LE NOUVEAU CHENAL; LES BAIES LEE ET GENTE
grande. — La route du Sud, faite à partir du point de départ cidessus, engagerait le bâtiment juste dans le milieu du Nouveau chenal, passage qui n'a jamais moins de à milles de largeur. H serait extrêmement facile sans les courants, qui sont très variables, comme force et comme direction. Ils ont, aux environs de la baie Lee une impétuosité rappelant celle du premier goulet; pendant une bonne partie de la marée ils sont traversiers, à hauteur du Nouveau banc, portant à l'Ouest avec le jusant, à l'Est avec le flot, vers le fond de la baie Lee.
La bouée du banc Sainte-Marthe suffit pour éviter le danger de ce nom; quant au Nouveau banc, il est limité par une ligne S. 5° 0. partant du cap Saint-Vincent. En ne passant pas dans l'Est de cette ligne on ne craint rien du Nouveau banc. H sera paré, dans le Sud, lorsqu'on relèvera le centre de Sainte-Marthe au N. 82° 0. Quand le navire sera dans la partie Sud du chenal, il verra le flot tourner au S. 0. et porter sur Sainte-Madeleine; mais il y a tellement de marge entre cette île et le Quartier-Maître qu'il est inutile d'insister sur les précautions à prendre.
[chap. i".] LE CHENAL DE LA REINE. 47
Au résumé, ic Nouveau chenal n'offre aucune difficulté lorsqu'il y a de la vue; mais il a l'inconvénient d'allonger la route lorsqu'on relâche à Punta Arenas, c'esl-à-dire presque toujours. Sur un vapeur, on ne le prendra que si la violence du vent debout amène à louvoyer sous les goélettes. Avec un voilier, au contraire, on devra choisir ce passage toutes les fois que, le vent ne portant pas, il faut courir des bords.
On peut aussi faire une roule mixte et couper entre Sainte-Marthe et Sainte-Madeleine; mais on aurait devant soi le banc Walker, de sorte que cette route, incommode, n'est pas à recommander, surtout à un capitaine qui n'est pas pratique du pays.
Baie liée. — A l'Est du Nouveau banc s'étend la baie Lee, dont le fond est inégal et sans tenue, où les courants sont violents, où l'abri est tout à fait nul contre les vents d'Ouest et de S. 0. Cette baie est donc à éviter. Tout au plus peut-on s'en servir, pour attendre, de beau temps, un renversement de marée. Lorsqu'on veut l'utiliser dans ce sens, les instructions anglaises disent de jeter l'ancre à 1 millet dans l'Est du cap Saint-Vincent, par 15 à 20 mètres. Elles n'indiquent pas avec précision la route à suivre pour atteindre ce mouillage temporaire, mais donnent assez clairement à entendre qu'il faut doubler le Nouveau banc par le Nord. Les lignes ponctuées sur lesquelles on doit passer, en manoeuvrant ainsi, commandent de s'avancer prudemment.
Eia baie Gente Grande (des hommes grands), formant bassin dans les terres, n'est d'aucune utilité, étant pleine de hauts-fonds. Si l'on se trouve dans la nécessité de relâcher dans cette partie du détroit, on contournera l'île du Quartier-Maître et l'on viendra en mouiller dans l'Est, par 9 à 13 mètres, relevant la pointe Nord au N. 17° 0., la pointe Sud au S. 69° 0. La passe du Nord est plus large que celle du Sud. On remarquera que la pointe Nord est prolongée par un long épi de sable découvrant à plus d'un mille dans la direction de l'E. N. E. La pointe Sud est basse et toute recouverte d'herbes. L'île est peuplée de cormorans, qui l'habitent en si grand nombre que, même du mouillage, on est gêné par leur odeur.
On a cru longtemps, vu les remous, à l'existence de très grands dangers entre les îles du Quartier-Maître et Sainte-Madeleine. On appelait ce passage \e pont de l'Adventure (Adventure bridge), tant on le croyait barré pour les grands navires; mais les explorations de Mayne ont prouvé que les craintes conçues étaient vaines.
