‹ Pathogénie des néphritesChapitre 47 sur 58 · ii;p,iiii 1, Alt. (lu Dictionnaire, p · texte numérisé non relu

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2- Voy. 1,1 thosc du M. Cupiii.li, p. 53-5'J, et celle de M. KemhadjiuD, \\. 9, 19 et suivantes.

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applications de substances irritantes sur la peau, ont montré que toute excitation de la peau pouvait provoquer l'albuminurie. De même, la présence de l'albuminurie dans l'urine a été constatée par M. Unna (de Hambourg), par M, Kemhadjian, chez les galeux après la frotte. D'après Wolkenstein, l'action prolongée des agents irritants sur la peau détermine chez les animaux, non pas seulement une simple congestion du rein avec albuminurie temporaire, mais souvent de véritables néphrites.

L'expérience bien connue du vernissage, pratiquée par Fourcault, par M. Semmola, par M. Sokoloff, par M. le professeur Bouchard, est également très démonstrative à cet égard* ; elle est toujours suivie d'albuminurie et même d'altérations rénales (Sokolofif) \

Avec l'obligeant concours de M. Armand Siredey,j'ai répété ces expériences de vernissage sur deux cobayes. Un premier cobaye, préalablement tondu et rasé, a été recouvert de vernis depuis la racine du cou jusqu'à la queue. Un second cobaye a été seulement tondu à la mécanique, et l'on a appliqué sur la peau une épaisse couche de gommelaque en solution dans l'alcool. Les deux animaux sont morts au bout de douze heures environ, nous avons trouvé des altérations rénales identiques dans les deux cas: une congestion généralisée de l'organe, sans héinorrhagies; des altérations épithéliales des tubes contournés, caractérisées parla tuméfaction des cellules qui sont confondues, peu distinctes, détachées par places, et dont la plupart ont subi la transformation vacuolaire. Certains tubes renferment

1. Hillairct et Gaucher, Traité des maladies de la peau, t. I»', p. -t.-iS.

2. Je mentionne néanmoins les ri^sultats négatifs obtenus par Scnator, dans des expériences semblables sur l'homme.

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des boules proléiques dans leur intérieur, mais il n'y a pas de cylindres véritables. Les tubes droits et les branches grêles des anses de Henle ne présentent aucune altération; les glomérules sont congestionnés, sans épaississement de leur capsule.

On voit que, dans ces deux expériences, le vernissage a déterminé une véritable néphrite. Orla pathogénie de toutes ces néphrites par excitation cutanée (frictions, application de substances irritantes, vernissage) est analogue à celle de la néphrite a frigore. Il s'agit encore ici d'une fluxion rénale par trouble de l'innervation vaso-motrice. Il est vrai qu'il fautfaire une réserve relativement à l'influence possible de l'absorption d'une certaine quantité de matière toxique, dans l'application sur la peau de substances irritantes, et une autre réserve relative aux effets de la suppression des fonctions de la peau et de l'élimination cutanée, dans l'expérience du vernissage; mais, dans l'un et l'autre cas, il est vraisemblable que la plus grande part, dans la pathogénie de l'hyperhémierénale et delanéphrite, appartient à l'action réflexe, dont le point de départ est dans l'excitation des téguments.

C'est également dans ce groupe des néphrites congestives, par fluxion réflexe, qu'il faut faire rentrer la plupart des néphrites observées dans les brûlures et dans quelques affections de la peau.

A la suite des brûlures étendues, c'est plus qu'une congestion du rein, c'est aussi une néphrite qu'on observe (Ponfick, Wagner, Bartels», Lancereaux») ; el cette néphrite a les caractères des néphrites épithéliales. On sait d'ailleurs

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