‹ Pathogénie et Traitement du Doigt à RessortChapitre 25 sur 31 · RE NA · texte numérisé non relu

RE NA

crampes intermittentes, une fatigue rapide lorsque la malade reprenait ce genre de travail; crampes et fatigues qui ne firent qu'augmenter jusqu’à ce qu'apparût le phénomène du ressort qui ne remonte qu'à quelques semaines,

A l’heure actuelle, le pouce incriminé ne présente pas de modifications appréciables à la vue. On note seulement au palper une saillie médiocre de la tête de la première phalange; de plus, la pression est douloureuse au niveau du pli de la racine du pouce. L’articulation de la première avec la deuxième phalange est saine ; néanmoins tous les mouvements spontanés de flexion et d'extension sont accompagnés de ressort, avec tous les caractères classiques (comme dans lobservation I). Ce phénomène de ressort est très douloureux surtout pour les premiers mouvements, un léger exercice le

rendant plutôt moins sensible ; enfin il est plus marqué dans l'extension.

Dans les mouvements provoqués, au contraire, on réussit toujours à éviter ce phénomène pénible.

De plus, au niveau du pli de la racine du pouce malade, on sent dans les mouvements de flexion et d'extension une petite nodosité très dure qui suit manifestement le tendon, et à une très courte distance, accolée à elle, on en sent une seconde avec les mêmes caractères.

Phénomènes exactement semblables, mais dans l’ordre inverse dans l'extension. Enfin les choses se passent de même dans les mouvements pro» voqués.

Les antécédents sont chargés : sa mère, morte à 83 ans, était rhumatisante; son père est mort à 56 ans d’une pneumonie. Elle à deux frères ct une sœur bien portants, mais a perdu une sœur de la poitrine à 41 ans.

Il y a cinq ans, elle eut pendant cinq mois des douleurs rhumatismales qui n’ont cédé qu’au salicylate de soude : jamais d’attaque aiguë. Un érysipèle de la face il y a six ans ; un phlegmon du ligament large il ÿ a quinze ans ; la fièvre typhoïde à l’âge de 32 ans; en 1874, une congestion cérébrale et depuis fréquemment des étourdissements, des maux de tête auxquels l'alcool ne paraît pas être étranger (?). Enfin, sept enfants, dont trois morts, l’un de diphtérie, les deux autres en bas âge. Les quatre vivants se portent très bien.

On immobilise le doigt dans une gouttière plâtrée qui embrasse le poignet, et dans l'extension. Vu la netteté des nodosités perçues et encouragé par le cas précédent, qui datait à peine de six semaines, M. Blum lui propose la

Page 1