Ur
I lui d 2 Th
par les (y.
linaves don ustiers don ne se Con.
ils les man.
(aient peu à | SUCCESSIvE. \, avec leurs ils allaient euplade que S Age à mar onnée, Les Quand l'un lana, l'ami nse fleuve Madeira, il de flèches, ellana, qui té. De là,
venus les es Suédois, my, et les cipale des présent le r dans ces
1$ CE mer:
dans les
AVENTURES D'UX NATURALISTE 205 frandes Antilles, Saint-Domingue, qui fut si riche et si prospère, qui est devenue la proie des nègres; dans ke Petites : Ta Trinité, Tabago, Grenade, Saint-Vin- «nt, Sainte-Lucie, la Dominique, Montserrat, Saint- Christophe, Antigoa.
Tous ces riants domaines nous ont été suecessivement enlevés par les Anglais. Dans le vaste archipel il ne nous reste plus que la Martinique et la Guadeloupe wee ses dépendances : Marie-Galante', les Saintes, la lesirade, lilot Tintamarre et Saint-Martin, dont un tiers environ appartient à la Hollande.
\Mais telle est, à travers nos défauts, notre faculté d'attraction et d'assimilation, que toutes les îles des Antilles, gouvernées quelque temps par la France, ot conservé de la France un profond souvenir.
« La Trinité, dit M. À. Trollope, a été une colonie pagnole. C’est maintenant une colonie anglaise. Quelle langue y parle-t-on? Le français à la ville, et dans les campagnes tous les indigènes parlent français. Is ont gardé les mœurs, les coutumes de la France, et isrestent fidèlement attachés à la religion catholique, qui est la religion de la France”, »
Le célèbre écrivain fait la même remarque à la Dominique, à Sainte-Lucie et à Saint-Vincent.
Le 22 janvier 1493, Christophe Colomb découvrit cette jolie petite île et lui donna le nom du saint inserit ce jour-là dans le calendrier. Les Anglais la prirent L. Une des premières iles découvertes par Christophe Colomb en 1495.
I lui donna le nom du navire sur lequel il avait arboré son pavillon. 2. The West Indies and the Spanish Main, p. 228.
mc: à
204 l'ASSÉ ET PRÉSENT en 1762. Les Français s'en emparèrent en 1779, «th rendirent quatre ans après aux Anglais. Sa population indigène était d'origine earaïbe, Les Caraïbes, jadis & redoutés, avaient été pourchassés, subjugués, égorge par les Espagnols. Leurs descendants étaient peu nom: breux, disséminés en quelques iles et fort pacifiques, Ceux de Saint-Vincent ne songeaient nullement ; guerroyer comme leurs aïeux. Is étaient cependin hardis et résolus. Dans l'espace de quatre années, France leur avait inspiré un tel attachement que, lorsque l'Angleterre voulut reprendre leur île, tous aus. sitôt se révoltèrent, coururent aux armes, et les Anglais furent battus. De leur colonie des Barbades ils firent venir des renforts et furent encore battus. [ls prirent leur solde une troupe de nègres, en s’engageant à payer une forte somme aux propriétaires pour chacun de ceux qui seraient tués ou mutilés. Avec ces auxiliaires ils subirent une nouvelle déroute. Ils avaient, à vrai dire, de singuliers commandants. Un jour lun d'eux, qui dans les environs de Kingston s’avançail avec une forte troupe contre les Caraïbes, fut elfraye en les voyant braquer un canon et ordonna la retraite, Les Caraibes, au contraire, combattaient avec autant de courage que d’habileté. Ils savaient très bien choisi pour leur campement un terrain propice et le fortilier, Leurs meilleurs tireurs grimpaient sur les arbres, « postaient entre deux rameaux voilés par un épais feuillage, et à, d’une main invisible, lançaient leurs balles à l'ennemi, cherchant surtout à atteindre les officiers. Cette guerre de la puissante Angleterre contre une
les cû nomb faim ; Lot par S( Gr:
existe ont € à l'éc au L conc père U d'etr borc ban ville très
ibes, jadis à UÉS, égorgis ‘HE peu nom:
© pacifiques, nullement ; cependant ‘e années, /y ICMent que, ile, tous an.
it les Anglais les ils firent Ils prirent ; engaueant À our chacun EC Ces aux Ils avaient, În jour l'un n S’avancail , fut elfravi la retraite, 2€ autant de en choisir le fortilier, arbres, se épais feuil.
leurs balles s officiers.
contre une
LS ds SR
AVENTURES D'UN NATURALISTE 205 auvre peuplade indienne se prolongea pendant un an et demi. F fallut pour en finir que le général Abercomby entràt dans l'île avec quatre mille soldats, Les (araibes vaincus se dispersèrent dans les montagnes, Is furent poursuivis, capturés, réunis sur la plage et embarqués de force sur des navires qui les transportèrent dans un ilot désert, à l'entrée du golfe de Honduras.
