‹ Pasteur et son laboratoire [microforme]Chapitre 12 sur 16 · HEREDITE · texte numérisé non relu

HEREDITE

Nous avons vu que des anomalies peuvent se présenter chez le fœtus. Ces anomalies vont-elles se transmettre à la descendance ? I] faut distinguer deux scrtes de malformations. Celles résultant d’un trouble évolutif. celles, en quelque sorte, accidentelles.

Le cordon ombilical peut s'enrouler dans l'œuf, autour de la jambe du fœtus, l'enserrer et amener son amputation ; il s’agit d'un accident, la lésion ne se transmettra pas. Les lésions accidentelles qu’elles soient congénitales, qu'elles soient acquises, restent isolées, elles n'influencent pas la progéniture. Ainsi la circoncision est faite à tous les juifs depuis de nombreux siècles et leur prépuce est toujours dans le même état au moment de la naissance des descendants. Comme dans le cas de l'amputation de la jambe du fœtus, il s'agit d'une lésion accidentelle. Mais s'il existe un trouble dans l'évolution de l'œuf, que l'anomalie anatomique soit le résultat d'une déviation fonctionnelle, l'idée directrice qui préside au développement de l’être et assure l'unité de l'espèce, semble profondément modifiée. 11 faudra plusieurs générations pour que le type normal se reproduise. Pour comprendre ces faits, il nous faut étudier l'hérédité.

L'hérédité est la loi biologique d'après laquelle les êtres vivants tendent à se répéter dans leurs descendants et à leur transmettre leurs propriétés. L'espèce présente

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une unité ou plutôt une personnalité; elle conserve ses Caractères fondamentaux à travers les âges, tous les hommes de tous les temps, de tous les lieux se ressemblent. Cette ressemblance n'est pas parfaite, des modifications se produisent, l'homme du XXe siècle n'est pas identique à l'homme primitif. Mais les différences ne sont pas profondes elles sont légères. L'individu lui-même est différent lorsqu'il est jeune et adulte, mais son individualité se conserve, sa personnalité existe. La Personnalité assure la ressemblance de l'individu, l'hérédité assure la ressemblance de l'espèce à travers les âges. L'hérédité est Ja grande loi qui règle l’évolution des êtres.

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Pour fixer les idées, Prenons une comparaison. Il ya dans j'étre moral un principe que nous désignons sous le terme de conscience qui règle la vie morale de l'individu. L'individu peut être dévié du droit chemin. par suite de circonstances diverses, mais il peut toujours être ramené dans la ligne droite Par Sa conscience, il y résiste plus ou ou moins. Ce qui se Passe au point de vue moral chez l'individu, se passe au point de vue physique dans la suite des êtres pour assurer la conservation de l'espèce. I] semble exister comme une conscience physique de l'espèce. Il y a, dans le Corps de l’homme, des cellules germinatives (le plasma germinatif) qui sont chargées de la reproduction de l'espèce. Elles dirigent l’évolution de l'être, c'est la masse héréditaire, l'énergie héréditaire. Les autres cellules peuvent en se développant être altérées dans leur évolution par une cause OU par une autre, elles produiront une anomalie de l'être mais cet être ne reproduira pas cette anomalie, (nous avons donné plus haut l'exemple de la circoncision, de l'amputation d’un membre chez le fœtus). Mais que les cellules de la reproduction soient

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atteintes, il y aura modification chez le jeune. L'hérédité est la transmission, non des modifications anatomiques, mais des modifications fonctionnelles. Ces modifications peuvent être imprimées au jeune être dans l'utérus, elles peuvent être imprimées à l'être formé, à l'être adulte. Lorsqu'on fait la circoncisio®, lorsqu'on coupe les oreilles et la queue des chiens, ces caractères ne sont pas acquis par la descendance, ce ne sont pas des caractères fonctionnels. Mais si on coupe le nerf sciatique d'un cobaye, cet animal devient épiieptique, ses petits seront épileptiques, cependant la sciatique est normal chez eux au point de vue anatomique mais la fonction est altérée, c’est un trouble fonctionnel. Puis, peu à peu, après plusieurs générations on retrouve un petit qui reprend le type ancestral, il n'est plus épileptique. Les cellules du plasma germinatif tendent à revenir au type primitif elles sont chargées d'assurer l'unité de l'espèce. C'est la conscience qui se réveille. Le principe vital est là qui veille, il utilise ce que nous désignons sous le nom d'atavisme.