LE CHENAL DE LA REINE ET LE MOUILLAGE SAINT- SYLVESTRE. — L'ÎLE SAINTE-MARTHE, SON BANC ET SA BOUÉE. — L'ÎLE SAINTE-MADELEINE. LE BANC 'WALKER. —
48 DÉTROIT DE MAGELLAN. [ CHA p. r.]
Du point de départ dont nous sommes convenus (voir la fin du paragraphe les trois chenaux) la route au S. 38° 0. conduit juste sur la pointe Saint-Sylvestre et coïncide exactement avec la ligne passant par cette pointe et par une autre de la même île qui se trouve à 2 milles ~ (dans le S. 38° 0.) de la première. On suivra cette direction jusqu'à être à trois ou quatre encablures de la pointe Saint- Sylvestre. Au passage on reconnaîtra la bouée du banc Sainte-Marthe; si elle avait accidentellement disparu, on saurait que le banc est paré lorsqu'on est dans l'Ouest de l'alignement Pointe Est de Vile Sainte- Marthe par Pointe Ouest de l'île Sainte-Madeleine.
Arrivé devant la pointe Saint-Sylvestre, on prolongera la côte Est de l'île Elisabeth à 1 mille de distance, au plus, avec choix de s'arrêter ou de continuer vers le Sud. Si l'on craint de ne pouvoir atteindre Punta Arenas, ni même la baie Laredo, on a la ressource de jeter l'ancre dans l'anse de la pointe Saint-Sylvestre relevant :
Le milieu de Sainle-M arthe N. 78° E.
La pointe Saint-Sylvestre N. 36 E.
Le monticule S. 0. de Sainte-Madeleine S. ai E.
Ce mouillage peut recevoir les plus grands navires et l'on y est bien à l'abri de la violence des courants; néanmoins on ne le prendra qu'en cas de nécessité, parce que les vents de S. 0. y donnent dans toute leur force. Toutes les fois qu'on le pourra, on continuera vers le Sud, toujours à 1 mille d'Elisabeth, pour éviter le banc Walker. Les seuls points dangereux de ce haut-fond sont à plus de 2 milles de terre. L'œil suffit donc pour guider le bâtiment; mais si l'on veut plus de^sécurité, on fera le Sud à partir de la pointe Saint-Sylveslre jusqu'à se placer sur l'alignement de la pointe Est de Sainte-Marthe par le cap Saint-Vincent, direction que l'on suivra en la surveillant derrière soi. A partir du moment où le cap Thorax est au N. 0. q. 0. la route est claire : jusqu'à Punta Arenas il. n'y a pas un danger.
La vueN°7 (l re série) montre l'entrée Nord du chenal de la Reine, avec les îles Elisabeth, Sainte-Madeleine et Sainte-Marthe. La carte N° 2991 est excellente pour suivre la route, parce qu'elle contient tous les points saillanls du bassin; néanmoins, on pourra également se servir de la carte N° 3179, qui est à échelle double et sera commode pour prendre le mouillage de Saint-Sylvestre.
Le banc de l'île Sainte-Marthe, dont nous avons parlé cidessus, est à 2 milles -^ dans le N. 35° E. de l'île du même nom; on y remarque une sonde de 3 mètres. Le danger est accore du côté du N. E., mais prolongé pendant 1 mille dans le N. 0., l'Ouest et le Sud par des fonds de 9 à 12 mètres, roche. Ce banc est signalé par
[ciiap. i e '.] CHENAL DE LA RADE ROYALE. â9
une bouée noire surmontée d'un globe de 45 centimètres de diamètre, mouillée à 40 mètres dans le N. E. du plus petit fond et visible de 3 milles. Sur le flotteur sont écrits, en lettres blanches, les mots : Banco Martha Num. 4. 4. La bouée est visible de 3 milles.
L'ile Sainte-Marthe elle-même gît à 1 mille | E. S. E. de la pointe Saint-Sylvestre; elle n'a que 0,3 mille dans sa plus grande dimension et ses bords sont des falaises s'élevant perpendiculairement à 30 mètres au-dessus de la mer.
