DOUX REPROCHES
Dis, parce que, fervent, je t'ai dit que je t'aime, Te voyant toute belle en ta simplicité, Faut-il donc que, déjà, tu ne sois plus la même Et perdes le secret qui faisait ta beauté ?
Ah! bien haut, je proteste! Il faut que je te dise Ma façon de penser, en ma façon de voir ; Ma craintive raison, que ta folie aiguise, M'incite à te parler, pour remplir mon devoir.
Je te rappellerai combien nulle guipure Ne pouvait te flatter jadis, quand tu pensais Que, malgré tous les arts, rien ne vaut la nature, Et que le vrai mérite a peur des vains succès.
Tu semblais, en effet, tellement le comprendre, Tu paraissais si bien t'affirmer ces aveux, Que nul ne te voyait de toi-même réprendre,.
Au point de te semer tant d'or dans les cheveux.