‹ Paternité;Chapitre 65 sur 89 · DEUXIEME PARTIE 2I · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE 2I

Oui, le coup avait porte. La voix de crécelle de Zélie Fleuriot venait de raviver cruellement les soupçons de Delaberge. Les propos de cette femme illuminaient l'obscurité où s'agitaient en lui des craintes imprécises et d'inquiets pressentiments. A présent, à cette soudaine clarté, il coordonnait les menus détails sur lesquels tout d'abord il n'avait pas cherché à s'appesantir...

Simon touchait à ses vingt-cinq ans, et il y en avait vingt-six que Delaberge et Mme Micheline s'étaient vus pour la dernière fois. C'était là déjà une concordance grave. D'ailleurs, cette première présomption se trouvait corroborée par la ressemblance que lui avaient signalée la Fleuriotte et Mme Liénard, et dont lui-même s'était vaguement aperçu. Simon avait, tout comme lui les yeux bleus, les cheveux châtains, la physionomie sérieuse et réservée. Le soir du dîner de la Roselièrc, Francisque, rcntr-é au

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Soleil d'Or, n'avait-il pas eu un moment l'illusion de voir un autre luimême accoudé à la fenêtre de son ancienne chambrer...

Cette singulière ressemblance n'expliquait-elle pas précisément la sympathie spontanée de Mme Liénard, des leur première rencontre chez le conservateur?- En trouvant dans la physionomie d'un étranger un reflet de la personnalité de ce jeune Princetot qu'elle aimait, la jeune femme avait tout de suite témoigné à Dclabcrge cette amitié confiante qu'il s'était vaniteusement empressé d'attribuer à son propre mérite.

Les moindres faits lui suggéraient maintenant de nouveau.^ motifs de conviction. Il notait de curieuses similitudes de goût, la parité de certaines intonations, de certains gestes; il commentait aussi la conduite étrange, les effarements et les transes de Mme Micheline, et il s'étonnait de ne s'être pas plus vite inquiété. Pour

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