DEUXIÈME PARTIE
une forme taiiLçible, j'ai voulu recevoir l'avis d'un homme sérieux... Vous, monsieur, vous vivez à Paris, vous avez l'expérience du monde, et vous me donnerez de bonnes idées.
— Hélas! madame, — soupira-t-il, — je suis un célibataire assez casanier et j'ai vécu surtout en compagnie de mes paperasses. Néanmoins je connais un peu les hommes, et je vous aiderai de mon mieux à voir clair à travers vos hésitations... Avant tout, — ■ et il souriait discrètement, — quel serait votre idéal ? L'avez-vous déjà entrevu dans vos rêves ?
— Quelquefois, — répondit-elle en baissant les yeux... — D'abord, je déteste les caractères légers, les gens frivoles et les oisifs; j'aimerais donc, si je prenais un second mari, qu'il eût l'esprit cultivé et s'occupât utilement ; je voudrais qu'il fût à la fois tendre et fort, réservé et digne... »
Delaberge était ravi de ce début :
sans trop se flatter, il avait conscience
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de pouvoir satisfaire au programme, et une lueur joyeuse épanouissait son visage.
A mer veille ! — ditil, — voilà pour le moral...
Passons aux qualités ph}--
siques . . . Te-
V w^^^^^HunL ' . nez-vous a ce que le mari idéal soit très - jeune?
— Sans V te-
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ment, — re-
i pliqua-t- elle,
'' — je conviens
néanmoins que la jeunesse ne nuirait pas... C'est elle qui met en relief les qualités morales et les rend fécondes. Je me rappelle deux vers de