-il, on doit payer sur chaque pont qu'on traverse, dans chaque ville où l’on passe, sur chaque