‹ Pathogénie des néphritesChapitre 40 sur 58 · Charcot. Revue de médecine, 1881, p. 509 et suiv · texte numérisé non relu

Charcot. Revue de médecine, 1881, p. 509 et suiv

fères qui forment le support de la végétation conjonctive. Le fait 'primitif est V altération irritative des épithêliums, qui se traduit anatomiquement par le retour des cellules à l'état embryonnaire; le fait consécutif est la lésion conjonctive interstitielle, qui est attachée, en quelque sorte, au parcours des conduits urinifères, respectant les tubes demeurés sains. Quant à l'altération des artérioles, elle ne diffère pas de l'artérite oblitérante, telle qu'on l'observe dans tous les organes où il y a végétation du tissu conjonctif interstitiel suivant le mode chronique. En d'autres termes, les mêmes influences pathogéniques qui agiraient par irritation des vaisseaux, dans la théorie artérielle de la néphrite interstitielle, agissent ici par irritation épithéliale; et c'est en réahté le cas le plus fréquent. La sclérose rénale primitive se trouve ainsi rapprochée, au point de vue du processus anatomique, de la néphrite saturnine et de la cirrhose consécutive à la ligature de l'uretère.

Dégénérescence amyldide. — La dégénérescence amyloïde complique parfois les lésions inflammatoires chroniques ou dégénératives du rein; quelquefois, il est vrai, elle est primitive, mais dans la plupart des cas, elle est liée d'une façon si intime au mal de Bright qu'il m'est impossible de la passer sous silence. *

Les conditions étiologiques de la dégénérescence amyloïde sont la syphilis, la tuberculose, les suppurations prolongées Dickinson ° attribue à cette dégénérescence une

1. Charcot. Revue de médecine, 1881 p. 423. — Progrès médical, 1874, p. 773. Bartels. Trad. française, p. ISO.

J, Straus. Soc. médicale des hôpitaux de Paris, juin 1881.

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