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LE CORPUSCULE EST-IL LA CAUSE DE LA MALADIE

Mais cette apparente disparition des corpuscules chez quelques-uns des papillons provenant d'un couple corpusculeux avait des conséquences théoriques encore supérieures à ses conséquences pratiques. Que signifiaient ces individus sains dans une descendance fortement infectée du fait des parents, et atteinte évidemment d'une tare héréditaire. « Est-ce que, parmi les œufs d'une ponte appartenant à un mâle et à une femelle très malades, il peut y avoir quelques œufs sains ? Ou bien quelques œufs moins malades donnent-ils des vers qui reviennent à la santé pendant l'éducation ? J'ignore laquelle de ces deux interprétations est la meilleure, et toutes les deux peut-être ont leur raison d'être'. » La phrase est curieuse, et témoigne que Pasteur commençait à douter en 1866 de l'interprétation des phénomènes qu'il avait acceptée jusque-là. L'idée d'une maladie constitutionnelle dont les corpuscules n'étaient que le signe extérieur et tardif ne s'accordait guère avec cette présence de quelques œufs restés sains au milieu de leurs voisins malades. En dehors du parasitisme,

on ne comprend pas cette immunité de quelques individus au milieu d'autres tout semblables, en ce qu'ils sont les produits d'un même organisme. Mais cette idée du parasitisme, qui se confondait avec l'idée du corpuscule cause de la maladie, Pasteur la repoussait à ce moment avec une sorte d'obstination, et un mélange si singulier d'arguments vrais et faux qu'il est utile de les passer en revue. Ce sera l'étudier à un point vif de sa carrière, celui auquel il abandonne la tradition et se lance dans les voies nouvelles.

Ces arguments, il les a énumérés lui-même l'année suivante, car ses scrupules ont été de longue durée. La maladie est-elle parasitaire ' '? se demande-t-il dans une note présentée à la Commission impériale de sériciculture, dans sa séance du 12 janvier 18IJ7, et il repousse cette opinion par les raisons suivantes :

1 " « Parce que la maladie est certainement constitutionnelle dans un grand nombre de circonstances, et précède l'apparition du corpuscule. » On reconnaît là l'influence de cette observation de début, que nous avons signalée, d'une éducation qui marchait mal sans que ces vers présentent des corpuscules. Nous savons aujourd'hui que Pasteur était tombé par hasard sur une éducation atteinte d'une autre maladie que la pébrine, la maladie des rnorts-flats. Pasteur, qui. à ce moment, ne parlait que de la maladie des vers à soie, avait tout confondu et pouvait croire à une maladie des corpuscules sans corpuscules ;

2° « Parce que des repas de matières corpuscule.usesfont souvent périr les vers à qui on les sert, sans

i-;tudes sur les maladies des vers A SOIE 207

leur donner de corpuscules », Ici encore, il y avait une erreur d'interprétation, due aux mêmes raisons que plus haut. Pasteur avait très bien senti que le critérium du corpuscule cause ou du corpuscule effet et témoin de la maladie était une expérience d'inoculation. S'il avait été possible de donner la maladie des corpuscules à des vers sains en leur faisant ingérer des corpuscules provenant d'une éducation précédente, on aurait éclairé singulièrement, non seulement l'étiologie de la maladie, mais encore les causes de son maintien et de sa propagation, de son caractère endémique et de son caractère épidémique. Avec Pasteur, l'exécution suivait de près l'idée, et l'expérience avait été faite. Il avait pris, dès 1806, comme matière contagionnante, des poussières très corpusculeuses, ramassées dans une magnanerie, et la matière broyée d'un papillon ou d'un ver très corpusculeux. Les vers à qui on avait servi des feuilles de mûrier ainsi contagionnées avaient présenté au bout de quelques jours une mortalité considérable que Pasteur avait le droit d'attribuer au repas contagieux et à la maladie régnante : en réalité, elle provenait encore de l'intervention de la maladie des morts-flats. Mais on s'explique encore que, voyant mourir rapidement, sans qu'ils contiennent de corpuscules, des vers contagionnés avec des matières corpusculeuses, Pasteur ait pu croire que les corpuscules non seulement n'étaient pas la cause, mais n'étaient môme pas le signe constant de la maladie, et pouvaient être absents quand la maladie était à évolution trop rapide, par exemple lorsque les matières chargées de la produire avaient des qualités toxiques trop actives, et tuaient le ver trop vite, comme

