‹ Pasteur et les PastoriensChapitre 14 sur 15 · Ÿ , STAR · texte numérisé non relu

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cherches sur la syphilis quand le docteur Chantemesse, lui demanda de Constantinople, par télégramme, s’il consentirait à s'exiler pour aller fonder à Stamboul le laboratoire Pasteur que le Sultan voulait avoir.

Nicolle accepta sans délai, un peu par misanthropie, j'imagine, par amour de l'indépendance, par envie d'échapper aux concours, aux mille petites ruses plus ou moins délicates, aux complaisances plus ou moins nobles qui font qu'on arrive, à Paris.

À Constantinople, il enseigne la bactériologie aux médecins et aux vétérinaires turcs; depuis deux mois il a organisé un service de sérum-thérapie pour le croup.

Bien qu’il manque sans doute un peu de souplesse diplomatique, bien qu'il veuille garder une indépendance un peu farouche,même vis-à-vis de l'ambassade de France, il donne à tous l’impression d’un homme de science si sérieux, son autorité est si grande en matière de bactériologie et d'hygiène, qu'il est, là-bas, personnage d’importance, estimé, honoré de tous.

Qui sait si, quelque jour, une découverte importante ne nous viendra pas du laboratoire de Stamboul? Maurice Nicolle est de ceux dont on peut attendre beaucoup.

Il a un frère, le docteur Charles Nicolle, ancien interne des hôpitaux de Paris, qui habite Rouen, leur pays natal, où il vient de fonder un important laboratoire régional de bactériologie, quelque chose comme une succursale normande de linstitut Pasteur. La ville de Rouen a donné là un bon exemple que devraient suivre, sans tarder, toutes les grandes villes de France.

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