‹ Pathogénie des néphritesChapitre 6 sur 58 · PATHOGÉNIE SPÉCIALE DES DIVERS GROUPES ET VARIÉTÉS DE NÉPHRITES · texte numérisé non relu

PATHOGÉNIE SPÉCIALE DES DIVERS GROUPES ET VARIÉTÉS DE NÉPHRITES

§ 1. — NÉPHRITES INFECTIEUSES

L'albuminurie qu'on observe communément dans le maladies infectieuses a été attribuée pendant longtemps des causes diverses. On incriminait surtout l'hyperlhermie, ou l'altération du sang, dans son sens le plus vague. Relativement aux fièvres éruplives, on attribuait une certaine influence à l'excitation cutanée. Enfin on admettait également que l'asphyxie pouvait jouer son rôle, notamment dans certains cas de pneumonie. Certes, l'influence de ces causes ne doit pas être rejetée absolument; les troubles de nutrition des éléments anatomiques, dans les maladies

ont fait pour moi des traductions ou qui m'ont aidé dans mes expériences. Que MM. Paul Bar, Barthélémy, Bataillard, Batuaud, Julien Besançon, Bourcy, Ciiarrin, Frétin, Gley, Juliel-Renoy, Plicque, Sapelier, Schachmann, Armand-Siredey, Springer, Suchard et Valude veuillent bien recevoir Texpression de ma gratitude.

Je remercie également M. Albert Robin, qui m'a donné des renseignements ■ utiles, et je suis particulièrement reconnaissant à M. Labadie-Lagrave, qui m'a i fourni des indications bibliographiques précieuses, et qui m'a si obligeamment communiqué le manuscrit de l'ouvrage qu'il doit faire paraître prochainement sur V Urologie clinique et les maladies des reins.

PATHOGÉNIE DES NÉPHRITES. H

infectieuses comme dans une foule d'autres états morbides, peuvent donner naissance à des produits albuminoïdes pathologiques, qui sont emportés par le torrent sanguin et éliminés par la sécrétion urinaire. Toute albuminurie dans le cours d'une maladie infectieuse n'est donc pas sous la dépendance d'une néphrite \ Mais, d'autre part, les micro-organismes, agents de l'infection, peuvent agir sur le rein comme sur les autres organes; ils agissent en efîet fréquemment et de plusieurs manières différentes que j'indiquerai par la suite; ce sont les altérations rénales qu'ils déterminent ainsi qui constituent les néphrites infectieuses.

Historique. — L'étude de ces néphrites infectieuses esL de date toute récente ^ En 1868, Fischer (de Breslau), dans un travail sur la diathèse furonculeuse, décrivait une néphrite septirjue expérimentale, qu'il avait provoquée chez les animaux par l'injection intra-veineuse d'hémite de soude, produit de la fermentation acide du pus du foyer furonculeux. Fischer avait observé aussi une semblable néphrite chez l'homme, dans des cas d'anthrax et de phlegmon diffus. Les lésions de cette inflammation rénale d'origine septique étaient celles d'une néphrite parenchymateuse hémorrhagique. On trouvait dans le tissu du rein des colonies de micrococcus, qui avaient déterminé autour d'elles une violente réaction inflammatoire. Ces micrococcus provenaient des vaisseaux, et les artérioles étaient en effet oblitérées par des embolies capillaires composées des mêmes parasites. Des foyers hémorrhagiques et de petits

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