‹ Pathogénie de la lithiasie biliaireChapitre 20 sur 59 · QUE · texte numérisé non relu

QUE

graisse sous forme de gouttelettes et de pigment en très fines granulations.

À remarquer que cette infiltration graisseuse et pigmentaire ne frappe que certaines cellules à l'exclusion des autres.

Les gouttelettes graisseuses ne sont pour ainsi dire Jamais bi-réfringentes. Il s’agit bien là d'un processus vital d'absorption. On peut le démontrer par des coupes à congélation faites immédiatement sur des pièces opératoires. De plus, étant donnée la teneur habituelle en graisse de l’épithélium vésiculaire, si on injecte une émulsion graisseuse (lait, beurre) dans la vésicule, on voit très peu de temps après une surcharge énorme de l'épithélium par des gouttelettes graisseuses qui vraisemblablement viennent de la bile.

Si, par contre, on lie le canal hépatique et qu’en laisse vider lentement la vésicule, on voit les cellules épithéliales perdre leur graisse. Il y a donc là une sorte de phénomène osmolique réglé par la teneur de la bile en graisse.

Dans certains cas, surtout lorsqu'il y a stase biliaire incomplète, les gouttelettes graisseuses sont bi-réfringentes. Proviennent-elles d'une sécrétion de la cellule? C’est ce que nous essaierons de savoir lorsque nous étudierons l’origine de la cholestérine biliaire et son mode d'arrivée dans la vésicule.

Quoi qu'il en soit, lorsque l'épithélium contient des substances graisseuses, elles sont reprises par le système lymphatique qui se charge de les éliminer. Sur les coupes, on voit les lacunes de la muqueuse colorée en vert par la bile doublée de réseaux blancs jaunâtres qui sont des

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