‹ Pathogénie des néphritesChapitre 13 sur 58 · Thèse de Paris, 18S5, p · texte numérisé non relu

Thèse de Paris, 18S5, p

Érysipèle. — Dans un cas d'érysipèle de la face, suivi de mort, j'ai pu constater moi-même en 188i, à la suite des recherches de M. le professeur Bouchard, la présence des microbes dans le sang et dans l'urine et les lésions épi- Ihéliales d'une néphrite aiguë*. M. Denucé % qui a étudié avec beaucoup de soin la pathogénie des lésions rénales de l'érysipèle, a vu plusieurs fois dans l'urine albumineuse, contenant des cylindres, les bactéries érysipélateuses, qu'il a colorées avec le violet de méthyle. Sur les coupes de reins de sujets morts d'érysipèle, il a observé, en même temps que les lésions de la néphrite diffuse, l'existence des bactéries, surtout dans les vaisseaux, rarement dans les glomérules, parfois dans l'intérieur des tubes et dans leur intervalle. Les lésions rénales semblent donc bien dues à l'élimination des bactéries apportées au rein par le courant sanguin.

Fièvre puerpérale. — La néphrite puerpérale, distincte de la néphrite gravidique, a été bien étudiée par Billrolh, par M. Hervieux, par M. Mayor ^ et par M. Siredey ; elle est toujours consécutive aux accidents puerpéraux qui surviennent après la délivrance. En dehors de la dégénérescence amyloïde du rein, qui complique quelquefois les suppurations prolongées des phlegmons péri-utérins, et des néphrites suppurées, caractérisées par les infarctus de lapyémie ou les lésions de la pyélonéphrite ascendante (rein chirurgical), on peut observer, dans l'état puerpéral, une véritable néphrite parenchymateuse, qui présente les altérations de la néphrite

1. Hillairet et Gaucher, Traité des maladies de la peau, t. I" p 316 et

2. Denucé, Tlièse de Bordeaux, 1885. — Blechmaunn, Tliése de Paris, 1883.

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