‹ Paternité;Chapitre 25 sur 89 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

La maison aux fenêtres ouvertes, les jardins aux vives couleurs, les champs onduleux, étaient enveloppés d'une atmosphère de sécurité et de bien-être. L'ensemble avait une physionomie amène et hospitalière qui encouragea Delaberge à persister dans sa résolution. Il lui semblait retrouver sur cette demeure le reflet de la personnalité avenante et cordiale de la propriétaire.

Quelques minutes après, il sonnait à la grille, demandait madame Liénard.

et traversait les terrasses, guidé par la jardinière, qui le remettait aux mains d'une accorte femme de chambre. Cette dernière l'introduisait dans un salon situé au rez-de-chaussée.

« Ah! Monsieur! comme c'est gentil d'avoir tenu votre promesse ! ■■

En même temps, avec sa vivacité primc-sautiére, Mme Liénard. vêtue d'une robe de tussor au corsage en l'orme de blouse, où son buste se mouvait à l'aise, s'avançait vers l'in-

spectcur général et lui tendait gaiment la main.

Delaberge, s'inclinant, répondait de son mieux à Fétreinte de cette petite main brunie au soleil, puis s'excusait du négligé de sa toilette : •• Une course en forêt l'avait amené à deux pas de la Roselière, et il s'en serait voulu de passer si près de madame Liénard sans lui présenter ses hommages ... >> Comme il achevait son compliment, il aperçut au fond du salon un visiteur qui s'était levé en l'entendant annoncer et se disposait à prendre congé.

C'était un jeune homme de moyenne taille, à la tournure leste et robustement élégante. Très brun, avec une barbe châtaine légèrement frisante, il semblait un peu effarouché par l'apparition d'un étranger: mais ce mouvement de timidité n'avait rien de gauche, ni d'obséquieux. Debout derrière un fauteuil, son chapeau rond à la iï;ain. il attendait gravement que le

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