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Cornil cl Brault, Loc. cit., p

3. J.-B. Gauché, Thèse de Paris, 1880. — Voy. également l'ouvrage de Rayer, t. II, p. 322; — laT/ièse de Lacomôe, Paris 1878, et celle de Piédallu, Paris, 1878; et l'arlicle cité de Labadic-Lagrave, p. 715.

4. Voy. une observation de ce genre dans la Thèse de lorkomian, Paris, 1881, p. 56.

52 PATllOGÉNIE DES NÉPHRITES.

cliniques des néphrites infectieuses, les lésions sont celles des néphrites aiguës diffuses. On sait que, dans des cas de ce genre, M. le professeur Bouchard a trouvé des microbes dans l'urine*.

, Néphrites infectieuses primitives. — On a signalé enfin des cas de néphrite infectieuse ou bactérienne primitive, dans lesquels au moins la détermination de la maladie générale paraît porter exclusivement sur le rein. Il s'agit, dans ces cas, d'infections particulières, dont l'origine nous échappe et qui ne sont pas encore classées dans le cadre nosologique. Cliniquement, ces néphrites sont caractérisées par les symptômes généraux des maladies infectieuses, par une diminution considérable de la sécrétion urinaire, et, parfois même, par une anurie presque complète, qui conduit â la mort par urémie. Les urines renferment de l'albumine, des cylindres épithéliaux et granuleux, remplis de bactéries, et des bactéries libres. Les lésions rénales, constatées à l'autopsie, sont celles de la néphrite parenchymateuse, ou mieux de la néphrite diffuse aiguë : infiltration du tissu interstitiel, fusion, tuméfaction trouble et dégénérescence des épithéhums, etc. Les vaisseaux du rein sont encombrés par une masse énorme de bactéries.

Bamberger, Litten^ Aufrecht, Ziemacki, Babès^ ont rapporté des cas de ce genre. — Les états infectieux qui déterminent ces néphrites sont certainement dus à l'invasion de l'organisme par des microbes, bien que le point d'entrée de ces microbes ne soit pas connu. Ce sont des infections généralisées, avec localisation prédominante sur le rein ;

1. Ch. Bouchard, Néphrites infectieuses, iii Revue de médecine 1881, p. 671. "1. Litten, Zeitschrift fur klinische Med., t. IV, fasc. 1 et 2, 1882. 3. Cornil et Babès, Les Bactéries, p. 332.

et il est possible que certaines de ces néphrites parenchymatouses aiguës, dont l'étiologie est si mal connue, soient des néphrites infectieuses semblables.

M. le professeur J. Renaut* a publié aussi un cas de néphrite congestive aigué infectieuse, qui peut être rapproché des précédents.

Néphrites infectieuses siippurées . — Abcès métastatiques. — Dans les néphrites précédentes, les bactéries déterminent dans le rein des altérations inflammatoires ou dégénératives, sans tendance à la suppuration. Mais les microparasites, apportés par le courant sanguin, peuvent jouir de propriétés spécifiques pyogéniques et amener la formation d'abcès métastatiques. La démonstration de ce processus pathogénique résulte des recherches expérimentales de MM. Coze et Feltz, de M. Pasteur et de M. Koch'. MM. Coze et Feltz, et M. Koch, par l'injection sous-cutanée d'infusion de viande putréfiée à des lapins, M. Pasteur, par des injections de cultures du microbe pyogène, ont produit des abcès métastatiques dans le rein et dans d'autres organes. Ces abcès s'observent dans la pyhémie, dans l'endocardite ulcéreuse (Klebs), dans l'ostéo-myélite (Babès), dans la fièvre puerpérale, dans la fièvre typhoïde, où ils sont en connexion avec les eschares et les ulcères profonds du décubitus ; M. Babès les a constatés aussi dans un cas de polyarthrite rhumatismale infectieuse.

Dans la pyhémie, qu'on peut prendre pour type, ck le

1. J. Renaut. Sur la néphrite congestive aigué infectieuse, in Gaz. méd. de Paris, 1771, nM7.

2. Cornil et Brault, Loc. cit., p. 299. Cornil et Ranvier, Loc. cit., t. II, p. 622. Cornil et Rabùs, Les Bactéries, p. 327.

microbe affecte la forme d'un microccocus ou d'un diplococcus très petit, disposé parfois en chaînettes. Il se cultive dans le sang, adhère aux globules rouges et détermine dans le rein (et dans d'autres organes) des thromboses vasculaires qui sont le point de départ des abcès métastatiques » (Cornil et Brault). Si l'on examine une coupe colorée d'un de ces abcès à leur début, on voit que les capillaires glomérulaires et intertubulaires sont remplis de microccocus et de diplococcus isolés ou de zooglées. Ces vaisseaux renferment en même temps de la fibrine coagulée ; et c'est autour du point où la circulation est arrêtée, que se développe l'inflammation suppurative (Cornil et Ranvier).

§ 2. — NÉPHRITES TOXIQUES

Avec les néphrites toxiques, nous abordons un autre mode pathogénique, celui des dystrophies élémentaires primitives. C'est l'action directe de la substance éliminée sur. les cellules qui produit l'altération rénale.

Ces néphrites ont une pathogénie assez bien connue aujourd'hui, car elles ont pu être réalisées expérimentalement,, aussi bien dans les formes aiguës qiiedans les formes chroniques.

Néphrites toxiques aiguës . — « La plupart des substances étrangères à l'organisme, solubles, introduites dans le sang à dose suffisante, peuvent, dit M. le professeur Lépine', produire une néphrite aiguë, mais à un degré différent. Les lésions varient depuis l'inflammation la plus légère jusqu'à la mortification complète des cellules, et cette variabilité

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