PREMIÈRE PARTIE
■< On ne pensait guère vous revoir au Val-Clavin.
— }i\. Dclaberger — reprenait le Prince, — attendez donc... Je me rappelle!... Vous étiez ici comme garde général à l'époque où on rebâtissait l'église... Excusez-moi de ne pas vous avoir reconnu, mais nous avons vu passer tant de monde depuis ce temps-là !... »
Tout en parlant, il dévisageait de nouveau son voyageur, reluquait la rosette de sa boutonnière, et soupçonnant qu'il avait affaire maintenant à un client considérable, devenait moins indifférent.
« Ah ! dame, — continuait-il, — c'est que nous avons tous pris de l'câge, et vingt-cinq ou vingt-six ans changent diantrement les figures... Et vous voilà donc de retour par chez nous r Ma femme, il faudra caser Monsieur dans la chambre rouge. »
Delabergc, un peu déconcerté par cet accueil banal et la constatation de
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ce mortifiant oubli, déclara qu'il ne tenait pas à la <• chambre rouge » : il préférait loger dans la pièce qu'il avait occupée autrefois et dont la fenêtre ouvrait surle jardin.
•< Votre ancienne chambre r — répliqua Princetot.
. — ah ! oui, voilà... C'est qu'elle n'est plus libre . . .
Nous l'avons remise à neuf et donnée à notre Simon, qui est revenu, il y a deux ans, de l'école de Ckiny avec tous ses brevets.
notre garçon . .
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