‹ Paternité;Chapitre 81 sur 89 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

à transiger avec ses princip'es, et il brûla sans façon ce qu'il avait adoré.

•< Assurément, — dit-il, — dans les questions de pure convenance on doit tenir compte de l'opinion publique.

Mais quand il s'agit de lier pour toute la vie sa personne à celle d'un autre, il ne faut écouter que son cœur.

D'ailleurs, à tout bien examiner, les désapprobations que vous redoutez sont-elles si fort justifiées?... Simon est un homme supérieur, il est aimé et très populaire dans le pays, et si la politique le tente, il peut se frayer un chemin jusqu'au Parlement. S'il veut utiliser ses belles qualités dans l'administration, je vous promets de l'y aider de toute mon influence. Dans tous les cas, il me parait avoir la volonté et les dons nécessaires pour arriver très haut. Ajoutez à cela que ses parents sont riches et qu'ils adorent leur fils. S'ils pensent que leur profession actuelle est un obstacle à.

son mariage, ils n'hésiteront pas,

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croyez-le bien, à vendre auberge et distillerie et à vivre bourgeoisement de leurs rentes... Et alors que restera-t-il des susceptibilités et des effarouchements de vos amis ? Les gens du monde sourient bien vite à ceux qui réussissent, et je vous affirme que Simon réussira. Xe vous préoccupez donc pas de leur opinion :

mettez de côté toute fausse honte, suivez votre penchant, et aimez qui vous aime.

— Merci, monsieur. — répondit-elle en le récompensant de ses conseils par un regard attendri : — vous avez raison, et je n'écouterai que mon cœur.

— A la bonne heure... Il est probable que Simon viendra bientôt vous apprendre que l'affaire du cantonnement est terminée. Souvenez-vous qu'il est fier et très renfermé. Aidez-le à devenir plus expansif... Vous êtes femme, et je suis persuadé que vous saurez l'encourager à vous dire son secret.

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