Les anomalies qui se produisent par suite d’un trouble fonctionnel, celles qui représentent un arrêt ou un excès de développement se transmettent donc pendant un certain nombre de génrations, mais pas indéfiniment. Cette imprégnation, cette modification des cellules du plasma germinatif est bien mystérieuse et érange. On cite le fait de femmes blanches, après avoir eu un enfant d'un nègre, lorsqu'elles étaient plus tard fécondées par un blanc, donnaient naissance à des enfants sur le corps desquels on retrouvait quelques taches de pigment noir. On cite encore le cas de cette femme mariée à un homme dans la famille duquel tous les mâles sont hypospades, depuis dix générations. Elle a trois enfants hypospades. Elle devient

veuve se marie avec un homme bien confo' mé, elle a quatre enfants, tous hypospades. Ces enfants en ont onze parmi lesquels un seul est hypospades. Le vice de conformation transmis par suite de l'imprégnation maternelle avait par conséquent modifié l'organisme, mais avait tendance à disparaître. Il existe donc dans l'être humain des cellules germinatives qui peuvent être impressionnées pour un temps, mais qui en définitive traversent les âges sans avoir tendance à se modifier ; elles assurent la stabilité de l'espèce. Les autres cellules subissent l'influence de l’évolution ; impressionnées par les agents externes, elles peuvent réagir à leur tour sur les cellules germinatives et leur imprimer une direction nouvelle, ce qui tend à modifier le type primitif. Les cellules germinatives peuvent se laisser impressionner mais avec tendance à résister et assurent en définitive la conservation de l'espèce. C'est le retour à l'intégrité de l'espèce.

Pour continuer notre comparaison de tout à l'heure. c'est le retour de conscience. La loi de la conservation du type ancestral s'explique par la persistance des cellules germinatives. La loi de l'évolution s'explique par les modifications des cellules somatiques. (Soma, le corps, par opposition à l'esprit. Phénomènes somatiques par Oppo-

sition aux phénonènes psychiques).

Les changements accidentels ne se transmettent pas, car ils atteignent seulement le soma. Les qualités nouvellement acquises du somaplasme ne sont pas transmissibles au plasma germinatif. Les troubles fonctionnels sont héréditaires quand les modifications somatiques qui résultent des troubles fonctionnels peuvent retentir sur les cellules germinatives. Si dans ce dernier cas, des modifications anatomiques apparaissent, c'est que ie déveioppe-

ment et la structure des organes sont régis par les fonctions qu'ils sont chargés d'assurer mais les cellules germiratives ont toujours tendance à ramener le type ancestral, e!les remplissent leur rôle pour la conservation de l'espèce. Le travail d'un organe règlant son développement, on conçoit que les modifications fonctionnelles qui se transmettent puissent avoir pour conséquence des modifications anatomiques. Un homme peut par hérédité être doué d'une intelligence supérieure : il viendra au monde avec des aptitudes particulières qui auront pu provoquer un développement plus marqué de ses cellules cérébrales. Autrement dit ce n'est pas parceque le cerveau est fort developpé que l'intelligence est remarquable: c'est parceque l'individu a hérité d'un fonctionnement cérébral supérieur, que les centres qui servent à assurer la fonction se sont développés outre mesure. Cette anomalie se transmettra pendant un certain nombre de générations. Mais lorsque les descendants ne cultiveront plus, ne sauront plus se servir de cette activité cérébrale supérieure, pour une raison ou pour une autre, les cellules germinatives qui assurent la conservation normale de l'espèce ramèneront les choses en état. C'est l'histoire de toutes les anomalies dans l'ordre intellectuel, de toutes les anomalies dans l'ordre physique. Ce retour, c'est l'atavisme. Lorsque le type ancestrale est par trop modifié, lorsque, semble-t-il, les cellules germinatives perdent le contrôle de l'espèce dont elles doivent assurer la permanence du type, alors survient un nouveau phénomène, désigné sous le nom de la sélection naturelle qui fait disparaitre qui empêche de se reproduire, le produit par trop faible, par trop modifié,

par trop différencié du type primitif.

Les fonctions Pouvant réagir sur le soma, on comprend l'évolution qui permet à l'être de se plier aux

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conditions nouvelles qui lui sont imposées et lui donne

ainsi la possibilité * défendre. Mais ces différences appcrtées à l'espèr P'1 l'évolution ne sont pas permanentes, les lois de visme existent toujours et l'espèce

répretx] ses attribu dés que disparaissent les causes qui lui ont été imposées et qui ont amené un changement dù à l'évolution. Et même pendant que les causes existent faisant sentir leur influence et maintenant un type qui a l'air fixé par l’hérédité, on voit, un beau jour, apparaître un descendant dont les Caractères sont ceux des ascendants. L'atavisme se fait toujours sentir. Ainsi, lorsque par la sélection on obtient des Pigeons qui ont depuis des générations les mêmes Caractères, tout à, Coup, on en trouve un qui est identique aux ancêtres ; l’atavisme, dans ce cas, a sauté de nombreuses générations. Si on abandonne à ellemême cette espèce ainsi modifiée artificiellement, peu à peu les caractères des ancêtres réapparaissent, et l'espèce reprend ses caractères primitifs, abandonnant ceux qu’elle avait pris momentanément.

