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Ces vésicules de stase non inflammatoires contiennent généralement un calcul unique formé de cholestérine purè autour d'un noyau amorphe. A la coupe, on voit sa structure radiaire. C’est lecalcul de cholestérine radiaire d’AscHorr et BACMEISTER.
Ce sont ces formes de calcul et de vésicule qu'on trouve le plus souvent comme surprise d’autopsie : en l'absence d'inflammation, elles n’ont donné lieu à aucun symptôme pendant la vie.
S1 le calcul d’une vésicule de stase vient à s'engager dans le cholédoque et produit une oblitération brusque et définitive, se développe une hydropysie de la vésicule. Il y a inflammation de la muqueuse, desquamation épithéliale abondante.
Dans un deuxième stade, les glandes à mucus s’atrophient et il se forme un hydrocholécyste.
Mais l’obstruction sans infection même atténuée est une exception, si même elle existe.
Aussi arrivons-nous à l'étude des voies biliaires de lithiase infectée.
Les pièces de très légère infection manquent dans la littérature. On n’a pas pu non plus la reproduire expérimentalement. On doit supposer qu'une inflammation existe, car par l'examen systématique des vésicules de lithiasiques, on trouve souvent une augmentation générale des replis muqueux avec prolifération cellulaire, et la présence d’amas lymphoïdes infiltrant la musculeuse et la sous-séreuse.
Par endroits une atrophie muqueuse cicatricielle atteste l'atteinte ancienne. |
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Les pièces à examiner ne sont pas les vésicules d’infeclion aiguë où les lésions de cholécystite suppurée, voire ulcéreuse, ne présentent pas d'intérêt spécial au point de vue de la formation des calculs biliaires.
Les vésicules après poussée de cholécystite aiguë sont plus intéressantes à étudier. La muqueuse est épaissie, infiltrée. L’épithélium est plus ou moins abrasé, desquamé; ses débris infiltrent les canaux de Luschka qui paraissent à la fois allongés, dilatés et plus nombreux. La muqueuse, dans ces canaux, paraît en voie de néoformation. Leur paroi est infiltrée de lymphocytes. On voit également des glandes muqueuses de néoformation.
Il n’est pas rare de trouver les canaux de Luschka bourrés de bile et de concrétions formées de pigment biliaire comme l'indique la coloration, et de cholestérine en masses bi-réfringentes. L’épithélium forme parfois une bordure bi-réfringente.
Les cellules qui forment le tissu d'infiltration péricanaliculaire sont gorgées de gouttelettes graisseuses à en éclater. Ce sont de grandes cellules qui rappellent les cellules à chiolestérine du corps jaune, du xanthome, des surrénales. Ge fait et cetle analogie ont été signalés par Acnorr et Bacmeisrer. Ces auteurs disent que ces amas de cellules chargées de graisse forment dans la paroi de la vésicule de gros amas, visibles à l’œil nu, d'un Jaune de soufre, rappelant le corps jaune de l'ovaire.
Nous avons fait quelques examens de vésicules de vieille lithiase. Nous avons constamment trouvé sur nos
coupes faites à congélation, dans la couche sous-
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épithéliale et dans la couche fibro-muqueuse, des amas bi-réfringents aux nicols croisés.
Par coloration au Sudan III, nous avons vu que ces amas correspondaient à des boules rouge orangé ou à des masses de même couleur d'aspect granuleux. Jamais, ni {par la bi-réfringence, ni par les colorations, nous n'avons pu voir ces masses contenues dans des cellules épithéliales ou leucocytaires. Il semble que nous ayons eu sous les yeux ces inclusions anciennes de cholestérine dont parlent Ascuorr et Bacmeister. Nousn’avons pas eu encore la chance de tomber sur des vésicules contenant dans leur paroi les corps jaunes dont nous parlons plus haut.
D'une facon constante, la réaction de Liebermann, caractéristique de la cholestérine, a été positive avec des fragments de vésicule. Elle nous a paru plus intense lorsqu'elle était pratiquée avec des fragments provenant de vésicules présentant les caractères que nous venons de décrire.
On trouve également des cellules. chargées de pigment dans les parois de ces vésicules. Mais il est impossible de savoir s’il s’agit de pigment biliaire venu de la bile ou de pigment d’origine sanguine provenant des petites hémorragies inflammatoires qui se font toujours dans la paroi.
On ne saurait dire non plus si, par suite du processus de cicatrisation, ces amas de cholestérine et de pigment arrivent à être résorbés; en tous cas, ASCHorr el BACMEISTER en ont constaté sur des vésicules enlevées des années après la crise inflammatoire. Nous les avons
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trouvés sur de vieilles vésicules lithiasiques, où les calculs étaient une trouvaille d’autopsie.
Dans quelques cas, AscHorr et BACMEISTER ont vu dans certains canaux de Luschka dilatés, non seulement des amas de cellules, de pigments et de cholestérine, mais de véritables petits calculs de cholestérine simple Ou à centre pigmentaire.
Ces calculs qu'Ascnorr appelle calculs intramuraux sont le point de départ d’une néoformation de calculs.
Les calculs qu'on trouve dans ces vésicules qui portent des signes d’inflammation ancienne sont des calculs mixtes de cholestérine et chaux, pigments et chaux, cholestérine, pigments et chaux. Il n'est pas rare, dans les cas de calculs multiples de retrouver à la coupe du plus gros d’entre eux le calcul primaire de cholestérine radiaire qui s’est entouré secondairement d’une couche stralifiée de sels calcaires. Les deux formations de date différence sont nettement tranchées.
Concurremment avec les parois de la vésicule biliaire, nous avons examiné les parois des gros canaux hépatiques. Nous n’y avons jamais trouvé, ni à l’état normal, ni à l’état pathologique de granulations graisseuses ou biréfringentes paraissant être de la cholestérine. La bile chargée de cholestérine passe à travers les canaux hépatiques sans y séjourner et la muqueuse ne l’absorhe pas comme le fait dans le cas de stase la muqueuse de la vésicule où la cholestérine se dépose en gouttelettes.
Les cellules hépatiques contiennent toujours des
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éthers de la cholestérine en quantité abondante décelable par les procédés histochimiques.
Il ne nous est pas encore possible de dire si la cholestérine que nous constatons dans les cellules du foie se forme in situ ou y est apportée par le sang. Quoi qu'il en soit, il semble que la cholestérine de la bile provienne du foie et non des parois des voies biliaires.