c'était en apparence le cas dans ces deux expériences;

3° « Je n'ai pu. continue Pasteur, surprendre jusqu'à présent un mode de reproduction du corpuscule, et son mode d'apparition le fait ressembler à un produit de la transformation des tissus ». Ici, Pasteur payait la rançon de son inexpérience du monde des êtres auxquels appartient le corpuscule, monde où les formes de reproduction sont tout autres que dans le monde des microbes, qu'il connaissait le mieux. Sans qu'il soit besoin d'entrer dans le détail, il faut savoir que le corpuscule, au lieu de se multiplier par segmentation ou bourgeonnement, comme le font les bacilles ou les levures, peut, dans certaines circonstances, se gonfler en une masse protoplasmique volumineuse, à contours à peine apparents, qui se glisse dans les tissus, les pénètre d'un lacis presque invisible dans lequel seulement alors commence un travail de délimitation, qui la divise en corpuscules distincts et nettement contourés. Du corpuscule initial, nous sommes arrivés à des milliers de corpuscules identiques fils du même père. Pasteur avait bien vu ce phénomène d'organisation d'une sorte de gangue amorphe. Il le décrit avec une précision merveilleuse, car c'était un maître observateur. Il le signale à son dessinateur, Lackerbauer, qui s'efforce de le représenter sur deux planches (p. 28 et 64}. Mais il ne sait pas l'interpréter, et, comme il voit le corpuscule apparaître au milieu de tous les tissus du ver malade, il se confirme naturellement dans son idée que la maladie est constitutionnelle, et que le corpuscule n'en signale qu'un des stades, celui où elle devient saisissable au microscope.

Chose singulière, pendant que son esprit marchait

dans ces voies, et ne voulait pas en être détourné, ses préparateurs, à qui il ne disait rien de ce qu'il pensait, étaient persuadés qu'il était fermement attaché à l'idée du corpuscule cause, et s'étonnaient de ne pas le voir faire l'expérience topique, et essayer de donner à des vers sains, au moyen de repas corpusculeux, non pas la maladie à évolution rapide dont nous avons parlé tout à l'heure, et qui ne ressemblait pas à la maladie des corpuscules, mais cette maladie avec son évolution lente et le développement concomitant des parasites. Confiant dans l'interprétation qu'il avait donnée à sa première expérience, Pasteur ne se hâtait pas d'en recommencer une seconde. Quand cela lui parut utile, il était trop Urd. Il était à Paris. Son confrère, M.Péligot, put cependant lui donner quelques vers dont l'éducation était en retard. Avec eux, la contagion donna de tout autres résultats qu'àAlais; les vers n'avaient en apparence pas souffert de ce repas contaminé, et Pasteur étaitassez embarrassélorsqu'ilappritque Gernez avaità Valenoiennes de la graine japonaise bivoltine, c'està-dire pouvant éclore l'année même de sa ponte, et donner une seconde éducation. En outre, cette graine était saine, les parents n'étant pas corpusculeux. Il demanda donc à Gernez de recommencer l'expérience faite à Alais et avec les vers de M. Péligot, et de rechercher si la différence des résultats obtenus dans le Gard et à Paris ne tenait pas à l'âge auquel les vers avaient été soumis à la contagion de la maladie. Pour lui, il s'agissait toujours de chercher la relation qui existait entre l'époque des repas corpusculeux et le développement de la maladie avec ou sans corpuscules. Pour Gernez, qui croyait Pasteur converti à l'idée du corpus-

cale cause, la question était plus simple : il s'agissait de savoir si les vers çontagionnés auraient des corpuscules, et si les vers sains n'en auraient pas. A ce point de vue, son expérience fut particulièrement probante. Sur quatre lots de 40 vers chacun :

