DEUXIEME PARTIE 29I
Mme Liénard, ne craignez plus de lui ouvrir votre cœur... Allez de l'avant, morbleu!... D'ailleurs, qui pourrait vous faire hésiter?... Vous êtes digne d'elle par l'éducation, l'esprit et le caractère... lit dans le cas où, avant de l'épouser, vous désireriez une situation qui satisfasse votre amour-propre en vous mettant plus en relief, écrivez-moi... Je puis vous faire obtenir un poste honorable dans l'un des services qui dépendent du ministère de l'Agriculture... Vous le voyez, vous aviez grand tort de me considérer comme un obstacle à vos plus chers désirs : je ne demande, au contraire, qu'à en activer la réalisation. >•
A mesure qu'il parlait, Simon regardait avec un mélange d'étonnement et de confusion cet étranger qui, tout d'un coup comme un génie de féerie, exerçait une bienfaisante influence sur la direction de sa vie.
Il était touché de la cordiale simplicité avec laquelle ce fonction-
naire lui offrait ses encoura,f;enients
et son aide.
Secoué à la fois par un sentiment de honte et de gratitude, il rougissait et balbutiait :
" Monsieur, je... je voudrais \' o u s remercie r c 0 m me il faut... et je ne trouve pas de mots... Je suis désole et honteux de mes stupides méfiances. Comment pourraije jamais vous montrer ma
reconnaissance et me faire pardonner
mes torts?
— En me trardant un petit coin dans