Cette stabilité de l'espèce dont on retrouve la marque en étudiant l'être vivant, a été indiquée pe- la philosophie chrétienne. L'âme de l’homme est Je Principe actif et vital] qui dirige ces cellules germinatives qui conservent à l’espèce humaine son intégrité. L'anima brutorum des animaux est le principe actif et vital qui dirige les cellules germinatives et conserve aux espèces animales leur caractère distinctif.

En somme, tous les Caractères acquis fixés par l'hérédité, se continuent d'une façon indéfinie, jusqu'au mo-

ment où, sans cause appréciable, on verra réapparaitre un caractère depuis longtemps modifié ou disparu. C'est l'atavisme. Certains caractères sautent des générations.

Rôle des deux générateurs. — Théoriquement, selon ce que nous savons de l'embryologie, le père et la mère devraient impressionner également le produit. Cependant, la ressemblance physique et morale n'est pas une moyenne des deux. Beaucoup de théories ont été émises pour expliquer ces faits. On a dit que le parent le plus rapproché de la maturation impose son sexe et sa ressemblance. Ainsi, si l'ovule est fécondée dans l'oviducte, tout au début de la période menstruelle, par un spermatozoide qui est depuis plusieurs jours dans les organes génitaux de la femme, on aura une fille : si, au contraire, l'ovule, tombé de l'ovisac depuis plusieurs jours, est descendu dans l'utérus et rencontre là des spermatozoïdes jeunes, le produit de la fécondation sera un garçon. La nutrition de l'oeuf semble avoir aussi une influence, en nourrissant des tétards avec de la nourriture animale, on obtient quatre-vingt-douze pour cent de femelles, tandis que lorsqu'ils ont une nourriture naturelle, il n'y a que cinquante-sept femelles pour cent.

Parmi les troubles à attribuer à la collaboration des deux parents, il y a la consanguinité. Ils peuvent avoir les mêmes tares physiques et morales, les troubles légers s'additionnent, s'accumulent chez les descendants, il n'y a pas de correction. On aura de bons résultats si les défauts du père et de la mère ne sont pas analogues, ma's la moindre tare, si elle existe chez les deux, sera exagérée. La consanguinité est l’hérédité convergente accumulée. On retrouve la même influence de la consanguinité physique au point de vue de la consanguinité sociale,

Si l'on prend deux générateurs dans le même milieu social,"le produit aura une mentalité de même sens, mais qui dépassera le niveau de celle du père et de la mère. L'enfant appartiendra à la caste de ses parents d'une façon plus intime que ses parents eux-mêmes.

Hérédité dans les maladies infectieuses. — Dans l'utérus les maladies infectieuses peuvent dans certains as passer de la mère au fœtus, mais, en général, il se produit, chez l'enfant principalement, des troubles de la nutrition, des intoxications, ce sont les produits solubles, IS toxines fabriquées par les microbes qui passent à travers le placenta et non pas les microbes eux-mêmes. Dans la syphilis, Par exemple, si le microbe ne passe pas, on a cepen lant des accidents, le fatus succombe, il a une achexie spéciale, l'enfant est chétif, mal constitué, La dentition est tardive, défectueuse, tantôt l'enfant a moins de dents, tantôt plus, une dent Surnuméraire entre les incisives supérieures, les dents sont Striées, érodées, Les 9S Sont peu riche en sel de chaux ; aussi survient-il de la léformation du frontal, des tibias, du rachitisme ; ea somme, il y a des déformations du squelette Par suite de mauvaise nutrition.

Les enfants des tuberculeux sont aussi mal partagés que les enfants des syphilitiques.

Les modifications de la nutrition, dans les maladies, expliquent les prédispositions et les immunités familiales ou de race. Lorsqu'une maladie survient dans un pays Sur une population qui n'a jamais eu cette affection, la mortalité est beaucoup plus considérable. Dans les Antilles, les nègres résistent à la fièvre jaune plus facilement que les blancs. La mère transmet l'immunité à

l'enfant, le père aussi: mais l'immunité qu'il transmet est

moins forte que celle transmise par la mère.

Hérédité nerveuse. — L'alcoolisme, le saturnisine, l'hydrargirisme, le morphinisme, la syphilis, la tuberculose, peuvent donner des troubles nerveux aux descendants. Une intoxication aiguë, au moment de la conception, peut aussi provoquer des troubles nerveux : l'ivresse de l'un des parents au moment de la conception peut ètre la cause de l'épilepsie chez l'enfant. Les impressions morales agissant sur la mère ont une influence sur le système nerveux des enfants. Il en est de même de l’âge ces parents, s'ils sont trop jeunes, les premiers enfants sont dégénérés, les enfants qui viennent ensuite sont normaux. Jl n'est donc pas étonnant que les enfants d’une

néme famille ne se ressemblent pas.

