E. Forgues, Histoire de Nelson, p
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Hamilton à l'Angleterre, et il lui léguait aussi celle qu'il appelait sa fille adoptive, Horatia Thompson.
I signa ce mémoire, le fit signer par deux témoins, puis monta sur le pont, vêtu de son uniforme d’amiral, avec quatre décorations sur sa poitrine.
Aussitôt après pleuvaient autour de lui les projectiles du vaisseau-amiral français le Bucentaure, commandé par Villeneuve, Un instant après, comme il eausait avee son second, le capitaine Hardy, une balle l’atteignit à l'épaule, et il tomba la face contre terre. Hardy le releva en lui adressant quelques paroles rassurantes : « Merci, répliqua Nelson, mais 1l n'y a rien à espérer. Les Français, enfin, seront délivrés de moi. La balle m'a traversé le dos. »
Il vécut encore assez longtemps pour apprendre la dévastation des flottes espagnole et française. Il se tourna vers le chapelain et lui dit : « Rappelez-vous que je lègue à l'Angleterre lady Hamilton et ma fille adoptive Horatia ». Puis il dit à Hardy : « Prenez soin de la pauvre lady Hamilton! ».
Les derniers vœux du héros mourant ne furent point exaucés. La pauvre lady resta complètement abandonnée.
Nelson lui éerivait un jour : « Vous êtes trop généreuse : votre bourse sera constamment vide* ».
Son changement de siluation ne la rendit pas plus économe. Le peu qu’elle possédait fut bientôt dissipé. Puis elle s'endetta, et, comme elle était poursuivie par