Le premier, nourri avec des feuilles ordinaires, donna 27 cocons sains;

Le second, nourri avec des feuilles humectées d'eau ordinaire, donna 19 cocons, dont aucun corpusculeux ;

Le troisième, nourri après la troisième mue avec des feuilles humectées d'eau contenant des débris de papillon corpusculeux, ne donna que 4 cocons très corpusculeux ;

Le quatrième lot, pour lequel les repas de feuilles corpusculeuses n'avaient commencé qu'après la quatrième mue, donna 22 cocons, tous ou presque tous corpusculeux.

C'est ici que nous voyons un spectacle rare dans la vie de Pasteur : une expérience qui ne prend pas de suite pour lui sa pleine et entière signification. Cette expérience était parfaitement topique. Elle réalisait comme dans une synthèse les aspects principaux de la maladie. Le troisième lot était l'exemple de ces éducations qui, après avoir bien commencé, se fondent en route, et n'arrivent pas jusqu'au cocon. Le quatrième lot était l'exemple de ces éducations bien réussies, mais incapables de fournir de la bonne graine. Le premier et le second lot témoignaient de ce que valait, quand elle n'était pas contagionnée, une graine provenant d'un grainage au microscope fait sur une éducation malade. Tout cela parlait à la fois en faveur de la méthode Pasteur et du corpuscule cause, et Gernez, qui

croyait son maître converti à cette doctrine, s'étonnait un peu que Pasteur n'envisageât de son expérience que le côté pratique, et ne fit pas luire aux yeux de tous la lumière qui en sortait.

En réalité, Pasteur ne l'avait pas vue. La preuve est que cette expérience a été signalée à l'Académie, par lui, le 26 novembre 1866, et qu'en janvier 1867, il en était encore à se demander si la maladie était parasitaire, et à faire valoir contre cette idée les arguments que nous avons visés plus haut. Il n'a changé d'opinion à ce sujet que dans le courant de l'année 1867, et ce changement de front a fait de cette année l'année décisive. Il avait jusque-là marché directement vers la terre promise, mais il avait marché à reculons. Dès qu'il se fut retourné, toute sa conquête lui apparut à la fois.

Il abordait en effet les essais précoces de 1867 avec des idées affermies, et aussi, ce qui était non moins précieux, avec des moyens de travail et d'expérience. Les graines qu'il avait préparées en 1865 et qui avaient servi à ses essais de 1866 n'étaient pas, nous l'avons vu, tout à fait débarrassées de corpuscules. En les élevant dans des conditions particulières de propreté, en donnant à ses vers de l'espace pour qu'ils ne se contagionnent pas les uns les autres, en isolant les divers lots dans des paniers séparés, en délitant, c'est-à-dire en éloignant les litières au grand air, toutes pratiques qui, dans son esprit, étaient autant des pratiques d'hygiène que des précautions contre la contagion, il avait réussi à avoir en 1866 un grand nombre, sinon de lots, du moins de papillons non corpusculeux, donnant sûrement des graines que Pasteur se contentait d'appeler saines, mais que nous dirions aujourd'hui débarrassées de parasites. C'est avec ces graines, dont il connaissait les conditions héréditaires, qu'il abordait les essais précoces et les grandes éducations de 1867.

