DEUXIÈME PARTIE lÔQ
prenait le chemin de la Rosellère... »
Tandis qu'elle parlait, la physionomie de Simon se rembrunissait à mesure. L'altération de son visage n'échappa point à l'attention de madame Princetot. Elle avait depuis longtemps lu au fond du cœur de son fils et elle devina aisément que ce qui le fâchait, c'était moins l'absence de l'inspecteur général que la nouvelle de ces visites réitérées de Delaberge à la Roselière.
Immédiatement elle songea que le meilleur moyen d'empêcher Francisque de lier plus familièrement connaissance avec Simon était de brouiller radicalement les deux hommes, en se servant de Mme Liénard comme d'un sur élément de discorde. Au fond, elle redoutait l'influence exercée par la propriétaire de la Roselière sur son fils. Elle savait que ce dernier n'avait pris en main l'affaire du cantonnement que pour plaire à Mme Liénard, et elle voyait avec terreur se développer
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cette passion qui, selon clic, ne pouvait aboutir qu'à de cruels déboires.
Elle se dit qu'en excitant la jalousie de Simon, elle avait chance de faire d'une pierre deux coups : le dégoûter de son fâcheux amour et l'éloigner à tout jamais de Delaberge.
Elle se rapprocha du jeune homme, lui mit la main sur l'épaule, et avec un accent de maternelle compassion :
" Mon pauvre enfant, — raurmura-telle, — tu te donnes beaucoup de tracas pour rien et tu t'es embarqué dans une méchante affaire...
— Je ne suis pas de ton avis, maman, la cause que je défends est juste et d'ailleurs je ne puis abandonner maintenant les braves gens qui m'ont confié leurs intérêts.
— Ne cherche donc pas à me tromper et à te tromper toi-même... Je suis fine et j'y vois clair... Si tu t'es mis cette besogne sur le dos, ce n'est pas pour les beaux yeux des usagers du