Souvent les parents ne transmettent pas une maladie, mais une aptitude à prendre une maladie, ou même des aptitudes intellectuelles spéciales : il existe des familles de peintres, d'écrivains, les qualités s'exagèrent ; bientôt la suractivité cérébrale dépasse les limites, il survient des névroses, puis la stérilité. C'est la loi de la sélection naturelle qui reprend son rôle. Il est certain que dans les grandes villes, le surmenage moral, la lutte pour la vie, es déboires, sont plus souvent répétés qu'à la campagne : ces individus, surmenés par suractivité nerveuse, n'ont plus le type normal des ancêtres, ils sont trop différenciés, aussi la sélection naturelle survient pour arrêter l'évolution dévoyée. On sait que les individus qui arrivent à Paris, par exemple n'ont jamais une quatrième généra-

tion, les causes de destruction sont trop muitiples.

C'est aux mêmes raisons qu'il faut attribuer l'augmentation des cas de folie dans les races civilisées, la complication de la vie, les déboires, les désillusions, le surmenage, les excès de travail, les excès vénériens ou de toutes sortes amènent une prédominance du système nerveux, ce qui pousse les individus au crime et à la folie. Cette tendance s'exagère et se transmet par l'hérédité.

DIATHESES

Hippocrate appelait diathèse la manière d'être, et admettait une diathèse de santé et une diathèse de maladie; nous disons aujourd'hui un tempérament normal et un tempérament morbide, et le mot diathèse signifie pour nous : tempérament morbide.

Le tempérament est l'état dynamique d'un individu, par opposition à la constitution qui s'applique à son état statique ou à sa structure. Le tempérament est l'expression de l’activité physiologique, c'est-à-dire de l'activité nutritive. La diathèse est un mode particulier de la nutrition.

Il y a pour nous, aujourd'hui, deux diathèses seulement la scrofule et l'arthritisme. IT n'existe pas de diathèse syphilitique, tuberculeuse, cancéreuse, ce sont des infections.

La scrofule correspond à ce qu'on appelait autrefois le tempérament lymphatique, mais on englobait alors sous le terme de scrofule, en plus des symptômes düs à ce tempérament, des lésions de tuberculose ou de syphilis héréditaire. Si l'on recherche les causes de cette diathèse, on trouve quelquefois que les parents étaient syphilitiques ou tuberculeux, mais alors ce ne sont pas les microbes qui ont passé des parents aux enfants, c'est un empoisonnement, c'est un trouble nutritif.

Scuvent on rencontre des scrofuleux dont les parents n'avaient pas ces maladies, ils étaient simplement alcooliques, affaiblis, trop vieux ou sous l'influence d'excès vénériens. Souvent aussi cette diathèse est acquise après la naissance, par Îles mauvaises conditions de vie, d'hygiène, comme, par exemple, la vie dans l'air con-

finé, etc.

Lorsque les troubles se transmettent par hérédité, l'impression mauvaise agit sur des cellules jeunes, sans aucune direction nutritive, et qui se laissent facilement impressionner. Mais ces troubles de la nutrition ne sont pas fatalement héréditaires, et souvent, en enlevant l'enfant de son milieu, on peut modifier beaucoup et avanta-

geusement son tempérament, sa diathèse.

Un premier principe thérapeutique découle donc de ces notions, c'est celui de faire vivre ces enfants au grand air: il faut modifier leur nutrition par des excitations cutanées, par l'usage de certains médicaments, l'huile de

foie de morue, les injections de sérum artificiel, etc.

A côté de la diathèse scrofuleuse, il y a un secord type diathésique, l'arthritisme, auquel on doit réunir l'herpétisme. Il est l'apanage des classes élevées, des pays civilisés. Les facultés cérébrales deviennent prédominantes et accaparent toute l'activité de l'être; la nutrition se trouve amoindrie dans les autres parties. L'arhritique a un tempérament nerveux, c'est le contraire du scrofuleux. L'enfant arthritique, né d'un père goutteux, aura des migraines, du diabète, de l'asthme, des phénomenes nerveux, etc. Contrairement au scrofuleux, l'arthritique est peu disposé à la tuberculose: si des baci s'in-

troduisaient chez lui, il guérira facilement. Sa nutrition

sst viciée dans un sens qui fait de ses humeurs.un milieu mauvais pour la culture de ce microbe spécial.

Ces deux diathèses peuvent être non seulement transnises par hérédité, mais elles peuvent être acquises par l'homme adulte dont la nutrition est altérée. Lorsqu'elles se développent sous des influences externes, sur les cellules douées d'une activité définie de l'adulte, il faut modifier un état existant, et la chose est plus difficile à faire que lorsque les mêmes causes agissent sur les cellules jeunes des enfants,

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