‹ Pathogénie des néphritesChapitre 11 sur 58 · Bourru, Thèse de Paris · texte numérisé non relu

Bourru, Thèse de Paris

Couillaut, Thèse de Paris, 1880.

Barthélémy, Thèse de Paris, 1880.

Lépine, Additions à Darkls, p. 652.

Weigert, Anatomische Beiirdge zur Lehre von den Pocken, 1874 et 1875. Cornil et Ranvier, t. II, p. 57.i.

Cornil et Babès, Les bactéries, p. 535.

2 Note inédite de M. J. Renaut, incluse dans un mémoire inédit de M. Albert Kobin Sur V Urologie de la néphrite variolique.

3i PATHOGÉNIE DES NÉI'HUITES.

tue très rarement chez l'adulte; dans la statistique des autopsies de Bamberger, elle n'existe que dans la proportion de 18 cas sur 2430 néphrites. Chez les enfants elle est plus fréquente et plus grave; sur 1352 autopsies, Wiederhofer, à l'hôpital Sainte-Anne (hôpital des enfants de Vienne) a trouvé 46 cas de mal de Bright, dont 31 étaient consécutifs à la néphrite scarlatineuse (Labadie-Lagrave, art. cité).

La néphrite scarlatineuse peut-elle passer à l'état chronique ? C'était une opinion communément admise autrefois; mais M. le professeur Bartels et M. le professeur Charcot s'élèvent vivement contre cette manière de voir, qui ne repose sur aucune observation décisive ^ La transformas tion de la néphrite scarlatineuse aiguë en gros rein blanc paraît être exceptionnelle.

Les lésions de la néphrite scarlatineuse sont complexes et ont été interprétées différemment suivant les auteurs. Comme la nature de ces lésions peut éclairer la pathogénie de la néphrite, il me faut les rappeler en quelques mots\

On a d'abord décrit dans le rein scarlatineux l'inflammation du glomérule et des lésions interstitielles (glomérulo-néphrite). D'après les observations de Klebs, de

\. Bartels, Trad. française, p. 258.

1. Lépine, Additions à Bartels, p. 648 et Revue sur la néphrite scarlatineuse^ in Revue de médecine, 1882.

Kelsch, Revue critique, in Arch. de physiologie, 187-4. C.ornil et Ranvier, t. Il, p. 578.

Wagner, Beitrag. zur pathologischen Analomie des Scharlachs, in Arch. der Heilktmde, 1867, t. VHl, p. 262, et Maladies des reins, in Ziemssen. Friedlânder, Fortschritte med., 1883, n° 3. Aufi-eclit, Berl. klin. Wochenschrift, 1886, p. 3. Charcot, Leçons sur les maladies des reins. Labadie-Lagrave, Art. cité, p. 741.

R.-B. Todd, Clinical lectures on certain diseases of tlie urinary organ, 1857^

E. Wagner, de Goals, de Kelsch, de CharcoL, le Lissu coiijoncLif périglomérulaire et intertubulaire est infiltré d'éléments embryonnaires; les glomérules de Malpighi sont couverts et remplis de cellules rondes, et pour ainsi dire transformés en une sorte de tissu embryonnaire. Mais ces lésions glomérulaires et interstitielles ne constituent qu'une partie des altérations rénales. Des lésions parenchymateuses ou épithéliales existent aussi plus ou moins marquées, ainsi quel'onl montré Litten, Cornil, E. Wagner, Gombaull et Balzer (cités pas Cadet de Gassicourt). On constate dans les cellules la tuméfaction trouble, la dégénérescence granulo-graisseuse et même la nécrose de coagulation^ ; la cavité des tubes contient un exsudât et des cylindres. Tantôt c'est la glomérulo-néphrite qui prédomine, tantôt ce sont les altérations épithéliales; mais la néphrite scarlatineuse est toujours diffuse, et l'inflammation porte, avec une intensité variable, sur tous les éléments du rein.

J'insiste sur les lésions de l'épilhélium, car elles ont une grande importance dans l'espèce. Je les ai observées moimême, ainsi que je le dirai tout à l'heure, avec tous les caractères qu'on retrouve dans les néphrites infectieuses.

Plusieurs théories pathogéniques ont été proposées pour expliquer la néphrite scarlatineuse. On a invoqué l'influence du refroidissement; cette influence est niée par Bartels, par Gerhardt, par Trousseau, par Barlhez et Rilliet, par G. Sée. Ce qui prouve bien que la cause de la néphrite est dans la maladie elle-même, et non dans l'impression du froid, c'est que cette complication est très variable de fréquence suivant les épidémies (Bartels), et qu'elle survient

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