H. Martin. Revue de médecine, 1886, p
lUO PATlIOf.ÉNIE DES NÉPHRITES,
iérite; leur calibre est rétréci. D'autre part, sur ces mêmes coupes, on ne voit pas trace de processus inflammatoire subaigu : point d'amas de cellules embryonnaires; aucune infiltration d'éléments jeunes. On est alors tenté d'admettre que les éléments du tissu interstitiel adulte se sont formés avec une extrême lenteur, pour ainsi dire un à un, et on a une tendance naturelle à donner à un pareil processus le nom de dystrophie plutôt que celui d'inflammation.
A ce propos, je suis amené à retracer ici, avec quelques développements, l'h'istoire d'une autre sclérose rénale, évidemment de nature dystrophique et reconnaissant également une origine artérielle; je veux parler de la néphrite interstitielle liée à Vétroitesse congénitale des artères.
Cette question ne semble pas avoir nettement attiré jusqu'ici l'attention des auteurs, qui se sont le mieux occupés de la pathologie rénale. Ainsi dans les monographies récentes qui résument le plus complètement l'état de la science sur les maladies des reins, nous ne voyons pas qu'il en soit fait mention. M. Labadie-Lagrave, dans la monographie que j'ai plusieurs fois citée, n'en parle pas, il se borne à noter les statistiques de GuU et Sutton qui considéraient la néphrite interstitielle du jeune âge comme extrêmement rare, et celles moins exclusives de Bartels et Dickinson. Si l'on ouvre le Traité de Rayer à X^v\.\ç\& a. Atrophie desreins * », il semble que l'auteur ait entrevu des faits de ce genre. Rayer rapporte l'observation d'une malade dont l'autopsie donna les résultats suivants : « Le diamètre de l'artère rénale du côté droit était d'un tiers plus considérable que celui de l'artère rénale du côté gauche. Le rein droit pesait six onces et le rein gauche deux onces, de sorte que la