‹ Pasteur et son laboratoire [microforme]Chapitre 14 sur 16 · SANTÉ ET MALADIE · texte numérisé non relu

SANTÉ ET MALADIE

La santé est un état d'équilibre instable dans lequel se maintient le corps humain lorsqu'il est placé dans Îles

conditions ordinaires de sa vie.

Dans la maladie, les agents extérieurs rompent l'é-

quilibre.

Ainsi prenons un exemple simple. La pression barométrique agit sur nous. Nous sommes habitués à vivre dans un certain climat où elle a une action moyenne fixe, mais nous subissons l'action des variations atmosphériques. Le corps humain se trouve mal à l'aise lorsque ces variations sont brusques où profondes, il est obligé de réagir. Ce sont ces actions venant de l'extérieur et les réactions qui se produisent chez l'être humain pour lutter contre l'état nouveau dans lequel il est placé, qui constituent ce que nous désignons sous le nom de maladie. Cette maladie est plus ou moins violente. Lorsque l'homme fait l'ascension d'une haute montagne, il souffre de la différence de pression qu'il subit, mais peu à peu, il arrive à s’habituer à ces nouvelles conditions de vie.

Lorsque l'ouvrier entre dans la cloche à plongeur où il doit travailler il ne doit y pénétrer que lentement pour s'habituer à l’action de l'air comprimé qu'il va y trouver. Lorsqu'il en sort la décompression doit se faire lentement, sans cela il peut se produire des accidents qui peuvent amener la mort. Cette action du milieu extérieur, de

cette cause externe et les réactions que l'individu est

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obligé de fournir pour résister, voilà qui constitue un état

de maladie.

Pour nous rendre compte de çe que sont ces reac tions du corps humain, de ce qui se passe chez l'homme sous l'influence des agents extérieurs, nous allons étudier, An peu en détail, l'action des températures extrèmes sur l'être humain et voir comment nous luttons.

1, Lutte contre la chaleur

Le corps de l'homme soumis à l'action de la chaleur reagit de différentes façons, car la température mterne de l'étre humain est constante et se maintient à 370 quelque soit la température extérieure.

Nous luttons contre la chaleur :

10 Par la vaso dilatation :

20 Par la diminution des échanges ;

30 Par l'évaporation de la sueur.

Par le phénomène de la vaso dilatation le sang ifflue à la périphérie du corps, dans les petits vaisseaux. là ce sang se trouve à la surface, sous la peau qui devient rouge, il subit facilement l'action du rayonnement, il se refroidit dons plus facilement.

À la périphérie, il irrigue les organes qui s'y trouvent, il agit sur les glandes sudoripares qui sont disséminées à la surface du corps. Normalement ces glandes donnent toujours une petite quantité de sueur, mais sous cette nouvelle influence elles en secrèêtent une plus grande quantité. Venant à la surface de la peau, la sueur s'évapore et produit un refroidissement grâce à cette évapo-

ration.

Ce sont les aliments qui jouent le rôle de combus-

tibles pour fournir la chaleur nécessaire à maintenir le

corps humain à 37°, lorsque la température extérieure est voisine ou dépasse 37%, les échanges, les combustions, c'est-à-dire l'utilisation des aliments est moins complète, moins active,

La régulation thermique par la sueur est de cause périphérique, l'exposition au soleil par exemple; mais si au moyen d'un médicament on empêche la production de la sueur il arrive un moment où la sueur survient malgré tout. Elle n'est plus amenée par cause externe, par cause périphérique, mais par cause centrale, c'est le bulbe rachidien qui agit dans ce cas, car lui aussi participe à la lutte

si les autres organes ne font pas leur devoir.

Le chien qui n'a pas de sudation par la peau a la sudation pulmonaire, elle s'accélère lorsque la température de l'animal augmente, c'est ce que l'on désigne sous le nom de polypnée. Si on arrête la polypnée, la température monte à 410 5 et alors la respiration qui est de 60 mouvements respiratoires, monte brusquement à 200 et même 360 mouvements par minute.

On croyait autrefois la vie impossible au-dessus de

38°. Villet en 1760 a placé trois jeunes filles dans un four de boulanger dont la température fut maintenue pendant dix minutes à 132%. A cette température on peut faire cuire de la viande et des pommes de terre, et ces jeunes filles résistèrent cependant très bien grâce à

la réaction qui se produisit.

L'évaporation se produit mieux à l'air sec que lorsque l'air est humide c'est pour cela qu'une température de 40° en Afrique lorsque le climat est sec, est mieux supportée qu'une température de 35° sur les bords de

l'Amazone où le climat est humide. Le mouvement

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