La première chose qu'il avait à se demander, lui qui n'avait pas encore renoncé à l'idée d'une maladie

constitutionnelle, existant avant l'apparition des corpuscules, était si les pays séricicoles constituaient vraiment,comme on le répétait à outrance, un milieu délétère, un pays infecté, dans lequel la maladie et le corpuscule devaient apparaître fatalement, apportés par l'air ambiant dans les éducations les plus saines. Cette doctrine prêchait trop en faveur de l'inaction et de la paresse pour n'avoir pas beaucoup de partisans.

A cela Pasteur put répondre, dès la fin des essais précoces, en montrant des lots de vers, fils de parents non corpusculeux, ayant parcouru toutes les phases de l'éducation sans être envahis, donnant des graines elles-mêmes privées de corpuscules, et cela bien qu'élevés, non seulement dans un pays délétère, mais dans une magnanerie où, à côté d'eux, d'autres lots mouraient de la maladie. Non seulement les vers sains se maintenaient sains, mais encore leur santé générale semblait s'améliorer, * et, de 1865 à 1866, de 1866 à 1867, on voyait les éducations marcher d'autant mieux qu'elles provenaient d'une graine originairement plus pure.

Assuré maintenant de ne pas voir apparaître les corpuscules dans ces lots sains, on pouvait faire des essais de contagion corpusculeuse, la commencer à divers âges, répéter en grand l'expérience de Gernez, et synthétiser les résultats. Cette synthèse est des plus nettes, et on peut la résumer très simplement.

Prenons de ces vers sains, et faisons-leur avaler, ou inoculons-leur par une piqûre des corpuscules frais empruntés soit à un ver malade, soit à ses déjections, les vers ainsi traités sont atteints sûrement d'une maladie qui, par ses caractères extérieurs, rappelle

tout à fait la pébrine, et, corrélativement, les corpuscules ainsi introduits dans leur organisme s'y développent au point de l'envahir tout entier. Le corpuscule est donc la cause de la maladie et la pébrine est due, et uniquement due, au développement anormal decespetitsêtres. Toute incertitudea disparu, et Pasteur adopte franchement la doctrine du corpuscule cause et la théorie parasitaire.

Heureusement la marche de la maladie n'est pas aussi rapide que sûre, et ce n'est guère qu'une trentaine de jours après la contagion que l'animal est assez envahi par le parasite pour être vraiment malade, et ne plus pouvoir, par exemple, filer son cocon. Gomme sa vie à l'état de larve n'est que de trente-cinq jours environ, tout ver qui sort d'une graine saine, c'est-à-dire qui ne contient pas au moment de sa naissance des corpuscules en voie de développement, donnera presque sûrement son cocon. Il faudrait, pour qu'il en fût autrement, qu'il se contagionnât dès les premiers jours de son existence, à une époque où la maladie est encore pour ainsi dire latente chez ses voisins même les plus infectés, et où il a mille chances de ne pas rencontrer autour de lui des corpuscules formés qu'il pourrait avaler ou s'inoculer par des blessures. Donc, si une graine est saine, c'est-à-dire exempte de corpuscules, l'éducation qui en provient ne peut périrde la pébrine. Voilà évidemment un fait d'une importance capitale, et ce n'est pas le seul de cet ordre.

Il résulte, en effet, de cette espèce de durée d'incubation de la maladie, une autre conséquence : c'est que le ver à soie passant de quinze à vingt jours dans son cocon, pour peu qu'il soit malade lorsqu'il s'enco-

conne, et il peut l'être assez peu pour paraître, même au microscope, parfaitement sain, les quelques corpuscules qu'il renferme vont se développer peu à peu chez lui. Ils envahiront tous les tissus de la chrysalide et en particulier celui au milieu duquel se forment les œufs. Dès lors, ceux-ci pourront en renfermer quelquesuns dans leur intérieur, et les vers qui en naîtront, corpusculeux à leur naissance, ne pourront pas, nous l'avons vu, arriver jusqu'au cocon. On n'obtiendra donc de récolte industrielle d'une graine que si elle est pure, et elle ne le sera sûrement que si elle provient de papillons exempts de corpuscules.

