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Sous le règne de Charles-ean XIV, au temps où la Suëde n'avait ni chemins de fer ni grandes hôtelleries, et, malgré ces lacunes, étuit très attravante et très pros spère, un malin, au mois de mai, nous montions en voiture, avec M, le comte de Gvidenstolpe, que le roi avait eu la bonté de désigner pour nous accompagner dans plusieurs provinees de son royaume,
Au moment de mon départ, M. de Woyna, ministre d'Autriche, M. le comte de Platen et plusieurs autres anis s'étaient réunis pour me dire adieu : ils venaient m'apporter une parole d'affection et un encouragement du cœur à Fheure où je devais quitter Stockholm, cette ville charmante dont on ne peut sans peine s'éloiner, Quand on part pour un long et aventureux voyage, il est doux de recueillir ces derniers témoignages d'attachement, C'est une sanction solennelle des engagements du passé et une promesse pour Pavenir, Mais si le passé est plein de charmes, Pavenir est couvert d'un voile impénétrable, et qui Suit st Pon reverra jamais ceux dont on serre là main avec tant de cordialité, ceux
dont on écoute avec tant de reconnaissance les souhaits
affectueux. La vie du voyageur est l'image la plus sensible de la vie de l'homme. On quitte la tente que l'on avait élevée dans un lieu de prédilection ; quand v reviendra-t-on? On dit adieu pour quelques jours à des âmes chéries, et cet adieu est peut-être éternel, on s’en va avec une impatiente ardeur vers un but éloigné, et ce but, objet de si vifs désirs, on ne pourra peut-être jamais l'atteindre, Dieu est là qui sait déjà la mesure de nos efforts et en marque la limite. La consolation de l'homme dans un tel doute, c’est d’oser noblement et de persévérer selon ses forces dans la pensée qu'il à conçue et qu'il veut mettre à exécution.
En sortant de Stockholm, nous passions devant le palais de l'Académie, et notre dernier adieu s'adressait à la demeure de M. Berzelius, à ce savant dont le langage élevé et l'accueil affable émeuvent à la fois l'esprit et le cœur, et laissent une trace ineffaçable dans la mémoire de ceux qui l'ont connu.
À peine étions-nous sortis de cette grande et belle rue de la Peine qui conduit à la porte du Nord, que uos regards étaient attristés par l'aspect d'une nature froide et endolorie. Ge n'était plus Fimposant hiver avee ses manteaux de neige élincelant aux rayons du soleil, ses lacs couverts d'une glace azurée, ses forêts
de sapins pareils à des pyramides de cristal, et ce n'était pas encore le printemps, Padorable printemps qui dans le Nord ravive, égave en quelques jours les champs, les eaux, les bois, et dont les poètes scandinaves célèbrent chaque année la bienvenue en strophes enthousiastes, De tout côté nous n'apereevons qu'une
Lerr de | uore avid les n Ce sur | COM trées de larges l'autre fices, on Jet de fle celte | tion t d'écur est fer!
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