Sadler. Du Rein sénile, Th. Nancy
6. Lomoinc. Sur le rein sénile, Th. Paris, 1876. ". Rendu. Th. Agr., 1878, p. 70.
8. liailct. Conir. à l'élude du rein sénile, in Revue deméd., 1881, p. 221.
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sur des considérations anatomo-palhologiques. Contrairement à la description de ses devanciers, qui montraient le processus scléreux débutant à la périphérie du lobule rénal au niveau des glomérules, pour s'étendre ensuite à travers les espaces intertubulaires jusqu'à la colonne médullaire centrale, M. Ballet a prouvé que le processus d'irritation conjonctive pouvait se localiser primitivement autour des tubes. D'après lui, un îlot scléreux occuperait le centre du lobule et serait relié au glomérule fibreux par des tractus conjonctifs intertubulaires; la lésion serait précédée de la transformation de l'épithélium glandulaire. Je dois dire cependant que, depuis ce travail, les préparations histologiques, étudiées par M. Duplaix* et par M. Launois-, semblent venir à l'appui de la théorie artérielle du rein sénile. MM. Cornilet Brault^ se refusent également à admettre sans contestation que le rein sénile puisse avoir une origine glandulaire.
Je reviendrai sur l'origine épithéliale de certaines scléroses rénales, mais, pour ne pas sortir actuellemement de l'étude pathogénique des cirrhoses vasculaires, il faut examiner maintenant par quel mécanisme la lésion artérielle donne lieu à la sclérose rénale. On est tenté d'admettre au premier abord que l'altération scléreuse est purement une lésion de voisinage; les préparations de M. Lemoine montrent le bouquet glomérulaire primitivement envahi, et la , transformation conjonctive s'étendant progressivement, de ! là, au tissu voisin. De même, M. Duplaix nous montre des ; coupes où des îlots scléreux sont uniquement localisés au i
1. J.-B. Duplaix. Contrib. à l'étude de la sclérose, Th. Paris, 1883.
2. Launois. De l'appareil urinaire des vieillards. Th. Paris, 1885, p. 24.
3. Cornil el Brault. Étude sur la pathologie du rein, Paris, 1884, p. 24. j
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pourtour de l'artériole malade; çà et \k, au sein du parenchyme rénal en apparence normal , s'observent de petites plaques fibreuses offrant à leur centre la lumière d'un vaisseau artériel. Dans ces cas, par conséquent, la péri-artérite parait jouer le rôle principal et on a véritablement affaire à une lésion purement circumvasculaire.
Dans une série de mémoires récents, M. H. Martin ^ semble plutôt disposé à faire intervenir comme facteur essentiel l'endartérite oblitérante. Les conclusions de cet auteur s'appliquent au rein, en même temps qu'à tous les viscères qui peuvent subir des dégénérescences scléreuses, du fait de l'athérome généralisé.
M. H. Martin ne nie pas que la péri-artérite ait dans beaucoup de cas une influence considérable. Cependant, il fait remarquer^ que, dans les cas mêmes où la péri-artérite paraît dominer au niveau du labyrinthe, on peut chercher et trouver « l'endartérite sur des vaisseaux d'ordre plus élevé, de calibre plus considérable ; il faut que la coupe comprenne le sommet même d'une pyramide, et sur la grosse artériole qui avoisine cette extrémité mamelonnée ■du cône urinaire, on trouvera l'altération vasculaire qui tient sous sa dépendance les lésions dystrophiques de toutes les pyramides et de la zone correspondante de substance corticale ». Il est de fait que, sur certaines coupes de rein sclérosé, les lésions conjonctives ne paraissent pas affecter au premier abord un rapport immédiat de contiguïté avec les artérioles; celles-ci, cependant, sont atteintes d'endar-
1. II. Martin. Recherches sur la nature et la palhogénie des lésions viscérales consécutives d l'endartérite oblitérante progressive, in Revue deméd., 1881.
Id. Considérations générales sur la palhogénie des scléroses dystrophiques consécutivesà l'endartériteoblitérante progressive, \n Revue de mérf., janvier 1886.