île Sainte-Madeleine. — On y remarque quatre ou cinq collines qui la rendent très reconnaissable, surtout lorsqu'on vient de l'Ouest. La plus haute de ces collines surgit à l'extrémité S. 0. et s'élève de 41 mètres presque perpendiculairement à la mer.
Tout autour de l'île existe un plateau de sondes de 12 à 18 mètres qui s'étend à 2 milles dans l'Est et à 1 mille } dans les autres directions. Le navire ayant rencontré ces sondes s'écartera aussitôt, à moins qu'il ne veuille prendre le mouillage temporaire du Nord de l'île, à j mille de terre, fonds de 15 mètres, sable et coquille; on v relève Sainte-Marthe au Nord, la pointe Tern à l'Ouest. Il y a un autre mouillage d'attente à l'opposé, dans le Sud de l'île, à £ mille de terre, fonds de M à 13 mètres.
L'île Sainte-Madeleine est le séjour favori des, cormorans, des pingouins plongeurs (genre spheniscus demersus), des lions marins et des phoques. Lorsqu'on en approche, les pentes apparaissent couvertes de pingouins et de cormorans, tandis que la mer semble vivante tant on y voit s'agiter de phoques et de lions marins; ils plongent dans toutes les directions et viennent tranquillement regarder le navire et les embarcations. On aperçoit aussi, sur la plage, des quantités considérables de lions marins. Les cormorans couvent en décembre.
Le banc Wallier est situé entre l'île Sainte-Madeleine et l'île Elisabeth. On désigne sous ce nom trois hauts-fonds distincts séparés par des fosses profondes. Hauts-fonds et bas-fonds compris, le banc occupe 2 milles -^ de long sur 1 mille de large. On pourrait passer entre les trois pâtés; mais comme il n'y a pas d'alignements distincts pour faire les chenaux, ce serait dangereux et d'ailleurs sans utilité. Les parties les moins profondes du danger sont à ses extrémités N. 0. et S. 0. ; elles ont encore 6 mètres d'eau de mer basse. Entre l'extrémité S. 0. et le cap Negro on compte 3 milles j, de sorte qu'il n'y a pas de difficulté pour passer entre les deux.
LE CHENAL DE LA BADE ROYALE ET SON MOUILLAGE. — LES HAVRES OAZY ET PECKET. — AIGUADE. — LA BAIE WHITSAND (carte N° 2991 et plan N"3179). — Nous reportant une troisième et dernière fois à notre point de départ, entre les caps Saint-
Palagonio. h
50 DÉTROIT DE MAGELLAN. [ciup. T.]
Vincent et Gracia, nous nous supposerons voulant atteindre le cap Negro par le chenal de la Rade Royale et le passage du Pélican. Nous étudierons en même temps les mouillages voisins de cette route et l'ile Elisabeth.
Nous observerons tout d'abord qu'en joignant par la pensée le cap Gracia à la pointe Saint-Sylvesire on rencontre de très grands fonds dans l'Est de celle ligne et des fonds moyens dans l'Ouest. Donc, si l'on est pris par la nuit ou par toute autre circonstance faisant désirer un mouillage aussi voisin que possible de la sortie du second goulet, c'est sur tribord qu'il faut venir. Nous parlerons tout d'abord des divers refuges qui s'offrent aux navires à l'Ouest du cap Gracia.
Baie Whitsand. — Ayant donné à ce promontoire un bon g- mille de tour, le plus grand des bâtiments peut ensuite aller se ranger graduellement sur la ligne du cap Gracia et de la pointe Perno et mouiller dans le S. S. 0. de la baie Whitsand, soit sur la ligne indiquée ci- dessus, soit à quelques encablures en dedans, par des Couds de 12 à 15 mètres, sable et coquille. Les petits navires pourront s'avancer plus au Nord, dans la baie Whitsand elle-même, par des fonds de 6 à 7 mètres; mais ils n'en tireront pas grand avantage et feront mieux de préférer le havre Oazy, qui est seulement à 1 mille dans l'O. N. 0. du cap Gracia.
