Lancereaux, Art. cité, p
que l'acLion du caloriquci el les bains très chauds, comme l'ont encore montré les récentes expériences de M. le professeur Bouchard ',peuvent provoquer l'albuminurie. A part les cas dans lesquels les brûlures déterminent des suppurations, qui peuvent alors produire une néphrite par la résorption des produits sepliques ou des principes infectieux de la plaie, les néphrites des brûlures sont le plus souvent imputables à des troubles vaso-moteurs rédexes, dont le point de départ est dans l'excitation de la peau, ainsi que M. Brown-Séquard l'a montré depui longtemps déjà.
On a signalé aussi l'albuminurie ou la néphrite comme complication de certaines affections de la peau, de la lèpre, du lupus, du pemphigus foliacé (Neumann), des dermatoses suppurées (Baraberger), du lichen et du psoriasis (Gubler), de l'eczéma, du pemphigus, de l'impétigo (Wagner). Mais ici la pathogénie n'est certainement pas la même dans tous les cas; elle me paraît être complexe. Tantôt c'est la dégénérescence amyloïde qu'on observe, tantôt la néphrite parenchymateuse, tantôt l'albuminurie simple. Il faut se garder de rapporter, par analogie, toutes ces lésions et ces troubles fonctionnels du rein à une congestion réllexe. Dans les dermatoses suppurées, comme je l'ai déjà dit, M. Augagneur paraît avoir montré que les néphrites étaient d'origine infectieuse. Dans d'autres de ces maladies, telles que la lèpre, le lupus, le pemphigus, la néphrite semble être une détermination de la maladie elle-même, quelle que soit sa nature. Peut-être en est-il dans certaines maladies de la peau comme dans l'érysipôle ; on attribuait jadis l'albuminurie de l'érysipèle à un réflexe cutané, comme dans les