‹ Passé et présent [microforme]Chapitre 73 sur 97 · Foyage à l'océan Nord, 1. IE, p · texte numérisé non relu

Foyage à l'océan Nord, 1. IE, p

Jus avant Cette lan nble Le des { ont | ct ec eur chu Ne ende pas SUV qui

les

sent souvent une de leurs fidèles.

t à l'instinct re et la perque soit sy sette, on le bois, fraver ivre tout un traineau, |l VIgOureux, nquillement ar terre de eau.

nbarcations ns les con- 1 est d’une trouvait au ile en fer, dans des à pièce de ens la faidans l'eau

it le dire, bien être 1S NY reonnés en

kur révélant quelquesuns de nos raffinements culi-

aires « Au fort Garry, lord Milton et le docteur Cheadle ont mis, pour les aider dans leur voyage, quatre métis

d'origine canadienne et n'ont eu qu'à s’en louer. L'un d'eux avait seulement un penchant un peu trop vif pour h bouteille, et il disait naïvement en son rustique dia-

kete : & Je boive pas souvent, mais quand Je boive,

je boive comme il faut ».

Cependant 11 parvint à se maitriser et fit très bien

son Service.

Un autre métis canadien, nommé Louis Battenote,

a suivi nos voyageurs, avee sa femme et ses enfants,

jusque dans la Colombie: il n'avait qu'un bras. l’autre want été brisé par l'explosion d’un eanon de fusil.

Cette infirmité ne Pa point empêché de travailler vail-

hinment pour eux et de leur être très utile en de pé-

bles occasions.

Les légendes du moyen àge racontent le châtiment

des châtelaines qui, dans leur passion pour la chasse,

leur tapage le saint jour du dimanche

ont profané par

conduit leur meute à travers les champs du labou-

ur, Bürger a glorifié ces légendes par un de ses chants les plus populaires : Der wilde Jæger.

Sans manquer aux prescriptions du dimanche, sans endommager les moissons du pauvre, ne méritent-ils pas un sévère avertissement Îles chasseurs qui poursuivent les innocentes bêtes du bon Dieu, les oiseaux qui égavent le passant par leurs mélodies et préservent ls plantes du fléau des insectes, les oiseaux qui. des

pays lointains, reviennent avec confiance nicher dns nos bois ou le long de nos rivières, et les inoffensif, les doux, les gracieux animaux, lisard, le chamois, la gazelle? Une Volkssage de la Suisse nous fait vor cormment les cigognes se souviennent d'un acte dr cruauté, et Coleridge à dit la punition de celui qui avait tué l'innocent albatros :

Ie prayeth well who loveth well Both man, and bird, and beast!,

N'est-ce pas pour avoir voulu tuer des perdrix, des urouses, des evgnes, que MM. Cheadle et Milton, cs deux braves gentlemen, ont pendant plusieurs moi subi de rudes souffrances”?

Dans l'espoir de faire des chasses extraordinaires, ik ont eu l'idée Fhiver, en pleine campagne, à trente lieues environ du fort Carlton, de se construire une cabane avec des poutres de sapins posées lune sur l’autre, et réunies aux quatre coins par des mortaises, Ils se sont fait une cheminée avec des lattes et de terre glaise, une porte avec deux planches, une vitre avec une feuille de parchemin. Leurs guides leur on procuré les seuls moyens de locomotion que lon puisse employer dans ces plaines septentrionales dès le conmencement de la mauvaise saison : des raquettes, des traineaux. La raquette est une espèce de patin long et large en bois léger. Avec cet instrument lindien,

1. @ Il prie bien celui qui aime l'homme, l'oiseau, la bête » (The ol mariner),

NTON (air (h] avec sant son vais qu'a on | pret fran de

temp

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nicher dun comme le Lapon, marche rapidement sur la neige. Les

: inoffensik, À traincaux, fort étroits et de huit à neuf pieds de lonle chamox, ous fait voir d'un acte de de celui qui

sueur, sont faits avec des planchettes de quelques centimètres d'épaisseur". À ces frèles véhicules on attelle, à la suite l’un de l'autre, une demi-douzaine de chiens.

Ces chers animaux, ces fidèles compagnons de l'homme dans toutes les conditions de la vie et dans butes Les contrées, ont ie un rude métier, Il n’y a ici nu chien terrier, ni chien d'arrêt, ni chien couchant, perdrix, des ni chien de berger, ni lévrier, ni griffon, ni le savant t Milton. ce

USIQUTS HIONR

chien du régiment, ni le galant havanais. Tous les chiens du Nord-Ouest américain, comme ceux du Kamtehatka et d’autres régions arctiques, sont astreints

rdinaires, ik la même tâche. Tous doivent être attelés à de gr'os-

TC sières machines avee de grossières courroies pour ne, à {rent

nstruire une

trainer l’homme et ses bagages.

