Kemhailjian. ïh. cilée, p. 17 et
PATHOGÉNIE DES NÈI'IIUITES. Ii9
brûlures, et on sait aujourd'hui que ceUe néphrite est infectieuse. C'est seulement dans les alTeclions prurigineuses qu'il est vraisemblable d'admettre une irritation des nerfs cutanés, déterminée surtout par le grattage, et se répercutant sur les vaso-moteurs du rein. L'albuminurie, dans ces cas, et peut-être la néphrite, si on l'observe, sont alors vérittiblement d'origine congestive.
Le réflexe provocateur de la congestion rénale peut avoir un autre point de départ que la surface cutanée; il peut notamment partir de la muqueuse des voies génito-urinaires. Dans une thèse récente*, M. Tuffier a montré, par des expériences faites en commun avec M. Dastre, que l'irritation de la muqueuse vésicale ou des muqueuses anorectale, uréthraleet vaginale provoquait une congestion du rein, par un réflexe dont la voie centripète est dans les nerfs sensibles de la vessie (ou des autres muqueuses) et la voie centrifuge dans le sympathique rénal. On comprend facilement l'importance de ces faits pour la pathogénie des néphrites ascendantes, dont il sera parlé plus loin.
Enfin, M. IL Michel (de Lyon^), dans un travail inspiré par M. le professeur Tessier, s'est efforcé de démontrer que l'albuminurie, qu'on observe dans certaines affections chroniques du système nerveux, était sous la dépendance de troubles vaso-moteurs, déterminés par l'excitation du système nerveux central ou du grand sympathique. Dans quelques cas, cette albuminurie pourrait produire à la longue une irritation du rein qui deviendrait une véritable néphrite.
On voit, par tous ces exemples, combien est important