‹ Paternité;Chapitre 55 sur 89 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

particulier à vous dire... Eh bien !

voici... C'est un peu délicat, et peutêtre vous étonnerez-vous de la facilité avec laquelle je fais mes confidences à une personne que j'ai vue pour la première fois il y a dix jours... Mais d'abord vous n'êtes pas pour moi un inconnu. Votre ami monsieur Voinchet m'a parlé avec le plus chaleureux éloge de votre loyauté et de votre jugement.

Et puis songez que je suis seule ici, sans proches parents, livrée à moimême, n'ayant de relations qu'avec de braves paysans ou avec des agents d'affaires. Il ne m'arrive pas souvent de rencontrer un homme de votre caractère et de votre autorité, et vous m'excuserez sans doute d'avoir pris la hardiesse de le consulter... Enfin, — poursuivit-elle avec une expansion plus affectueuse, — je crois vous l'avoir déjà avoué, vous m'avez tout de suite inspiré confiance. Quand les gens me sont sympathiques, je sens en moi un quelque chose qui ne me

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trompe pas et m'attire vers eux... ■■

Cet aveu murmuré dans la quiétude du pavillon, où le frôlement des mobiles verdures contre les vitraux: révélait seul l'existence du monde extérieur, accrut encore l'émotion et les espérances de Francisque. Il serra la main de madame Liénard et se déclara profondément touché de la conlîancc qu'elle daignait lui montrer :

« Je vous remercie, — ajouta-t-il, — de me traiter en ami ; bien que notre connaissance soit de fraîche date, je vous assure, madame, que je vous suis entièrement dévoué. J"ai pour vous la plus tendre estime et Tardent désir de vous être utile.

— En ce cas, je vais sur-le-champ mettre votre indulgence à contribution. •■

Elle s'arrêta, but une gorgée d'eau de framboises pour se donner une contenance, puis reprit :

« Depuis hier, j'ai beaucoup rêvé à un mot qui vous est échappé au sujet

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