Le,

1 2e U : 1n Û à U le ç ir ae une au On dit qu'ils sont souvent rebelles, qu'ils se roulent

avec colère dans la neige, brisant leurs liens, renver- A . e. L A «nt le traîneau. Je le crois bien. L'état de bêtes de

S IIOrLAISES,

ttes et de la

bs. une vitre M somme les humilie, l'esclavage les indigne, les mau-

des leur ont M vais traitements les révoltent. Ils obéissent plus aisément à la parole de l'homme qu'aux coups de fouet. Ces bons chiens du Nord-Ouest,

on pourrait les citer comme des philologues. Ils com-

e l’on puisse

des le comiquettes, des atin long el nt L'Indien,

prennent le dialecte des Peaux-Rouges et l'anglais et le lrançais. Mais ce qui exerce sur eux la plus puissante

1. Pour tailler ces planchettes et faire d'autres ouvrages en bois, longlemps les Indiens du Nord n'ont eu d'autres ustensiles que des dents de ‘astor, (S, Hearne, t, IT.)

bète ) (The old

action, c’est la langue française très accentuée avec

oy d'énormes jurons. ant M. Butler, que je me plais à citer parce qu'il exprime lair dans son livre pour tous les êtres souffrants tant de qu généreux sentiments de sympathie, M. Butler raconte ave cette curieuse histoire : \L.

Un haut dignitaire de l'Église canadienne faisait, en Car hiver, une tournée dans les missions du Nord-Est, Ses Tou chiens cheminaient lentement. Arrivés au pied d'une vie colline, ils s’arrêtérent comme s'ils ne pouvaient aller de plus loin. Le conducteur faisait elaquer inutilement le n son fouet. A @ Ah! lui dit le prélat, vous avez là un mauvais deu: attelage. banc — Non, monseigneur, répliqua-t-il, mais c’est mon noi respect pour vous qui m'empêche de lui donner toute song sa vigueur. Si vous voulez me permettre d'employer 1ppe mon moyen habituel, vous verrez comme il marchera. prég — Faites », répondit le prélat. sq Alors le conducteur ‘se met à crier d'une voix vi- fair brante : que « Sacré nom d'un chien! sacré nom du diable: de te mille tonnerres! » Al Et d'autres mots encore plus retentissants. ep Aussitôt les bonnes bêtes se relèvent, tirent le trai- pose: neau et, d’un pas rapide, gravissent la colline. chev Dans leurs campements les deux vaillants voyageurs LE kr n'ont point trouvé le gibier qu'ils espéraient, et Fhiver amai est venu dès le mois d'octobre, le terrible hiver du J'

Nord, le froid aigu dans leur cabane, auprès de leur Ets

ntuée avec

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ne Voix vi du diable!

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s VOYAgeurs t, et l'hiver e hiver du res de leur

foyer, le froid mortel au dehors. Un jour, lord Milton, enveloppé des pieds à la tête dans des vêtements de line et d’épaisses fourrures, à entrepris d'aller à quelques lieues de distance trouver un trappeur indien wec lequel il espérait faire une chasse fructueuse. M. Cheadle, vêtu de mème, est parti pour aller au fort Carlton chercher de nouveaux approvisionnements. Tous deux ont failli périr. Leurs membres se raidisaient, le sang se glaçait dans leurs veines. I a fallu de longues et vigoureuses frictions pour leur rendre le mouvement et la vie.

Au mois de mars, la rigueur du froid s’adoueit. Les deux courageux voyageurs ont à la porte de leur eabane un singulier thermomètre auquel les membres de notre Académie des Sciences n’ont sans doute jamais songé : c’est la peau d'un vilain animal que les Indiens appellent skunk, qui, par l'effet d’une glande, est impréunée d’une mauvaise odeur, Quand le froid est très ‘if, cette odeur disparaît. On la sent de nouveau quand l'air s’attiédit, plus encore quand il est chaud, en sorte que ses diverses exhalaisons indiquent divers degrés de température,

Au mois d'avril, la neige fond, la glace se brise. On ne peut plus voyager en traiîneaux. Les chiens se reposent de leur rude labeur. On se met à la recherche des chevaux, qui ont été abandonnés dès le commencement de l'hiver, et on les retrouve alertes et vigoureux, point imAIgTrIs

ai vu en Islande, sur la plage de Reykiavik, les

jolis poneys, abandonnés aussi en plein air dans la sai-

son noire et glaciale. Ils s’en vont fouillant du pied là 4 da

neige, et n'en rent que du varech et des arètes de let

poisson. Dans la prairie américaine, les chevaux sont de

plus heureux : ils s'abritent sous les rameaux d'une

forêt, et broutent sous la neige une herbe tendre «t ba

nutritive. du Lord Milton et M. Cheadle se remettent en marche

avec leurs guides, eben trois semaines arrivent au fort ut

eee

Pitt, où ils se reposent quelques jours. Je pense qu'ils bal

ont éprouvé une réelle satisfaction à s'asseoir à une

table, à coucher dans un lit, à savourer une bonne dl

tasse de thé ou un verre de porter. Quand on en à ét privé pendant quelque temps, ces simples choses de

la maison semblent des raffinements de Svbarites. tp] ,. Cependant, à en juger par plusieurs récits de voyage, notamment par le curieux livre de M. George Ruxton’, Q il y a dans la vie sauvage du trappeur de puissantes sé plu ductions. Ceux qui s’y sont livrés rentrent difficilement lèv dans les habitudes de la vie eivilisée. leu Le 28 avril, la petite caravane quitte le fort Pitt, tra- vel verse la Saskatchewan, au moyen d’un radeau que son il nouveau guide Louis Battenote fabrique en quelques gr instants avec des branches de saules et des courroies. (eu Le 4 mai, elle arrive à lun des principaux établisse- cel ments de la Compagnie d'Hudson, au fort Edmonton. la Là les deux amis doivent faire de sérieux préparatifs pour continuer leur voyage. Îls vont s'aventurer dans cha les montagnes Rocheuses pour atteindre le fort Kamloop. set tot l'oc

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