‹ Paternité;Chapitre 51 sur 89 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

\'al-Clavin, mais pour ceux de madame Liénard...

— Maman, — interrompit Simon en rougissant, — tais-toi. je t'en prie...

Pourquoi répètes-tu de pareilles faussetés ?

— Je dis ce que je pense et ce qui est vrai... 'I"u es amoureux de Mme Liénard et tu l'imagines qu'elle te récompensera de ton dévouement en consentant à devenir madame Simon Princetot...

— Jamais ! — protesta-t-il, — jamais je n'ai rêvé semblable absurdité !

— Tant mieu.x alors, si je me trompe, mon fî, car si tu te mettais ces lubies en tête, tu t'en mordrais les doigts, tôt ou tard... Tu la vau.x bien, ça c'est certain; mais ces belles dames-là se croient pétries d'une autre pâte que nous ; elles veulent se marier avec des gens de leur monde, et tandis qu'elle te leurre avec des paroles sucrées et de jolis sourires, Mme Liénard se laisse faire la cour par l'inspecteur général.

— Allons donc ! — s'ccria-t-il, — qu'en sais-tu >

• — Je le sais, — affirma Mme Micheline... — Cela saute aux yeux d'abord... Depuis une semaine qu'il est ici, voilà la troisième visite que Monsieur Delaberge fait à la propriétaire de la Roselière... Il parait qu'ils s'étaient déjà vus à Chaumont, et que l'affaire du cantonnement n'a été qu'un prétexte pour expliquer son séjour au Val-Clavin... Ce forestier vous amuse tous par des paroles en l'air afin de pouvoir rester plus longtemps à proximité de la veuve et de l'endoctriner tout à son aise... Essaie un peu, dans la réunion de demain, de le mettre au pied du mur en lui demandant une réponse catégorique, et tu verras si je n'ai pas raison... »

Simon courbait la tête, se mordait les lèvres et fronçait les sourcils.

Micheline comprit qu'il était ébranlé et devina en même temps, à l'altération de ses traits; qu'il souffrait

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