Nous sommes donc autorisés à dire maintenant que a maladie est contagieuse et héréditaire, mais en donnant à ces deux mots de contagion et d'hérédité un sens bien défini, car ils représentent tous les deux l'introduction, soit dans un ver sain par le fait de ses voisins malades, soit dans un œuf par le fait de la femelle corpusculeuse, d'unseuletmêmeélément, le corpuscule en voie de développement. Pasteur a même été plus loin, et il a rattaché entre elles ces deux questions de contagion et d'héréditéen montrant qu'au commencement d'une campagne séricicole, il n'y a de corpuscules vivants que ceux qui sont contenus dansles œufs malades. Touslesautres, tous ceux, par exemple, qui se présentent en si grande abondance dans les poussières des magnaneries, sont morts et incapables de se reproduire. Ce sont donc les corpuscules héréditaires seuls qui permettent à la maladie de reprendre chaque année son caractère contagieux, et elle disparaîtrait pour jamais le jour où, dans le monde entier, on n'élèverait que de la graine saine.

Telles sont les conclusions théoriques des expériences de 1867. Les conclusions pratiques ne sont pas moins nettes. Voulez-vous savoir, dit Pasteur aux éducateurs, si un lot de cocons vous donnera de la bonne graine? Séparez-en une portion que vous chaufferez, de façon à accélérer de quatre à cinq jours la sortie des papillons, et voyez si ceux-ci sont corpusculeux. Leur examen microscopique est plus facile et plus sûr que celui des œufs, parce que les corpuscules y sont beaucoup plus multipliés. S'ils sont mauvais, envoyez le lot principal à la filature; faites-le grainer, au contraire, si vous ne rencontrez qu'un nombre très restreint d'individus malades : la graine en sera bonne, et l'éducation que vous en ferez l'année suivante réussira. Seulement, à cause de la présence initiale et de la multiplication des corpuscules, elle sera elle-même impropre au grainage. Mais voulez-vous qu'elle reste bonne jusqu'à la fin et vous donne une graine irréprochable ? Partez de graine absolument saine, provenant de parents absolument purs, et élevez-la dans des conditions de propreté et d'isolement telles, que l'infection ne puisse s'y répandre. Que si, par malheur, elle y apparaît, je vous donne encore le moyen d'établir une sélection, et de séparer rigoureusement les œufs sains des œufs corpusculeux.

Le problème était donc résolu, et la victoire pouvait être considérée comme complète. Hâtons-nous de dire que rien n'en est plus discuté aujourd'hui. Le grainage cellulaireau microscope, qu'on avait jugé impossible, est entré dans les habitudes; les graineurslui ont fait faire le tour du globe, comme nous avons vu qu'ils l'avaient l'ait faire à la maladie, et lapébrine a cessé de hanter l'esprit

des éducateurs. Surun pointseulement,lesespérancesde Pasteur ont été trompées. Il avait espéré que l'homme pourrait faire disparaître la maladie. C'était une noble ambition et c'eût été un grand exemple. L'expérience a montré que c'était impossible. C'est que le ver à soie n'est pas le seul habitat du corpuscule, et on a beau faire disparaître cette source de contagion, il y en a d'ouvertes ailleurs. M. Susani, par exemple, a eu beau éliminer à plusieurs kilomètres autour de son immense établissement de Rancate, dans la Brianza, toute graine corpusculeuse, il avait encore des papillons corpusculeux, et il a été obligé toute sa vie de se défendre tous les ans contre la contagion du mal qu'il avait essayé vainement d'extirper. L'homme ne supprime pas une maladie épidémique, mais il peut la contenir et la rendre presque inoffensive. Grand enseignement, qui, de la sériciculture, a passé dans la pathologie, et que nous aurons à rappeler plus tard quand nous verrons Pasteur aux prises avec les maladies humaines!

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