Galabin, cité par M. Lépine, loc. cit., p
PATITOGÉNIE DES NÉPHRITES. 123
auteur elle serait aussi plus fréquente dans les rétrécissements du bassin. Je dois dire que toutes ces assertions ont été contestées, notamment par M. Ingerslev. D'ailleurs, M. Lohicin n'a trouvé, chez les femmes éclamptiques qu'il a autopsiées, la dilatation des uretères que dans la proportion de 55 p. 100. Néanmoins l'efficacité de la compression des uretères, dans la production de l'albuminurie gravidique, n'est pas douteuse ; elle est admise partiellement par M. le professeur Leyden et par M. le professeur Lépine; M. le professeur Halberlsma(d'Utrecht) soutient cette théorie à l'exclusion de tout autre. La néphrite gravidique serait alors comparable aux altérations rénales déterminées par la ligature des uretères.
Je ne fais que signaler la théorie de Frankenhauser, d'après lequel l'albuminurie gravidique pourrait résulter d'une irritation primitive du plexus utérin se répercutant snrles ganglions l énaux, que Banti dit avoir trouvés lésés dans certains cas de néphrite parenchymateuse*.
Je mentionne enfin l'opinion exprimée récemment par MM. Duléris et Pouey, qui croient l'albuminurie gravidique liée à une néphrite infectieuse spéciale.
Mais, avant de se prononcer pour l'une ou l'autre de ces théories, il faudrait savoir tout d'abord si l'albuminurie de la grossesse comporte toujours une lésion rénale, une néphrite ; il faudrait savoir si, dans l'urine des femmes grosses, on ne trouve pas des albumines diflérentes suivant les cas L'albuminurie gravidique n'est pas mortelle dans la majorité des cas, et il est possible que souvent elle soit seulement d'origine dyscrasique.