Ainsi en 1799, pour punir les Acadiens de leur fidélité à la France, les Anglais les arrachaient à leurs byers, les poussaient à coups de baïonnette vers de
lourds bâtiments de transport et les jetaient çà et là sur
ks côtes sauvages de l'Amérique du Nord, Un grand nombre de ces malheureux périrent de froid et de him; d'autres furent massacrés par les Indiens.
Longfellow a immortalisé cette lamentable histoire par son poème d’Evangeline.
Grâce à un décret d'amnistie publié en 1805, il existe encore à Saint-Vincent des familles caraibes qui ont conservé le type primitif de leur race. Elles vivent à l'écart des blanes et des nègres et payent un impôt au gouvernement anglais pour les terrains qu'il leur concède dans cette île qui jadis appartenait à leurs pères.
Un savant naturaliste américain, M. Ober, a entrepris d'étudier l'histoire naturelle des Petites Antilles. « Au bord de la mer, dit-il, autour de ces iles s'étend une bande de terre fructueuse. Là sont les villes et les villages, à l’intérieur des collines et des montagnes très fécondes et totalement désertes. C'est dans cette
206 l'ASSE ET PRÉSENT région inexplorée que M. Ober veut pénétrer, C'ea | qu'il espère faire de nouvelles et curieuses observations,
De Boston il s'en va tout droit à la Dominique, |; les indigènes, subjugués par les Anglais, ont aussi re. gretté le gouvernement de la France. Leur désir de ri. bellion à été réprimé, Mais ils n'ont point appris à parler anglais et ne se sont point convertis au protes. lantisime.
Au centre de cette île est une haute montagne, une des plus hautes de l'archipel. De sa base à sa sommite et dans la plaine qui l'entoure, sur un espace de dx licues de longueur et de cinq de largeur, on peut voir tous les phénomènes de la prodigicuse végétation des lropiques.
La sont les flamboyants avec leurs feuillages dk pourpre ; les balisiers, dont chaque parcelle sert aux besoins du ménage indien; les fougères, qui dans nos serres restent à l'état de chétifs arbustes et qui là s'élèvent en pleine terre jusqu'à quarante pieds de hauleur; les bananiers, les eacaoyers, les caféiers, les ‘annes à sucre, la richesse des Antilles ; puis une quantité d'autres arbres providentiels, le muscadier, le giroflier, qui dans l'air lourd répandent un salutaire arome, ladvogado, le mangoustan couvert de fruits rafraichissants, l'arbre du voyageur qui a la forme d'un éventail et dont le passant altéré peut ürer une eau limpide, le magnilique palmier, le plus bel arbre de la création avec les sapins de Franche-Comté; ses rameaux se courbent en cerele comme les ailes d’une ombrelle,
ses noix renferment un lait onctueux.
farine € wtimé
fruits € {li les tres te comme labour houlan, (( Pa ment e missent Il a Beecher charital Des « assez Mssa parfois pale pa
L Lee sui qui] Aucleterr SUiVIS par dans une
rer, C'est |, bservations. Minique, |; ME aussi re.
désir de pi NE appris à él proles.
nlagne, une Si Somiile HINE de dix n peut voir étation des
; illages di
e sert aux | dans nos el qui là ds de hauféiers, les puis une nuscadier, à salutaire fruits rarime «d'un "une el bre de la L'AMCAUX ombrelle,
I y a des palmiers dont on emploie la sève à faire duvin, d'autres qui produisent de l'huile, d'autres la
hrine de sagou, d'autres une sorte de légume vert très «iimé des gourmets,
Îl va la aussi l'arbre à pain, dont le malheureux Bligh' la chercher la semence dans la Polynésie, Son nom ndique sa nature. Pendant huit mois de l'année, su ws larges branches croissent, comme des pommes, des tuits d'une forme ovale, de 6 à 8 pouces de diamètre, du les met au four, et on en tire une pâte très blanche, tes tendre et très agréable. C'est le pain quotidien comme la manne des Israélites, sans la rude tâche du hboureur, l'industrie du meunier, la manipulation du
boulanger.
