‹ Pathogénie et Traitement du Doigt à RessortChapitre 13 sur 31 · ANT · texte numérisé non relu

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que cette étiologie ne renferme aucune cause qui détermine spécialement une maladie nerveuse spasmodique.

L’analogie tirée par Carlier des symptômes des deux maladies est non moins exagérée, nous dirions plutôt qu'il y a dissemblance complète.

Le spasme fonctionnel survient graduellement, n'apparaît au début qu'à la suite de séances un peu longues ; une fois constitué, 1l suffit souvent de l’idée du travail à faire, ou, en tout cas, d’une tentative d'exécution de ce travail pour le provoquer ; d'autre part, e’estun spasme durable, une contracture tenace, d’une durée très appréciable qui impose aux doigts une attitude forcée ; enfin, il est spécialement rebelle à tout traitement et on le voit assez souvent envahir le membre opposé et le rendre aussi inhabile que le premier.

Combien différent est le doigt à ressort, à début souvent brusque, en tout cas rapide, arrivant d'emblée à son état parfait : irrégulier dans sa production, comme toutes les manifestations rhumatismales, disparaissant sans cause

appréciable pendant un intervalle de temps plus ou moins

long, diminuant par un service modéré (cas de Després

signalé par Carlier); enfin, guérissant très souvent et, le plus souvent, sans récidive. Nous n’insisterons pas sur la faible durée qu’aurait ce spasme, sur son remplacement presque immédiat par de la parésie ; nous avons déjà vu que le mécanisme invoqué par Carlier portait une atteinte sérieuse à la physiologie.

Il nous semble que ces objections sont plus que suffisantes

pour faire douter déjà de l'exactitude de la pathogénie indi-

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quée par cet auteur : les résultats positifs donnés par presque toutes les interventions que nous rapportons achèveront de ruiner cette théorie.

La constatation de visu des lésions du tendon, de la synoviale-ou de la gaine des fléchisseurs, la disparition immédiate et définitive du phénomène du ressort après suppression de la lésion causale; voilà plus qu’il n’en faut pour établir l’existence réelle de altération vagino-tendineuse dans le doigt à

ressort et par le fait même ruiner la théorie nerveuse.

RÉSULTATS DES INTERVENTIONS PRATIQUÉES POUR DOIGTS A RESSORT. — LEURS CONSÉQUENCES AU POINT DE VUE DE | i LA PATHOGÉNIE

Nous rapportons à la fin de ce travail douze observations de doigt à ressort avec intervention dans un but thérapeutique. Sur ces douze cas, neuf ont donné des résultats anatomopathologiques et opératoires positifs, trois seulement sont négatifs, encore est-il possible de leur ôter presque toute signification. :

Les neuf cas avec résultat positif se répartissent de la façon suivante : dans trois cas la gaine était seulement rétrécie et chaque fois d’une façon différente ; dans les six autres, on a constaté seulement une augmentation de volume circonserite du tendon, une nodosité en un mot. Felicki avait done raison dans sa troisième conclusion et la théorie de Blum et Mareano péchait par insuffisance.

Les trois rétrécissements de la gaine semblent presque —

qu'on nous pardonne cette expression qui rend bien notre

pensée — avoir été faits sur commande. N’avons-nous pas en effet trois modes différents de rétrécissements, rétrécissement par cause externe, rétrécissement par cause interne, enfin rétrécissement par altération interstitielle.

Le premier mode nous est fourni par l'observation de

Lannelongue {obs. XX, rapportée dans Carlier, loco citato).

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