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Les urines ont une teinte rose orangé très particulière, tenant le milieu comme aspect entre des urines hémoglobinuriques et des urines ambrées. La recherche de l'urobiline dans les urines et dans les matières fécales est toujours positive, si on fait la recherche avec le réactif de DeniGis et en reprenant par le chloroforme auquel on ajoute un peu de chlorure de zinc ammoniacal; on obtient ainsi une liqueur de couleur chartreuse avec reflets fluorescents verts et roses caractéristiques.
On peut affirmer que si on trouve de l’urobiline dans les urines et dans les matières fécales, on en trouvera aussi dans le sérum sanguin. Mais ici il faut se mettre dans des conditions spéciales : ilfaut opérer sur 10 centimètres cubes de sérum sanguin, se mettre dans l’obscurité et diriger sur le tube qu’on examine un rayon de lumière intense, par exemple celui donné par une lampe Nernst enfermée dans une boîte de métal noir percée d’un petit trou. On rend, par cetartifice, évidente la fluorescence qu'on aurait méconnue ou seulement soupçonnée en examinant le tube en pleine lumière.
Chez tous les malades qui nous ont donné la réaction de l’urobiline dans les urines, nous l'avons retrouvée dans les matières fécales et dans le sang.
Nous sommes donc en droit de penser que l’urobiline n’est pas localisée dans tel ou tel organe mais que c'est un pigment qui, lorsqu'il existe, est répandu dans tout l'organisme.
Chez tous les malades présentant le syndrome urobilinique, nous avons trouvé des signes évidents d’insuf-
fisance hépatique : le sang contenait ou ne contenait