Rayer {Traité Aq), Paris, 1841, t. UI, p
PATUOGÉNIE DES NÉPHIIITES. 101
diiïérence entre les poids des deux reins était plus considérable encore que celle qu'on observait entre les calibres des deux artères aurait pu le faire supposer. »
Mais il faut recourir au travail de M. Lancereaux pour avoir quelques notions précises sur cet ordre de faits : « On remarque, dit cet auteur chez quelques malades, un rétrécissement congénital de l'aorte et du système artériel, qui tout d'abord se traduit par des phénomènes de chlorose et plus tard par une albuminurie avec néphrite scléreuse atrophique. » Pour M. Lancereaux 2 la lésion paraît se développer uniquement sous l'influence de la tension exagérée du sang dans le système artériel. Cet auteur rapporte à l'appui de son opinion quatre observations; M. Besançon m'en a communiqué une nouvelle, provenant également du service de M. Lancereaux, et dans laquelle une néphrite interstitielle, développée chez un garçon de vingt ans, paraît nettement sous la dépendance d'une étroitesse congénitale du système artériel.
Le rôle des lésions vasculaires dans la pathogénie de certaines scléroses rénales est donc probable, incontestable, si l'on veut, mais la majorité des néphrites interstitielles, d'après M. le professeur Charcot, reconnaît une autre origine et le processus de ces néphrites est celui des cirrhoses épithéliales. J'ai déjà dit que c'était à une semblable pathogénie que M. Ballet rapportait le rein sénile.
M. Charcot a montré que, dans la cirrhose rénale de l'homme, la lésion artérielle pouvait faire parfois complètement défaut \ D'après lui, ce senties canalicules urini-