L'entrée du havre Oazy, de la pointe John aux falaises du mont Haie, a 1,700 mèlres de large et va se rétrécissant jusqu'à 500 mètres, puis 200 mètres dans le boyau précédant le havre lui-même. L'avantport est, en réalité, plus utilisable que le port lui-même, qui dessèche presque entièrement, ne laissant, pour le mouillage, qu'un espace extrêmement étroit. Pour sortir, on recommande aux voiliers ayant du vent debout de ne pas établir de voiles, mais de se laisser aller au courant, qui ne porte jamais sur les pointes.
On ne trouve pas de bois en cet endroit, et l'eau ne peut s'y faire qu'à marée haute avec beaucoup de difficulté.
Havre Pecket. — A 5 milles dans le S. O. du havre Oazy se trouve le havre Pecket, qui lui ressemble comme structure, mais a son entrée dirigée de telle manière que les voiliers, même les plus maniables, ne peuvent la pratiquer que très rarement. Au contraire, les vapeurs de petites dimensions ont la faculté de se réfugier à l'intérieur, dans la partie Sud, car le Nord et le centre ne sont que basfonds, couverts de galets, sur lesquels la mer déferle à la moindre petite brise. Malgré l'apparence fermée du havre, les vents d'Ouest y soulèvent de petites lames, courtes il est vrai, mais dangereuses pour les canots.
Bien qu'il y ait 1 mille \ entre les deux pointes de l'entrée, les bancs réduisent le chenal à \ de mille de largeur. Pour le pratiquer,
BAIE WHITSAND ET HAVRE PECKET.
mettre la pointe Pufio (épi do sable à pic) par le centre de l'Ile Pitcher; suivre cet alignement jusqu'à petite distance de la pointe, dont on passera à 100 ou 150 mètres. Étant par son travers, gouverner sur le centre de l'Ile Pitcher jusqu'à être à mi-distance entre la pointe Puîio et l'ile Pitcher elle-même; alors, gouverner au S. 0. q, 0. pendant f de mille et laisser tomber l'ancre. On pourrait aussi s'enfoncer un peu plus loin jusqu'à relever l'ile Pitcher à l'E. N. E. Le courant de flot est rapide à ce mouillage; il peut tenir le navire en travers, même par de forts grains. Au contraire, le jusant est insensible. La mer ne marne que de 2 mètres.
Deux bras de mer, sortes d'arroyos, s'enfoncent dans l'intérieur, à l'Ouest du havre : celui du Sud n'a que 1 mille de long et se perd dans un marais; celui du Nord est profond, court 2 milles à l'O.N.O. , puis débouche dans une vaste lagune, dont une ramification s'étend au loin, peut-être jusqu'au bassin Otvvay. On trouve dans ce voisinage, en mars et avril, quantité de gibier sauvage.
Les navires trop grands pour donner en dedans peuvent mouiller devant l'entrée ou dans le S. E. de la pointe Pecket; mais celte relâche est tellement en dehors de la route usuelle qu'on ne saurait la recommander. Lé havre a reçu le nom du lieutenant de sir John Narborough. L'étendue considérable des plaines y prenant naissance ne rendrait pas impossibles des essais de colonisation par le Gouvernement chilien.
Au lieu d'aller mouiller au Sud de la baie Whitsand, les bâtiments qui ne sont pas absolument à court de temps peuvent continuer jusqu'à la pointe N. 0. de l'Ile Elisabeth, où ils laisseront tomber l'ancre, relevant le cap Gracia au N. 30° E., la pointe Nord d'Elisabeth par la pointe S. 0. de l'ile Sainte-Marthe, au S. 58° E.