«Par malheur, dit M. Ober, l'abondance de eet aliment et la facilité avec laquelle on le recueille affermissent le nègre dans sa paresse, »
Ia l'horreur du travail, ce bon nègre, dont Mme leecher-Stowe a fait une si touchante image, la même charitable Mine Stowe qui a si bien calomnié Byron.
Dès que le brave Tom a savouré assez de bananes et assez de tafia, 1 n'aspire qu'à se coucher à l'ombre, «Massa, dit-il, moi mal à la tèle, pas tavaillé. » I envie parfois le sort des singes : « Petil peu pe, dit-il, qui
pale pas po pa tavaillé ».
L Le commandant de la Bounty. Jeté dans un canot en pleine mer par Si équipage en révolte, il réussit à atteindre un port, puis rentra en Ausleterre et remplit d'autres missions, Plusieurs des insurgés, pour- Suvis par la justice, furent condamnés à mort, D'autres se réfugitrent fans une petite Île déserte et y fondèrent une colonie,
Avant les décrets d'abolition, les nègres avaient une tâche régulière. La moderne philanthropie les en ; délivrés. En sont-ils plus heureux? Je ne le pense pris. Mieux valait leur fructueuse servitude exempte de tout souci dans la maison du planteur, que leur humiliante et stérile liberté dans leur abandon.
Pour faire en conscience de nouvelles études, M, Ober gravit la montagne escarpée de la Dominique avec deux jeunes Indiens qui portent ses ustensiles de dessinateur, de naturaliste, sa valise et quelques provisions, Ave eux, la hache à la main il se fraye un passage à travers les plantes touffues, serrées l'une contre l'autre, «t ‘ampe çà et [à au sem de la forêt vierge.
Son campement est plus facile à établir que celui des Bédouins, des Kalmoueks, des Lapons, qui transportent de distance en distance, dans leur vie nomade, tout ce qui constitue leur tente.
Les deux jeunes Indiens taillent, dans un arbre qu'on appelle le bois de bonté", des pieux qu'ils plantent dans le sol sur un espace de 2 à 5 mètres carrés. Ils le réunissent l’un à l'autre avec des branches flexibles de lianes ou de vignes sauvages. Sur cette primitive char pente ils posent un léger toit, qu'ils recouvrent tk feuilles de balisier, à peu près semblables à celles du bananier, mais plus larges et plus fermes. En quelques instants ainsi la maison est faite. C'est l’ancien ajoupi des Indiens.
1. Ses graines sont l'aliment favori des perroquets. Son écorce, ils
dans le rhum où le thé, a une vertu hygiénique. À ses branches Senlac un parasite qu'on appelle l'arbre du diable,
Le c'est une turn
(LE quell s'ele des 1 voile:
les 1 tout nues étre deset haute arbre et de
Ma l'on 1 ur | d'une ler, | centi]
De ler di
1, 1 son {ro extrait
S aVilent une
pie les en à
e pense pas.
mplc de tout
uw huniliante
udes, M. Ober
que avec deux
» dessinateur,
VISIONS, Avec
age à travers
e l'autre, ct
que celui des
A: ‘ansportent
iade, tout ce
à arbre qu'on lantent dans rrés, Is les s flexibles de
initive char:
‘couvrent de
s à celles du En quelques
nelen ajoupi
in écorce, Intus branches s'enlac
Le soir, le voyageur allume un copeau de gommier! : cest son odorant flambeau. À coté de lui il met une luciole qu'on nonime la belle : c'est sa lampe noc- {urne”.
Dans la journée, autour de cette rustique cabane quelles charmantes choses à voir! Des palmiers qui “elévent vers le ciel, comme des colonnes de marbre, des réseaux de feuillage légers et vaporeux comme des voiles de fée, des dômes de verdure si compacte que es ravons du soleil peuvent à peine y pénétrer, et parbout des fleurs superbes embaumées; des fleurs imconnues comme celle dont parle Gray, qui naissent sans ire vues et répandent leurs parfums dans l’espace désert 5; des fleurs qui montent jusqu'à la cime des plus hautes tiges; des fleurs qui naissent sur les troncs des arbres morts de vétusté et leur font une couronne d'or et de pourpre.
Mais tout n'est pas si beau sur ce sol si fécond, et l'on ne réside pas sans péril dans cette forêt enchantée. Nur le gazon cheminent des searabées énormes revètus d'une cuirasse d'acier, armés de pinces dures comme le kr, Ca et là on est exposé à l'affreux aiguillon des centipèdes, au dard des scorpions, au venin des serpents.
