Négel, Loc. cit., p
2. On pourrait, il est vrai, admettre aussi que la néphrite est sous la dépendance des modifications du sang provoquées par l'agent morbide de la syphilis; mais ces modifications sont encore inconnues.
PATHOGÉNIE DES NÉPIIIUTES. 51
lose rénale primitive ou secondaire, miliaire ou caséeuse% on peut observer, chez les tuberculeux, des néphrites ascendantes consécutives à des lésions vésicales, des néphrites parenchymateuses ou interstitielles, rentrant dans le cadre du mal de Bright, la dégénérescence amyloïde et enfin de véritables néphrites aiguës.
La tuberculose rénale n'est pas, à proprement parler, une néphrite; cependant on trouve, dans les îlots tuberculeux, les cellules des canalicules dégénérées, troubles et atrophiées; on trouve également les bacilles caractéristiques non seulement sur les coupes de l'organe, mais encore, pendant la vie, dans l'urine des malades (Cornil et Babès"-, Rosenstein). La nature infectieuse de ces lésions n'est donc pas douteuse.
La pathogénie des néphrites ascendantes sera étudiée plus loin; elle ne présente rien de spécial dans la tuberculose, au point de vue du mécanisme des lésions.
Quant aux altérations brightiquesdu rein, leur pathogénie est encore bien obscure. Ces néphrites brightiques présentent parfois le type du gros rein blanc, plus souvent les caractères d'une néphrite diffuse, dans laquelle les lésions interstitielles prédominent (J,-B. Gauché'). L'origine infectieuse de ces lésions est vraisemblable, mais n'est pas prouvée; j'en dirai autant de la dégénérescence amyloïde.
Enfin on peut voir, dans le cours de la tuberculose, des néphrites aiguës*. Celles-ci présentent tous les caratères