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II, — Observations de faux doigts à ressort, (ANCIENNE VARIÉTÉ ARTICULAIRE.) OBs. X. — Orieil à ressort. Nécropsie. Variété articulaire. — (KonIG.
Résumée in thèse de CARLIER. Le doigt à ressort. Paris 1889, obs. CI, p. 245.)
Kôünig faisant un jour l'examen d’un orteil qu'il venait d'amputer, vit le phénomène du ressort se produire. Ouvrant alors l'articulation, il constata, sur la partie latérale de la surface articulaire de la première phalange, l’existence d’une saillie qui détruisait l'harmonie de contact entre les surfaces articulaires de la première phalange et de la deuxième. Dans les mouvements, cette saillie écartait les surfaces articulaires l’une de l’autre, il en résultait, à un certain moment de la flexion, une tension des ligaments latéraux.
Le mouvement se continuant, il arrivait un moment où cette saillie articulaire cessait d’être le pivot du mouvement, les surfaces articulaires « reprenaient le contact »; il en résultait une détente qui s'accompagnait du phénomène du ressaut. Même ressaut pendant l'extension.
Ogs. XI. — Orteil à ressort obtenu après la dissection d'un orteil à marteau. Origine articulaire. — (NVALTHER. In Bulletin de la Société anatomique, 1886, p. 315, résumée.)
M. Walther, prosecteur à l’amphithéâtre des hôpitaux de Clamart, trouva, sur un sujet de l’amphithéâtre des hôpitaux, un orteil à marteau qui, après dissection, présenta le phénomène du ressort. Il n’y avait aucune lésion des tendons ; mais les surfaces articulaires de l'articulation phalango-phalangimienne présentaient de grosses lésions d’arthrite. Le tissu de néoformation avait formé sur l'extrémité antérieure de la première phalange une espèce de barre transversale. C'était cette barre transversale qui constituait l'arrêt qu'éprouvait dans son mouvement de flexion la phalangine, d'où l'existence de l’orteil à ressort. La partie de la surface articulaire de la phalange, située