Deux surtout sont très redoutés, l’un qu'on appelle le ler de lance, l’autre la tête de chien. Ils ont 8 à 10 pieds
1, Un arbre de 8 pieds de diamètre et de 100 pieds de hauteur, De
son tronc les Indiens font leurs légers et solides canots, De son écorce on
extrait une résine parfumée dont on fait l'encens. 9%, Avec deux de ces petites lampes vivantes, on peut parfaitement lire, } Ï | 9. Elegy in a country church-yard.
de longueur, et leur poison est sans remède : il tu immédiatement,
[va dans le pays des Caraïbes une légende de la tét de chien qui me rappelle celle de Ta vouivre de Franche. Comté dans la vallée de la Loue. Comme notre vouivre. le serpent des Antilles porte au front une escarbouele d'une grosseur et d'une beauté merveilleuses, Mais quand il va se baigner dans un lac ou dans une rivière, il ne dépose point comme notre vouivre son diamant au bord de l'eau : il soulève seulement la paupière qui le recou. vre, et malheur au passant qui sur cette pierre éblouis. sante arrête ses regards lil est aussitôt frappé de cécité,
M. Ober s’est fuit un devoir de décrire ces terribles reptiles, puis 1l est retourné avec Joie à ses occupations favorites, à l'ornithologie, et le temps qu'il a consaer en diverses iles à cette seience séduisante n'a pas ct infructueux.
Apres Buffon, le maitre par excellence, et Linné, lillustre Linné, et Temminek, le sagace et patient Hollandais; après les plus notables ornithologistes des temps modernes : en Angleterre le docte Waterton: en Allemagne, Spix et Martius; aux États-Unis, le prince Bonaparte, Wilson, Audubon ; au Canada, J.-M. Le Moine ; en France, Cuvier, Guéneau de Montbéliard, Geoffroy Saint-Hilaire, Lesson, Lescuyer, M. Ober à fait encore de curieuses découvertes. I a décrit une centaine d'oiseaux, dont d’autres totalement inconnus et d'autres très difficiles à atteindre.
Un matin, dit une légende mystique, le jeune moine Félix sort de son couvent pour faire une solitaire pro-
men I ch sup sav l'ame “il 6
Sur
voud Ce tourn que les r le co sorti
pro rentre son l' l'ACON d'un relaté en rel lion à demi- Dar he VO jusqu A \, OI
éde : il tue
le de la tete de Franche.
tre vouivre, escarboucele Mais quand “vière, il ne ant au bord qui le l'eCourre éblouis pé de eéeite, ces terribles Occupation La consacre n'a pas cle
, et Line,
et patient ologistes des e Waterlon:
ats-Unis, le nada, JA.
Jonthéliard, M. Ober à à décrit une nt inconnus
jeune moine olitaire pro-
AVENTURES D'UN NATURALISTE 211 menade. Le ciel est pur, l’air doux, la campagne fleurie. I chemine gaiement vers la grande forêt: il s'arrête surpris par le chant d’un oiseau invisible, un chant si ave, si harmonieux qu'il pénètre Jusqu'au fond de lime. Félix l'écoute en un pieux reeueillement comme ‘il écoutait une mélodie céleste, et plus cette musique arnaturelle se prolonge, plus elle le captive, plus il voudrait l'entendre.
Cependant son devoir le rappelle au couvent. Il y reburne à pas lents, rêveur. En + arrivant, 1l n’y voit que des figures dont 1l n'a nulle souvenance, et tous ks religieux le regardent avec surprise. Aueun d'eux ne k connait. On l'interroge. Il raconte comment il est sorti le matin, comment il a été un peu retardé dans sa promenade par un chant extraordinaire etil demande à rentrer dans sa cellule. Personne ne comprend rien à son récit, Enfin un vieux cénobite se rappelle avoir oui neonter par ses prédécesseurs l'étrange disparition d'un de leurs jeunes confrères. Get événement doit être relaté dans les registres de la communauté. En effet, en remontant d'année en année, on en retrouve la menlon à un demi-siècle de distance. Félix avait passé un demi-siècle en extase, écoutant le chant céleste.
Dans les Alpes Jurassiennes il ÿ a un oiseau qu'on ne voit pas et dont la voix enchante ceux qui parviennent
jusqu'aux bois où il demeure",
À la Dominique il y a un oiseau magique dont M. Ober parle avec enthousiasme :