Thèse de doctorat ès sciences
SOUS forme de longs filaments isolés ou arUcnlés, bien difîérents des chapelets de grains arrondis canictôrisliques de la torulacéede Pasteur. Enfin M. Ch. Bouchard a décrit encore un autre ferment de l'urée, bien plus fiéqneinmetit observé en pathologie humaine que la torulacée ammoniacale. La torulacée ne se trouve guère dans les urines ammoniacales que deux fois sur cent, tandis que le microbe de Bouchard existe quatre-vingt-dix-huit fois sur cent. C'est un bacterium très mobile, dont l'aspect rappelle celui du bacterium termo. Ce ferment, quand il a pénétré dans la vessie, s'y multiplie, mais il jouit d'une activité inlei'ieure à celle de la torulacée. Dans les conditions normales de la miction, le rein verse à chaque instant une nouvelle quantité d'urine acide, qui neutralise l'ammoniaque formée par le ferment; mais, qu'il y ait rétention ou plutôt stagnation de l'urine, la quantité relative d'ammoniaque augmente et l'urine devient alcaline*. De sorte que le microbe peut séjourner longtemps dans la vessie, eny restant inoffensif, jusqu'au jour où des conditions favorables mettront en jeu son action nocive ; c'est alors que les micro-organismes peuvent pénétrer jusqu'au rein et y déierminer les lésions les plus graves, comprises sous la dénomination générale de rein chirurgical.
D'après M. le professeur Guyon et son élève M. Guiard^ l'action du ferment serait subordonnée à l'alléi-ation préalable des voies urinaires, à une lésion vésicale; mais l'inexactitude de cette assertion s^. trouve péremptoirement démontrée par une expérience de MiM. Lépine et Roux \ A la suite de l'injection, dans l'urèthre d'un cobaye, d'une