‹ Pathogénie de la lithiasie biliaireChapitre 21 sur 59 · LORS · texte numérisé non relu

LORS

capillaires lymphatiques dilatés. Par coloration au Sudan If, on voit les petits cryptes muqueux remplis d'une masse rouge foncé. Si on examine des coupes passées au xylol et montées dans le baume, on trouve de grandes cellules épithéliales vacuolaires et ne gardant pour ainsi dire que leurs contours. Normalement et sans artifice, on ne voit jamais passer ces lipoïdes bi-réfringents dans la bile.

Nous avons plusieurs fois recherché la cholestérine dans les parois de vésicules prises à l’autopsie ou retirées à des chiens. Nous fixions immédiatement au formol salé à 5 p. 100, coupions à la congélation. Nous avons examiné les coupes au microscope polarisant; nous en avons coloré au Sudan IIT et au Nilblau. Nous n'avons trouvé que de rares gouttelettes bi-réfringentes de cholestérine. D'autre part, la bile retirée de ces mêmes vésicules contenait toujours une quantité de gouttelettes bi-réfringentes de cholestérine, et des croix de polarisation très nettement visibles aux nicols croisés; les rares gouttelettes de cholestérine vues sur les coupes de muqueuse vésiculaire n'étaient pas dans les cellules, mais accolées aux cellules épithéliales baignées de bile. Nous ne pouvons en effet enlever toute la bile sans détruire ou altérer la couche épithéliale fragile de la muqueuse. Par conséquent, nous admettons qu'il n'y a normalement pas de cholestérine dans l’épithélium biliaire normal. C'est aussi l'opinion d'Ascnorr et Bac- MEISTER; d’après eux, la vésicule ne secrète pas de cholestérine. Chez plusieurs chiens, ils ont réséqué le cystique et vidé la vésicule. Celle-ci se remplit assez

ro rapidement, maisne contient ni cholestérine, ni pigments, ni sels biliaires. On n'y retrouve que du mueus plus ou moins épais.

Mocquor est arrivé aux mêmes résultats en réalisant arüficiellement l’occlusion des voies biliaires. Lorsqu'on trouve du liquide dans la vésicule, c’est un exsudat plus ou moins muqueux, sans cholestérine ni pigments.

Deux formations sont encoreintéressantes à connaître :

a) Les glandes muqueuses, très rares sur le corps et le fond de la vésicule, très fournies sur le col et se prolongeant dans le canal cystique. On en trouve également un grand nombre dans le canal hépatique. Ces glandes ne présentent rien de spécial. Notons cependant la richesse des arborisations vasculaires, lymphatiques et nerveuses qui les entourent.

b) Enfin signalons des formations spéciales localisées au corps et surtout au fond de la vésicule, décrites par LuscakA, puis par MERANER et qui restent connues sous le nom de canaux de Luscuxa.

Luscaka avait décrit deux sortes de petits canaux dans la paroi de la vésicule : d’abord de petits canaux biliaires aberrants et borgnes sur la face de la vésicule en contact avec le foie; en deuxième lieu, des dépressions infundibuliformes réparties sur l’ensemble du fond et du corps de la vésicule. Evidemment, il ne s’agit là que d’exagération des petits cryptes classiquement décrits.

On trouve tousles intermédiaires entre simples plissements de la muqueuse et véritables petits canaux

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