Un très grand bâtiment mouillera un peu plus au large. Cet endroit est meilleur, par vent de S. 0., que celui dont nous avons parlé précédemment, dans le Sud de la pointe Saint-Sylvestre. Il est également supérieur à la rade Royale proprement dite, où l'on peut mouiller à peu près partout, mais où la mer est mauvaise par vent d'Ouest. Au contraire, dans les relèvements ci-dessus, le banc du Milieu procure un abri relatif.
Pour éviter ce banc, en venant du Nord, il suffit de se tenir à l'Est de la ligne qui, du cap Gracia, va dans le S. 36° 0. Mais si l'on veut, au contraire, passer entre l'accore Ouest du banc et la Grande-Terre, on se tiendra dans l'Ouest de la ligne qui, du même cap, se dirige dans le S. 53° 0. Ce relèvement tangente les sondes de à mètres 6, qui sont les plus dangereuses du haut-fond. Le bâtiment a tout paré dès qu'il est sur l'alignement de la pointe Saint- Sylvestre par la pointe Sud de l'ile Sainte-Marlhe.
Il est bon de faire remarquer que l'occasion de passer dans
52 DÉTROIT DE MAGELLAN. [chap. i".]
l'Ouest du banc du Milieu se présente extrêmement rarement. En effet, le peu d'espace séparant le cap Thorax du cap Porpesse, au Sud de l'ile Elisabeth , et la difficulté des manœuvres dans ce chenal ont conduit à limiter à 5 mètres 5 le tirant d'eau des bâtiments prenant le passage du Pélican. Pour de semblables navires, il est infiniment plus simple de longer la côte Ouest de l'ile Elisabeth, à - mille de distance, que d'aller chercher les grands fonds du chenal de la Rade Royale. Ces fonds sont inutiles pour un navire ne calant pas six mètres d'eau, et ils n'empêcheront pas un grand bâtiment d'être arrêté plus au Sud, dans le passage du Pélican. Ainsi, le chenal de la Rade Royale est à peu près inutile. Dans la plupart des cas, on lui préférera le chenal de la Reine ; seuls, les petits vapeurs en tireront un bon parti par les vents du Sud au S. E., et encore auront-ils soin de bien longer Elisabeth, comme nous l'avons dit cidessus.
L'ÎLE ELISABETH ET LE PASSAGE DU PÉLICAN. — Un peu
avant d'arriver à Shoal-Haven, les bâtiments s'engageant dans le passage du Pélican veilleront le jeu des courants dans le tournant. Le relèvement du cap Porpesse les empêchera de se jeter sur les bas-fonds qui prolongent le Shoal-Haven. Si le vent de S. E. force, on en sera bien abrité dans le Nord du cap Porpesse, aussi près de la terre que le permettra la grandeur du bâtiment. Il est bon d'être prévenu qu'entre les caps Porpesse et Thorax la rencontre du vent et de la marée, portant l'un vers l'autre, occasionne de forts remous, ainsi qu'un certain soulèvement de l'eau analogue au mascaret. On a vu cette espèce de barre atteindre deux mètres de hauteur.
Une fois le cap Porpesse doublé, les bâtiments venant de la passe du Pélican rentrent comme les autres dans le Broad reach, où les difficultés cessent.
L'île Elisabeth, que nous venons de contourner par le Sud, a reçu ce nom de sir Francis Drake en l'honneur de la reine qui régnait alors en Angleterre. Elle est parcourue, du N. E. au S. 0., par une chaîne de collines, dont les sommets suivent à peu près la ligne centrale et sont peu élevés, le plus haut n'ayant que 55 mètres. Il est à remarquer que cette chaîne a la même direction que celle des monts Grégory et de divers massifs s'élevant, dans le voisinage, sur la côte de Patagonie.
De même que l'île Sainte-Madeleine est le refuge des pingouins, des lions de mer et des phoques, de même l'île Elisabeth est couverte de cygnes et d'oies que l'on peut tuer en grande quantité, et dont on peut ramasser les œufs. Le printemps (du 21 septembre au 21 décembre) est la meilleure saison pour les cygnes, du moins dans le commencement, car en novembre ils abandonnent l'île aux oies. Il