‹ Paternité;Chapitre 49 sur 89 · DEUXIÈME PARTIE I · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE I

nard en le débarrassant de sa potiche, — quand vous vous sentez trop isolé là-bas, pourquoi ne venez-vous pas vous désennuyer à laRoselièrc?

— Vous me permettez d'y revenir bientôt >. . Alors je m'en vais tout à fait heureux... -

Il crut discret de ne pas prolonger sa visite et s'apprêta à prendre congé.

Elle lui tendit la main :

•- A bientôt! — dit-elle avec vivacité ; — à demain, si vous voulez. Oui, revenez demain : j'aurai peutêtre... un conseil à vous demander. ••

Il la quitta, ragaillardi par l'espoir d'une entrevue si prochaine, et aussi par la perspective de cette mystérieuse confidence qu'elle voulait lui faire.

Le lendemain du jour où Delaberge avait aidé Mme Liénard à fleurir le salon de la Rosclicre. Simon Princetot, après le déjeuner du midi, traversa la cuisine du Soleil d'Or et se dirÎLrea délibérément vers l'escalier

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qui conduisait à la chambre rouge.

Il avait déjà mis le pied sur la première marche, quand Mme Micheline, qui le suivait d'un regard anxieux.

Tinterpella :

<■ Où vas-tu, Simon >

— Chez monsieur Delaberge... C'est demain que doit avoir lieu à la mairie la réunion du syndicat formé par les usagers, et avant de m'entendre avec eux sur la façon dont nous procéderons, je désirerais voir l'inspecteur général... Tu comprends... Je ne serais pas fâché de le faire causer et de savoir un peu quelles sont ses intentions... »

Micheline secoua la tête et haussa les épaules :

" Peine inutile, — dit-elle, — l'inspecteur a décampé, sitôt son déjeuner avalé... Ah! il ne moisit pas dans sa chambre ! Hier, il a passé son aprèsmidi chez Mme Liénard, et j'ai en idée qu'il y est retourné aujourd'hui encore, car j'ai vu tout à l'heure qu'il

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