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LES CANAUX DU NORD AU SUD

Au Sud de ces mouillages, la navigation redevient facile. Nous indiquerons par une simple table les points à signaler jusqu'au canal Smyth :

Banc du Zealous, page 144;

Récif Gorgon, page 142;

Dangers de l'Indian reach, page 140;

Choix entre le Grappler reach et l'Escape reach, page 139;

Rocher Amethyst, page 140;

Havre Grappler, page 139;

Baie Tom, page 135;

Havre Molyneux, page 134;

Guia Narrows, page 133;

Roche Suwanee, page 133 ;

Puerto Bueno, page 132;

Pointe Delgada, page 132;

Havre Mayne,page 131;

AnseDixon, page 128;

Baie de l'Isthme, page 126.

Rendu à la baie Fortune, le lecteur quittera la carte N" 3399 pour prendre celle qui porte le N° 3143 et figure le canal LSmyth, de file Cutler au détroit de Magellan. La seule préoccupation pendant cette route, longue de 32 milles, sera le passage des chenaux Mayne et Gray (voir page 123 et vue N° 34, 2° série). Pour pratiquer le chenal Mayne en venant du Nord, il faut doubler l'île Culler à j de mille de dislance. Dès qu'on sera le long de cette île, on cherchera la bouée de l'île Summer, que l'on aperçoit de là. Puis, on laissera un peu par tribord le plus Nord des îlots Francis ; ensuite on se placera de manière à relever ledit îlot au N. 23° 0. et on mettra le cap sur la bouée, que l'on rasera en la tenant par tribord; puis on fera route sur l'île Bradbury, pour parer le fond de 6 mètres qu'on laissera par tribord ; on ralliera ensuite le milieu du chenal.

Le chenal Gray, plus profond que le chenal Mayne, est moins direct, plus étroit et plus encombré de dangers. H faut, comme nous l'avons dit à propos du passage inverse, éviter de s'y engager par temps sombre, car on ne peut parer qu'à l'œil les bancs de goémons qui débordent les divers îlots et surtout ceux qui sont situés entre les îles Verecker et Foley. Un relèvement pris sur la pointe Sud de File Orlebar fera éviter les bancs de goémons qui gisent devant la partie N.E. de cette île; ensuite on ralliera la cote Ouest de l'île Hoskyn, dont on passera à 3 encablures au plus, pour éviter le haut- fond de 5 mètres } qui est près de la pointe Sud de l'île Orlebar. L'île Hoskyn passée, on mettra le cap à mi-dislance entre les îles Foley et Verecker, en faisant un petit détour pour parer les deux bancs de goémons donl il est question plus haut.

APPENDICE

Le mouillage de l'ile Summer (page 124) et la baie Otter (page 124) sont les meilleurs points de relâche qu'il y ait dans le canal Smyth. Les bâtiments n'ayant pas le temps de parcourir les 30 milles qui séparent le chenal Mayne de la baie Sholl choisiront suivant leurs convenances l'un ou Ta ii Ire de ces mouillages.

Dans le Sud de l'ile Renouard et à hauteur de l'île Verte (vue N° 36, 2 e série), on peut distinguer jusqu'au bout la sortie du canal Smyth. De beau temps on aperçoit non seulement les îles Fairway, mais encore le port Churruca, de l'autre côté du détroit. En s'avançant vers les îles Fairway, il faut les laisser bien franchement par bâbord, parce qu'une roche existe à 3 encablures dans le Nord de la plus septentrionale ; celte roche est à fleur d'eau à basse mer.

A à milles des îles Fairway, l'excellent mouillage de la baie Sholl offre un abri sûr dont tout bâtiment peut user. H est également possible de s'engager immédiatement dans le détroit de Magellan, à la condition de pouvoir atteindre l'un des mouillages qu'il présente dans l'Est du canal Smyth. Nous nous reporterons maintenant plus à l'Ouest, afin de dire quelques mots de l'atterrissage sur le cap Pillar et les Évangélisles par les navires venant du Pacifique. Ces renseignements sont nécessaires aux bâtiments qui, sans \ouloir passer les canaux du Nord au Sud, désirent néanmoins traverser le détroit de l'Ouest à l'F.st. Celte route a, par rapport à celle du cap Horn, des avantages et des inconvénients que nous allons signaler.

Le cap Horn n'étant point difficile à doubler de l'Est à l'Ouest, beaucoup de marins pensent qu'il n'est pas opportun de se créer le souci d'une navigation près de terre. D'autres, au contraire, font observer que, si la traversée du détroit est difficile lorsqu'on lutte contre des vents debout, elle est des plus simples lorsqu'on défile >ent arrière, poussé par les rafales. La différence est tellement grande que l'interdiction pesant sur les grands voiliers pour le passage de l'Est à l'Ouest disparait lorsqu'il s'agit de passer du Pacifique à l'Atlantique. De grands clippers américains ont pris cette route rien que par goût , sans nécessité aucune, et ont franchi en trois jours.

Ainsi tout navire évoluant bien peut traverser le détroit de l'Ouest à l'Est, pourvu que son capitaine soit habitué à bien reconnaître les terres, à pratiquer sans pilote l'entrée et la sortie des ports. Mais si le passage est relativement facile, il n'en résulte pas qu'il soit forcé. Seuls les petits voiliers et les bâtiments en mauvais état doivent, sans hésitation aucune, s'engager dans le détroit. Pour les autres, chaque capitaine se laissera aller à ses propres inspirations, se souvenant que la route du large est évidemment la plus simple, mais que, d'un autre côté, elle expose le bâtiment à une mer quelquefois énorme, à des roulis fatigants, sinon dangereux.

H faut aussi tenir compte des considérations suivantes. Dans l'Est

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