‹ Pathogénie des néphritesChapitre 17 sur 58 · Burtels, Loc. cil., p · texte numérisé non relu

Burtels, Loc. cil., p

2. Mommsen, Deutsch. medic. Wochensch, 1879, n°«36 et 37 cilépar Kuniienberg.

3. Cornil et Babôs, Loc. cil., p. 359. i. Labadie-Lagrave, Art. cité, p. 712

nique, et Bartels l'a vue se terminer par une atrophiedesreins.

Il est impossible de dire si l'albuminurie du rhumatisme est toujours due à une néphrite, mais la néphrite rhumatismale existe \ Dans un cas de Wagner, on constata la tuméfaction trouble des épithéliums des canalicules et des altérations glomérulaires. M. le professeur Lépine- a observé un cas de néphrite survenue dans le cours d'un rhumatisme articulaire aigu grave, compliqué de pleurésie. Au bout de quelques mois le malade mourut avec les lésions du gros rein blanc. Il n'y avait jamais eu d'albuminurie ni aucun signe de néphrite avant le rhumatisme ^

Bartels, ayant constaté l'existence de cette néphrite aiguë rhumatismale chez des malades atteints d'endocardite, pense que des produits inflammatoires ont pu être détachés de l'endocarde et entraînés dans les vaisseaux du rein, sans déterminer d'infarctus, et qu'ils ont été la cause de la néphrite. Ce n'est là qu'une hypothèse, et il est bien plus vraisemblable d'admettre que l'irritation rénale a pu être produite par des micro-organismes. Je crois, en effet, que la nature infectieuse de la néphrite rhumatismale est probable, mais je reconnais qu'elle n'est pas démontrée. On pourrait invoquer aussi l'élimination par le rein d'un principe anormal contenu dans le sang et dérivant des altérations humorales du rhumatisme*.

Cette néphrite aiguë ne doit, d'ailleurs, pas être confondue avec la néphrite rhumatismale de Rayer, qui se rapporte à des infarctus d'origine embolique.

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