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tendon, 1l agit alors à la façon d’une nodosité circonscrite,
5° Nodosité et rétrécissement sont probablement d'origine inflammatoire. La nodosité siège sur la portion phalangienne du tendon fléchisseur.
On voit par là que Menzel se préoccupait surtout de détruire l'hypothèse des corps flottants intra-synoviaux, faussement attribuée à Nélaton, mais néanmoins contenue dans sa pathologie. Retenons seulement ceci: c’est que pour lui deux conditions sont nécessaires pour produire le phénomène du ressort, l’'épaississement du tendon, et le rétrécissement concomitant de la gaine. Nous verrons plus tard ce que l’on doit en penser.
-Déjà en 1881, à l'occasion d’une nouvelle observation, Felicki, élève de Vogt, rectifié dans sa thèse ce qu’a d’excessif la théorie de Menzel, et l’on pourra juger par les conelusions suivantes qui sont les siennes combien il approchait de la vérité.
1° Le doigt à ressort est produit par une tendo-vaginalite.
2° Il ne s’agit pas de corps étrangers articulaires, mais d’un épaississement du tendon fléchisseur, épaississement qui siège au niveau de l'articulation métacarpo-phalangienne.
3° Lé tendon peut être épaissi et la gaine normale, ou bien le tendon est normal et la gaine anormale.
Un point tres important en effet est ici signalé, à savoir que le phénomène du ressort peut être produit par une seule des conditions indiquées par Menzel, la nodosité ou le rétrécissement.
La théorie de M. Blum qui lui fait suite, est plus précise et
a le gros avantage d’être basée sur un contrôle rigoureux des
AU. ire
expériences de Menzel et une étude anatomique minutieuse.
M. Blum produit artificiellement lanodosité en enroulant un fil sur les deux tendons, de manière à augmenter leur épaisseur à une petite distance de l'extrémité de ces gaines fibreuses, qui sont de véritables poulies de réflexion pour les fléchisseurs. On voit alors le ressaut se produire d’une manière très nette dans l’artieulation de la phalange et de la phalangine chaque fois que le point artificiellement épaissi franchit Pextrénuté centrale de la gaine ostéo-fibreuse dans lun ou l’autre sens.
Au pouce, la disposition est plus favorable encore. Les deux os sésamoïdes interne et externe sont attachés à la prenuère phalange et reliés entre eux parle ligament orbiculaire de l'articulation.
Ils forment ainsi une gouttière convertie en un détroit très serré par les fibres arciformes de la paroi antérieure du canal ostéo-fibreux.
De ces expériences qui lui ont donné toujours le même résultat, M. Blum conelut donc que le ressort se produit par l’'accrochement de la nodosité au rebord central de la gaine ostéo-fibreuse du fléchisseur pour les doigts ordinaires, et aux fibres areiformes situées en avant de l'articulation métacarpophalangienne pour le pouce.
Quant à cette nodosité, elle dépend à coup sûr du tendon et se trouve dans la gaine, proche de l'extrémité centrale, mais sa nature intime laisse le champ ouvert aux hypothèses : c'est probablement une ténosite inflammatoire.
Remarquons aussi que l'influence du seul rétrécisssement de la gaine n'a pas été étudiée; il en est de même dans la
LA
théorie suivante de Mareano.
PEL nr
Cet auteur admet textuellement les conclusions de M. Blum pour le pouce; mais pour les autres doigts, s'inspirant de nouvelles expériences et attachant un peu plus d'importance aux points faibles de la gaine déjà signalés par MM. Blum et Quénu, il élargit le cadre de la théorie de M. Blum. Il conclut en effet que le ressaut peut être produit par l’accrothement de la nodosité à l’un quelconque des quatre rétrécissements qu'il signale dans la gaine, ou à un point quelconque de cette gaine, accidentellement rétrécie. On le démontre facilement en faisant varier la position du fil sur le tendon à la condition que :
1° L’épaississement artificiel du tendon soit suffisant pour accrocher le rétrécissement naturel ou accidentel:
2° Que la saillie formée par le filne soit pas trop volumineuse ;
3° Que le fil soit placé à peu de distance du rebord.
« Ces trois conditions exactement remplies, le doigt à ressort se produit sur le cadavre avec des phénomènes identiques à ceux qu'on observe chez le vivant ».
Quant à la nature de la nodosité, ce serait chezles rhumatisants une nodosité rhumatismale, et chez les malades indemnes de rhumatisme le résultat d’une hypertrophie, inflammatoire ou non, du tendon fléchisseur.
Telles sont rapidement exposées les différentes théories tendineuses. En résumé, on voit qu'ébauchée par Menzel, rectifiée déjà par Felicki, cette théorie tendineuse avait été réellement mise au point par Blum et Marcano, et qu'après les expériences convaincantes de ces deux auteurs surle cadavre,
elle satisfaisait pleinement l'esprit. La preuve expérimen- LE: \